Critique de film

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Prowl

"Prowl"
affiche du film

Prowl met en scène un groupe d’amis qui s’échappent de leur ville natale pour trouver un appartement en ville. Après être tombés en panne, ils acceptent l’aide d’un routier qui les installent dans son semi-remorque. Mais, lorsque le conducteur refuse de s’arrêter et qu’ils découvrent que sa cargaison est entachée de sang, la panique s’empare d’eux. Laquelle vire à la terreur lorsque le camion s’arrête dans un entrepôt sombre et abandonné, où des créatures sanguinaires apprennent à traquer les proies humaines - ce qu’ils sont devenus !

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Les critiques à propos de ce film

Critique de Prowl - Putain d’camion...
Par : Damien Taymans
Tags : BIFFF 2011

A force de mater les plages de Koh-Lanta et de feuilleter les guides de voyages, Amber ambitionne de quitter sa banlieue et son boulot dans une boucherie locale pour rejoindre la grande ville, la belle, avec ses plantations de buildings et ses voitures qui font vroum-vroum et parfument les grandes artères de leurs doux effluves huileux. Quand, enfin, un appart se libère sur Chicago et qu’une nouvelle vie semble s’offrir à elle, elle se décarcasse pour aller porter la caution au proprio. Face à cette opportunité de quitter quelques jours leur bled paumé, tous ses potes se proposent de l’accompagner. Quelques mètres plus loin, leur tire rend l’âme. Les bledards se voient alors contraints de faire du stop et s’engouffrent dans la remorque d’un camion croisant leur chemin. Leur nouvelle destination ? L’Enfer...

Pour son deuxième long métrage, le norvégien Patrik Syversen quitte la Scandinavie pour tâter de l’aventure américaine en... Bulgarie. Après avoir tenté de brosser une décalque (bancale) à Massacre à la tronçonneuse en terres nordiques avec Rovdyr, le voilà lancé sur la piste de hordes vampiriques en plein Balkans transfigurés à la mode US. Et pour ne pas trop dénaturer le spectateur, l’intrigue prend place dans deux lieux hermétiques : la remorque d’un camion et un hangar désaffecté préalablement destiné à l’abattage d’animaux.

Petits moyens mais grandes ambitions pour cette nouvelle série B estampillée After Dark (le risible Skinwalkers, le non moins aseptisé Captivity, le old-school pro-trentenaires The Gravedancers). Des goules semblant sorties de 30 jours de nuit arpentent les parois du hangar et bondissent avec une vivacité étonnante sur les personnages destinés dès l’entame à devenir de la chair à canon dans ce jeu de massacre balisé de bout en bout. Ivo Jivkov, déjà responsable des effets spéciaux lors du tournage du Day of the Dead de Steve Miner et du Conan de Nispel en Bulgarie, pare le film d’effets visuels efficaces, d’autant que ceux-ci se retrouvent pour la plupart noyés dans les ténèbres ou violentés par la shakycam permanente de Syversen.

Sans la moindre originalité, le script de Tim Tori (Trespassers) déroule une histoire ultra-convenue, flanquée de personnages aussi épais qu’une serviette hygiénique Alldays et de rebondissements jamais surprenants. Reste de ce Prowl une bisserie jamais dépaysante (la campagne bulgare se transforme en bled amerloque, les djeunz bourrés jusqu’à l’os entament un strip-poker à l’arrière du bahut avant de se faire décimer par des créatures surgissant de l’ombre) qui enquille les clichés et ne tire même pas profit de son retournement final, seul élément un brin convaincant.


Critique de Prowl - Mais pourquoi bouge-t-il sa caméra comme ça ?
Par : Fred Pizzoferrato

Deux ans après son très prévisible mais relativement efficace Manhunt, Patrik Syversen revient avec une nouvelle série B tournée sous l’égide de la After Dark Films. Chaque année, cette compagnie, dirigée par Courtney Salomon, propose ainsi une salve de huit titres à budget réduit majoritairement destinés à la vidéo et regroupé sous la dénomination « After Dark Horror Fest – 8 Films to die for ».

Très convenue, l’intrigue de Prowl suit la jeune Amber (Courtney Hope) partant pour Chicago afin de changer de vie et décidée à laisser derrière elle son petit bled de province. La demoiselle est accompagnée de quelques amis qui, suite à une panne de voiture, acceptent l’aide d’un chauffeur routier. Ce-dernier se propose de les véhiculer et les installe à l’arrière de son camion pour parcourir un bout de chemin. Malheureusement, en dépit de toutes leurs précautions, la bande de jeunes est tombée dans un piège mortel. Le camionneur, en effet, les conduit droit vers un entrepôt où ils serviront de gibier à une escouade de vampires bestiaux assoiffés de sang.

Illisible dans ses scènes d’action shootées avec une insupportable shaky-cam qui empêche de discerner quoique ce soit, Prowl ne démontre jamais, hélas, la plus infime originalité, que ce soit dans son intrigue ou dans ses rebondissements. De grosses invraisemblances n’aident pas, non plus, à apprécier une ballade mettant à rude épreuve la trop galvaudée « suspension d’incrédulité » du spectateur. Ainsi les jeunes en panne préfèrent s’en remettre à un inconnu plutôt que de chercher de l’aide dans leur ville natale, pourtant si proche que l’un d’eux déclare « pouvoir voir sa maison ». Dans le même esprit, ils prennent des photos du camion et les envoient par précaution à leurs amis mais cette bonne initiative se voit aussitôt oubliée par le scénariste. En effet, ces idées frappées du sceau du bon sens n’aboutissent à rien et ne dissuadent absolument pas le chauffeur routier de les envoyer au trépas. Tout Prowl semble ainsi ouvrir l’une ou l’autre porte et proposer un minimum d’originalité ou de crédibilité avant que le film ne revienne, paresseusement, à un schéma éculé et linéaire.

Choisissant, probablement pour des raisons budgétaires, de situer les trois quarts de son scénario dans un lieu clos (tout d’abord un camion puis un vaste entrepôt), Syversen opte également pour un tournage nocturne conférant à Prowl une certaine atmosphère et masquant surtout la pauvreté des moyens. La caractérisation des vampires, véritable horde hurlante proche de 30 jours de nuit, reste, pour sa part, rudimentaire et leur faculté de se déplacer en plein jour peut choquer les puristes. Heureusement, l’actrice principale, la débutante Courtney Hope, parvient à nous intéresser à son personnage et à le rendre suffisamment intéressant pour que le gros retournement de situation final touche réellement le spectateur. Ce twist, pas trop mal amené et plutôt logique, fonctionne donc correctement et rend Prowl sympathique même si les nombreuses incohérences et pistes laissées inexplorées empêche de le considérer comme une réussite, même mineure. Toutefois, Prowl se révèle plaisant dans sa modestie et constitue une manière acceptable d’occuper quatre-vingt minutes de son temps. Les effets spéciaux et les maquillages gore, confectionnés avec les moyens du bord, restent également satisfaisants et le principal reproche que l’on peut adresser au métrage réside surtout sans sa caméra épileptique épuisante.

En dépit de ses nombreux défauts, le second film de Syversen remplit globalement son contrat, de préférence si on le visionne en Festival et dans une ambiance adéquate. Néanmoins, son manque d’originalité, sa mise en scène atteinte de Parkinson (ndlr - Andrew ?) aigu et ses invraisemblances criantes ne permettent pas de l’élever au-dessus de la moyenne.


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