Critique de film

pub

Quatrième dimension (La)

"Twilight Zone: The Movie"
affiche du film

Prologue : Une route déserte, au coeur de la nuit. Dans une voiture, deux hommes jouent à se faire peur... Premier épisode : En sortant du bar où il a émis tout haut ses opinions racistes, Bill se retrouve dans la peau d'un juif en France occupée, dans celle d'un noir pourchassé par le Ku Klux Klan ... Deuxième épisode : Dans un hospice de vieillards, un certain Mr Bloom réapprend l'enfance aux pensionnaires qui retrouvent leur apparence de jadis ... Troisième épisode : Un jeune garçon utilise d'étranges pouvoirs pour retenir prisonnier, dans un univers de dessins animés, un groupe de gens qu'il force à jouer sa famille ... Quatrième épisode : Un homme, paniqué de prendre l'avion, voit une étrange créature juchée sur l'aile et en train de dépecer le moteur ...

pub

Les critiques à propos de ce film

Critique de La quatrième dimension - Surdimensionné
Par : Damien Taymans
Tags : Pouvoirs paranormaux, Film à sketchs, Monstres

La série La Quatrième dimension, créée par Rod Serling, a connu les joies d’une diffusion intensive sur le réseau CBS de 1959 à 1964. Les histoires scénarisées par des gens comme Serling lui-même (80% des épisodes) ou encore Richard Matheson se sont bâtis une belle réputation au fil du temps au point de devenir la série incontournable en matière de science-fiction. Chaque épisode reprend un schéma assez classique basé sur la rencontre entre un homme ordinaire et des événements extraordinaires face auxquels il ne peut lutter, avant d’atteindre son zénith lors d’un dénouement pour le moins renversant, qu’il trouve une explication onirique, surnaturelle ou pragmatique.

Forts de leurs expériences respectives de ET, Mad Max 2, Hurlements et Le loup-garou de Londres, les quatre réalisateurs Steven Spielberg, George Miller, Joe Dante et John Landis entendent doter la série d’une œuvre hommage en créant une anthologie pour le moins fidèle à l’esprit développé au sein de ce fleuron science-fictionnel. Tellement fidèle que trois des quatre segments sont des reprises quelque peu revisitées des histoires de Matheson déjà mises en scène pour le bien du florilège télévisuel.

Après un prologue prometteur signé Landis qui se veut teinté de la nostalgie qu’éprouve les admirateurs des séries télévisuelles des sixties (prologue dans lequel on retrouve un Dan Akroyd en grande forme), le métrage enchaîne quatre segments dont la qualité varie en dents de scie oscillant entre l’hommage honorable et honorifique et la reprise flagorneuse sans enthousiasme.

Outre l’accident tragique qui frappa le tournage du premier segment de John Landis dans lequel le regretté Vic Morrow perdra la vie bien malencontreusement), le métrage connaîtra son moment de deuil lors du deuxième épisode réalisé par un Steven Spielberg peu respectueux de l’esprit de la Twilight zone. Brossant trop superficiellement ses personnages (par manque de temps ?), le réalisateur du génial E.T. divise les pensionnaires de la maison de retraite en deux camps quelque peu convenus : d’un côté, les idiots séniles qui ne cessent de nourrir de belles et vaines utopies en ressassant le temps où leurs gambettes leur permettaient de batifoler dans les prés ; de l’autre, les râleurs acariâtres qui ne veulent rien entendre des discours pompeux de Scatman Crothers (quel bonheur de le revoir !). Pis, sieur Spielberg poursuit sa réflexion en nous assénant en fin de compte un dénouement moralisateur à souhait qui tombe trop aisément dans la facilité.

La médiocrité relative du segment spielbergien est heureusement contrebalancée par d’autres d’un bien meilleur acabit. Si on ne retiendra de celui de Landis que le tragique accident d’hélicoptère qui frappa le tournage au détriment d’une intrigue certes simpliste mais sémantiquement correcte, les deux autres apports de Dante et Miller constituent la pierre angulaire de cette œuvre hommage. A la fois terrifiant et amusant, l’épisode du réalisateur de Piranha plonge le spectateur dans une dérive apocalyptique symbolisée par cette omnipotence enfantine. Lorsque l’innocence des bambins est troquée par leur désir insatiable de combler leurs plaisirs, la réalité s’en trouve chamboulée au point de devenir un terrain de jeux gigantesque et effrayant. Quant au monstre aérien du segment de Miller, on nourrira simplement des regrets à l’égard de sa fin trop abrupte tout en chérissant la tension soutenue implantée de part en part de l’épisode.

Réussite en demi-teinte que cette louange à l’une des séries inévitables des sixties. En cause, un Spielberg qui tombe dans un maniérisme flasque et n’offre pour seule échappatoire que l’espérance de replonger dans les épisodes originaux.

Commentaires sur le film

inégal

3 etoiles

Inégal et décevant mais dans l’ensemble très consommable le film est plombé par le très médiocre segment du grand Steven, un comble !

29 avril 2009 à 14:04 | Par hellrick

Donnez votre avis sur le film !

En résumé
ecrire un commentaire sur le film
;



Récentes critiques

affiche du film
Ça
2017
affiche du film
The Black Room
2016
affiche du film
Spider-Man: Homecoming
2017
affiche du film
Okja
2017
affiche du film
Underworld: Blood Wars
2016
affiche du film
Wonder Woman
2017
affiche du film
Pirates des Caraïbes : La vengeance de Salazar
2017
affiche du film
The End
2016
affiche du film
Small Town Killers
2017
affiche du film
The Circle
2017

Cinemag

> Feuilleter

Concours

Sondage