Critique de film

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Popcorn

"Popcorn"
affiche du film

Un tueur inspiré par Leatherface car il est masqué des visages de ses victimes, fait un véritable massacre durant un festival de films d'horreur. Maggie est persuadée qu'il s'agit du même assassin que celui qui a massacré sa famille il y a 15 ans.

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Les critiques à propos de ce film

Critique de Popcorn - Cinéma Inferno
Par : Gore Sliclez
Tags : Slasher

Voilà le genre de film que l’on aborde avec le sourire pensant assister à une grosse daube comme, seules, les années 90 nous ont habitué pendant toute une décennie.

Déjà Mark Herrier, le réalisateur, est loin d’être (re)connu dans le métier et le casting n’a rien pour nous réconforter. Seule la présence de la célèbre scream queen Dee Wallace apporte un peu de crédit au package. The Hills Have Eyes, E. T., The Howling, Cujo ou encore le dernier Halloween de Rob Zombie (en Cynthia Strode), la filmographie de cette grande actrice est tout simplement impressionnante et impose le respect.

Dès le début du film, vous avez droit aux clichés navrants des 90’s : musique synthé énervante, couleurs néon, les blagues à deux balles ou encore les coupes de cheveux laquées pas possibles. Et puis, doucement cette idée d’organiser un festival d’horreur dans une ancienne salle de cinéma vouée à la démolition et où vont être projetés trois anciens films du genre vous fait relever un sourcil d’intérêt. Les organisateurs, des étudiants en cinéma, installent des effets spéciaux afin d’agrémenter un festival qui ressemble furieusement par l’ambiance au BIFFF de chez nous. Jusque-là c’est sympa et votre sourire de suffisance s’efface au profit de celui de l’amusement.

Il faut dire que les trois films noir et blanc projetés sont des hommages au cinéma d’horreur des années 50. Mais, ô subtilité du film, le réalisateur ne s’est pas donné la peine d’aller chercher des extraits de vrais films mais plutôt de refaire lui-même ces passages en reprenant tous les clichés de ces bons vieux nanars de série Z jusqu’aux titres eux-mêmes jugez plutôt : « Mosquito », « Attack of the Amazing Electrified Man » ou encore « The Stench » sont autant de références hilarantes à ces bijoux archivés dans les médiathèques nationales.

Et comme si cela ne suffisait pas, les sujets de ces trois films à la Ed Wood sont annonciateurs des meurtres qui vont être perpétrés dans le cinéma par un tueur au visage déformé, sorte de Leatherface revenu d’entre les morts, se servant des effets spéciaux des organisateurs pour assouvir sa vengeance. Ainsi pour « Mosquito » un moustique géant traversant la salle va empaler un pauvre bougre, un autre va être électrocuté sur sa chaise d’handicapé (!!) lors de la projection de « Attack of the Amazing Electrified Man », j’en passe et des plus belles.
Rien à faire on ne peut qu’être ravi de ces hommages appuyés et de ces mises à mort que l’abominable Dr. Phibes (Vincent Price) lui-même n’aurait pas renié. On nage parfois en plein délire ou en plein trip psychédélique dans des mises en scène réussies qui sont autant de références à Robert Fuest ou encore à Dario Argento.

C’est parfois trop long et nunuche par moment mais ce film est sans nul doute sous-estimé dans sa forme comme dans cette volonté de vouloir rendre hommage à tout un cinéma de genre. Nul doute qu’un remake de Popcorn (1991) connaîtrait un meilleur destin de nos jours compte tenu de la pauvreté des scénarios actuels…

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