Critique de film

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Predators

"Predators"
affiche du film

Royce, un mercenaire, se retrouve obligé de mener un groupe de combattants dâ

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Les critiques à propos de ce film

Critique de Predators - Return to the jungle
Par : Samuel Tubez
Tags : Extra-terrestres, Action

Voici donc le revival/suite/remake/reboot (biffez les mentions inutiles) de la saga Predator sous la houlette de ce mercenaire de Robert Rodriguez qui portait en lui les germes d’un Predator 3 depuis belle lurette. Predators, fausse suite ou remake caché du film original signé McTiernan ? Ben, un peu des deux en fait, le tout étant au final une jolie déception pleine de belles promesses non tenues. Explications.

Le film démarre sur les chapeaux de roues avec le parachutage forcé de sept hommes et une femme qui ne se connaissent pas sur une planète inconnue. Tant bien que mal, ces tueurs vont devoir s’unir pour survivre à une traque où ils sont le gibier d’un groupe de predators qui sont venu chasser tranquille histoire de se dégourdir un peu les jambes.

Tels les gros bras du film de 1987, le groupe d’humains va découvrir et apprendre à faire face aux chasseurs intergalactiques. Ayant une bonne longueur d’avance sur eux (tout du moins si l’on a vu ne serait-ce qu’un film mettant en scène les créatures), le spectateur suit patiemment les premiers pas des futurs trophées de chasse en attendant de voir comment tel ou tel autre se fera dézinguer (dommage pour Danny Trejo qui meurt bien trop vite). Nimrod Antal (Kontroll, Motel) emballe pas trop mal la chose, avec par-ci par-là la touche Rodriguez qui ressurgit, et parvient même à maintenir notre intérêt. L’une ou l’autre idée neuve éveille même notre curiosité (les chiens, les cages, les différentes races de predators, le rôle tenu par Alice Braga qui crée un lien direct avec le premier film) mais, si excitantes soient-elles, elles ne sont hélas jamais totalement exploitées et restent en suspens. On passe ainsi sans cesse rapidement à autre chose, le film gagnant ainsi un rythme plutôt soutenu mais perdant inexorablement de l’intérêt quant à son intrigue (qui ne sera pas rehaussée par des dialogues incroyablement plats). Le point fort du film original n’était certes pas son scénario, mais la mise en scène faisait le reste. Nimrod Antal n’ayant pas la virtuosité de McTiernan, il ne reste qu’à Predators ses quelques idées mort-nées et ses effets spéciaux impeccables, supervisés par Howard Berger et Greg Nicotero qui nous livrent une nouvelle race de predator au look plus que convaincant. Pour le reste, le film emprunte pléthore d’éléments au premier de la saga (jusqu’au camouflage boueux du combat final), aligne un casting inégal qui manque de pêche alors que même la musique, signée ici John Debney (Sin City, Iron man 2), singe la magnifique partition créée par Alan Silvestri sur le film original (allant même jusqu’à nous mettre le « Long tall Sally » de Little Richard en générique final, mais à ce stade, on n’est plus à un clin d’œil appuyé de plus !). Tout ça manque d’ampleur et d’originalité mais pour peu, ce Predators passerait presque pour une suite correcte, bien évidemment en deçà du chef d’œuvre de John McTiernan et même de sa suite signée Stephen Hopkins (qui elle au moins prenait quelques risques), offrant un divertissement honorable digne d’un bon direct-to-dvd. Mais de là à payer un ticket de cinéma pour voir ça...

Même situation et type de personnages donc pour ce Predators qui prend davantage des allures de relecture de l’original malgré quelques légères variantes. Loin d’être une catastrophe, le film de Nimrod Antal (et Robert Rodriguez) s’élève sans mal au-dessus des honteux spin-off contre les aliens (pas dur) mais s’avère être l’opus le plus faible de la saga uniquement dédiée au célèbre chasseur intergalactique. Certes respectueux mais bien trop frileux (voire foireux), on ne peut cacher une véritable déception devant cette suite-hommage au film de McTiernan.


Critique de Predators - Retour raté !
Par : Fred Pizzoferrato

Etant donné la vague actuelle de remakes et autres « reboots » il semblait inévitable que le classique Predator de John McTiernan doive, lui aussi, passer à la moulinette d’une relecture moderne. Or, surprise, plutôt qu’un remake c’est finalement une suite, longtemps annoncée mais toujours différée, qui débarque finalement sur les écrans en 2010. Ce Predators ignore d’ailleurs superbement les précédents volets de la franchise (le bourrin Predator 2 et les deux cross-overs ratés Aliens vs Predators) pour ne faire référence qu’au seul métrage de McTiernan. Malheureusement, si le résultat se montre rassurant pour l’avenir d’une saga en pleine décrépitude (tout vaut mieux qu’un inutile remake !) et globalement satisfaisant, Predators s’avère également une déception à la mesure des attentes investies dans le projet.

