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Preview : Bienvenue au cottage + Interview du réalisateur

28 juin 2008 | Par : Damien Taymans

La comédie horrifique de l’année débarque chez nous

Quand on n’a plus un seul billet en poche, il n’y a pas quarante solutions. On peut contracter un énième crédit histoire d’être fiché par la banque nationale dans les minutes qui suivent et ainsi se suicider à petit feu en attendant la corde ou le rasoir, solutions plus expéditives. On peut également s’adonner au chapardage en bonne et due forme du sac à main blindé des petites vieilles qui osent s’aventurer dans les quartiers chauds à la nuit tombée (bien que ce genre d’expédition se fasse de plus en plus rare chez ces conservatrices acariâtres qui n’en ont rien à caler du sort de la jeunesse fauchée). On peut aussi braquer une banque (mais c’est risqué de passer le restant de ses jours derrière des barreaux avec des amoureux du coït anal) ou encore vendre ses mômes sur la Toile (bien que les droits de l’homme ne soient pas encore tout à fait d’accord avec cette dernière alternative).

David et Peter tiennent la vraie solution, panacée à leurs maux financiers. De quoi se payer des croisières de luxe pour le restant de leur vie. Quoi de mieux en effet que de ravir la fifille du parrain de la mafia du coin pour exiger une rançon à la hauteur de ses espérances ? Plan risqué au demeurant qui demande son lot de réflexions et une préparation méticuleuse. Dès lors, on s’arme de la plus belle des manières, on distribue les rôles, on évite les erreurs et on se met bien au point sur les tâches à accomplir. Sauf que David et Peter ne sont pas experts en enlèvements et s’avèrent rapidement être les pires ravisseurs qui puissent exister. Se mettant involontairement dans une position plus que fâcheuse, les deux malfrats en herbe doivent affronter simultanément les sbires envoyés par le parrain, la kidnappée survitaminée adepte aux méthodes de défense peu orthodoxes et un autre danger encore plus impressionnant…

Le pitch singulier arboré par Bienvenue au cottage possède une genèse très simple comme nous l’explique le réalisateur Paul Andrew Williams : « Il y a cinq ans, j’ai commencé à écrire quelque chose qui pourrait être tourné pour un petit budget, l’ensemble de l’intrigue se produisant dans un cottage. Je ne me rappelle plus comment ni pourquoi mais l’idée s’est développée jusqu’à la création de ce film déjanté. » L’idée s’est en effet complètement développée au point de devenir cette œuvre monstrueuse qui ravira les amoureux du cinéma de genre comme les cinéphiles avertis. Mélange savoureux de thriller anxiogène, de slasher hargneux et de comédie détonante, le métrage accumule les situations drôles et dramatiques, permettant de réaliser le délicat équilibre entre humour et angoisse. Davantage inspiré par les histoires intéressantes que par un genre à proprement parler, Williams décharge ici sa besace de culture cinématographique pour jongler avec les références et les mécanismes à la manière d’un agile prestidigitateur. Du coup, le spectacle est tour à tour cinglant, drôle, terrifiant et réjouissant d’autant que les acteurs se prêtent volontiers au jeu en délestant tout leur savoir-faire au service de cette intrigue alambiquée mais jouissive.

Bienvenue au cottage est un caviar à consommer d’urgence. Mix entre Shaun of the Dead, Maman j’ai raté l’avion et Vendredi 13, le film devrait conquérir le cœur du public francophone par son aspect décalé et sa générosité de tous les instants.

L’interview du réalisateur Paul Andrew Williams

Notre avis sur le film

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