Critique de film

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Pusher

"Pusher"
affiche du film

Alors que tout va comme sur des roulettes, la vie de Frank déraille en l'espace d'une seule journée. Coup sur coup, deux de ses deals tombent à l'eau, et tous ses amis l'abandonnent. Il doit beaucoup d'argent à Milo - le Russe qui lui procure généralement la drogue qu'il revend - et trop peu de temps pour le trouver. Frank panique, multiplie les combines et les gestes désespérés afin de sauver sa peau. Mais le temps lui manque, encore et toujours... Il songe donc à quitter le pays avec sa petite amie Flo, mais les choses se compliquent encore, et encore plus...

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Trailer - Pusher (2012)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de Pusher - Copie non conforme
Par : Quentin Meignant
Tags : Remake

Remaker une oeuvre telle que Pusher, premier épisode d’une trilogie qui a lancé à l’époque la fabuleuse carrière de l’incontournable Nicolas Winding Refn n’a rien d’évident. Quand, de surcroît, la relecture est orchestrée par la firme anglaise Vertigo Film et qu’elle est confiée au relativement peu expérimenté Luis Prieto, cela a tout de l’hérésie. Est-ce le cas ? Plongée dans l’univers d’un remake... pas si inutile que ça. Cette nouvelle version de Pusher suit Frank, un petit trafiquant de drogue londonien. Parce qu’il doit une grosse somme d’argent à son fournisseur qui est un gangster d’une toute autre trempe, il décide de tenter le tout pour le tout en se lançant dans un coup censé lui permettre de régler sa dette... Mais ce coup se solde par un échec, le plongeant alors dans un cercle vicieux des plus impitoyables.

Pour éviter l’écueil du simple remake aussi détestable qu’inutile vu la qualité de l’oeuvre de départ, Luis Prieto, qui s’appuie sur un solide script signé par Matthew Read, brouille les cartes et change la manière de raconter son histoire. Là où Nicolas Winding Refn faisait preuve d’une approche particulièrement froide des événements, proche du documentaire, le cinéaste désigné par Vertigo tente ici de donner une "âme" supplémentaire à son ensemble en centrant son action sur la psyché de son principal protagoniste.

Cette originalité permet au film d’exister de bout en bout et de se démarquer de son glorieux exemple même si l’influence de celui-ci se fait parfois sentir, Prieto cédant de temps à l’autre à l’examen glacial de quelques situations glauquissimes. Sans atteindre les sommets malsains de son modèle, le Pusher version 2012 donne tout de même lieu à quelques scènes marquantes et, hormis un aspect parfois clipesque ont ne peut que louer l’effort.

Le remake de Pusher est donc loin du massacre annoncé lors de sa genèse. Fidèle sans l’être à l’oeuvre originelle, cette relecture bénéficie de plus de l’apport de l’inénarrable Zlatko Buric, interprète de Milo dans la franchise de Refn et sérieux gage de qualité. Luis Prieto, à défaut d’avoir imaginé une histoire, a su rendre une copie plus que correcte...


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