Initié par Robert Rodriguez (Une nuit en enfer, Planète terreur) et dirigé par la valeur montante du cinéma de genre Nimród Antal (Motel), Predators débute pourtant de fort belle manière, le spectateur se trouvant directement plongé dans une chute vertigineuse aux cotés d’un héros déboussolé. Hélas, dès l’atterrissage sur le monde extraterrestre, la routine s’installe et les clichés se succèdent, à commencer par une présentation succincte des personnages, très peu développés, coincés sur une planète hostile. Autre problème, alors que le cinéaste joue la carte du mystère (Qui sont ils ? Où sont ils ? Pourquoi sont ils là ?), le spectateur a depuis longtemps compris la situation et admit se trouver face à une bande de types surentraînés largués sur un monde extraterrestre pour servir de gibier aux prédateurs.

La caractérisation des protagonistes, fondamentale dans Predator, cède cette fois la place à un schématisme malvenu où chacun se voit défini par sa profession et une petite particularité annexe. Commençons par Royce, le héros, joué par Adrien Brody, un mercenaire sans pitié prenant rapidement la direction des opérations et poursuivons avec la belle tireuse d’élite, Isabelle, laquelle a eu connaissance, dieu sait comment, de l’attaque du « predator » au Nicaragua en 1987. La demoiselle reconnaît évidemment le monstre et sait de quoi il est capable, offrant aux spectateurs un petit rappel bienvenu pour les plus distraits (23 ans ont passé depuis le premier film !) même si les événements relatés serviront peu dans cette séquelle, nul ne songeant par exemple à se couvrir de boue pour contrer la technologie alien.

Le reste du groupe se compose d’une poignée de types peu fréquentables : un Yakuza adepte du sabre, un mercenaire mexicain horriblement surjoué par Danny Trejo (heureusement il y passe le premier !), un violeur condamné à mort et un médecin reconnaissant immédiatement une plante extraterrestre comme mortellement vénéneuse. Car, grosse déception, la planète des Predateurs ressemble à s’y méprendre à n’importe quelle jungle terrienne, au point que les protagonistes mettent un temps certain à comprendre qu’ils ne sont plus tout à fait au Texas. Alors qu’on espère une luxuriance délirante et un environnement dépaysant, Nimród Antal nous donne simplement un sous-bois sans personnalité et très peu intéressant.
L’arrivée fracassante d’une meute de monstrueux « chiens de chasse » alien va, heureusement, secouer le public en lui offrant une sacrée montée d’adrénaline. Une des séquences les plus réussies de ce Predators car le métrage s’enlise ensuite dans de fatigantes déambulations, ponctuées par les attaques brutales des trois chasseurs extraterrestres. Ces-derniers, ayant heureusement gardé leur look si particulier et leur armure truffée d’armes à rendre jaloux Iron Man, sont pour leur part superbement photographiés et chacune de leurs apparitions, iconiques en diable, élèvent largement le niveau d’un film sinon terne. Les maquillages à l’ancienne reproduisent pour leur part celui jadis mis au point par Stan Winston et le gore se montre bien présent, dans les limites d’une production grand public.

Predators surprend en effet par le côté résolument barbare et brutal des assauts extraterrestres, le film ne lésinant pas sur les membres arrachés, les têtes sectionnées et les giclées de sang. Mais cela ne suffit pas vraiment à retranscrire cette opposition entre la Nature et la Technologie, thème sous-jacent mais impeccablement développé dans le Predator de McTiernan. Ici, la mécanique tourne à vide et se contente de reproduire sans beaucoup d’imagination la plupart des péripéties de l’original, impression encore accentuée par le jeu très physique d’un Adrien Brody marchant sur les traces de Schwarzy et une partition martiale et tonitruante fortement référentielle.
En dépit d’une durée restreinte (un peu plus d’une heure et demie), Antal s’égare aussi dans d’inutiles digressions, la plus embarrassante impliquant un Laurence Fishburne catastrophique nous rejouant une version miniature d’Apocalypse now dans un vaisseau extraterrestre. Un passage intimiste à côté de la plaque et foncièrement raté qui, en outre, vient sérieusement casser le rythme du métrage.

Manquant d’exotisme, d’imagination et d’originalité mais en partie sauvé par quelques scènes hargneuses, Predators se montre en définitive bien trop « fauché » pour convaincre le spectateur. Alors qu’on espérait une œuvre grandiose accomplissant pour Predator ce qu’Aliens avait réussi pour Alien, le résultat final se contente d’une sorte de remake appauvri, pas désagréable à regarder mais fondamentalement inutile.

Bref, une déception ressemblant davantage à un direct to vidéo vite expédié pour picorer les miettes de l’original qu’au grand spectacle épique et barbare promis. Rageant !


Commentaires sur le film

...VS...

2 etoiles

Ma séance matinale de spiritisme s’était mal passée. Il n’y eut rien à faire. Le guéridon ne bougea pas d’un iota. L’esprit critique ne vint point hanter ma journée. Alors je me suis fait Prédators. Et c’est exactement ce qu’il me fallait : une bonne dose de bourrin. Ça m’a fait du bien. J’ai même pioncé une demi-heure. En fin de journée, contre toute attente, le guéridon se mit à battre la mesure. Et un poltergeist tapageur proclama que dans toutes ces histoires de VS, il y a Alien/Aliens vs Prédator/Prédators. Faut-il préciser laquelle des deux franchises peut aller se rhabiller ?

13 septembre 2012 à 19:09 | Par Fred Bau

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