Critique de film

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Pirates des Caraïbes : La vengeance de Salazar

"Pirates of the Caribbean: Dead Men Tell No Tales"
affiche du film

Jack Sparrow et ses compagnons se lancent dans la quête du Trident de Poséidon, sur lequel le Capitaine Teague détient des informations précieuses. Cet artefact légendaire, qui donne tous les pouvoirs sur les océans, est leur seul moyen d'échapper aux fantômes du redoutable Capitaine Salazar, échappés du Triangle des Bermudes pour éliminer tous les pirates des océans.

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Trailer - Pirates des Caraïbes : La vengeance de Salazar (2017)
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Les critiques à propos de ce film

Critique de Pirates des Caraïbes : La vengeance de Salazar - Le retour de la vengeance du come-back des morts-vivants.
Par : Seb Lecocq
Tags : Aventure

On peut dire que la (pré)production de ce nouvel épisode de la saga Pirates des Caraïbes fut tout sauf un long fleuve tranquille. Il s’en est passé des choses depuis l’annonce de la finalisation du scénario en mai 2011 et la demande de rançon de pirates (sic) affirmant détenir une copie du film en mai 2017. Réécritures en pagailles, modifications du casting, tournage arrêté, facéties de Johnny Depp, on en passe et des meilleures. Il a fallu que le duo de metteur en scène ait les nerfs solides pour maintenir cet énorme navire de 230 millions de dollars à flots et l’emmener à bon port. La mission est accomplie, le galion est bien là, avec tout son équipage. Mais dans quel état ?

L’équipage est sain et sauf mais tout de même ravagé par une petite vérole et un début de scorbut, la maladie des marins. On ne s’attendait évidemment pas à ce que l’embarcation nous arrive les cales pleines du plus bel or, des meilleures épices et des plus fines soies et, effectivement, il ne l’est pas. Pirates des Caraïbes cinquième du nom n’offre gère de surprise mais livre un épisode dans la lignée du premier opus et revient aux sources d’un cinéma d’aventures plus « classique » à taille presque humaine. Dans ses ambitions d’abord, le film livre une histoire simple, complète et finie, sans fin ouverte opportuniste ou de points de suspensions artificiels. La Vengeance de Salazar peut se voir sans avoir jamais visionné, ou presque, aucun des épisodes précédents. On y présente un nouveau couple composé d’une jeune fille moderne et indépendante dotée d’un cerveau et de jambes ainsi que d’un jeune bellâtre intrépide mais un peu benêt sur les bords. Oui, ça rappelle vaguement quelque chose. Ça tombe bien puisque le benêt en question n’est autre que le fillot de Will Turner et d’Elizabeth Swann. Quant à la jeune première, elle aussi ses ascendances ne sont pas inconnues mais ça, vous le découvrirez au cours du film.

Certes, le nouveau duo occupe une belle place dans l’intrigue mais comme on est là avant tout pour faire des sous, forcément on retrouve un Jack Sparrow toujours égal à lui-même, surtout lors d’une scène d’intro assez spectaculaire et fort réussie, peut-être un peu trop d’ailleurs comparé au reste du film qui peine à élever ses standards. Loin des trois heures des épisodes 3 et 4, celui-ci est plus concis, plus rythmé et affiche deux petites heures au compteur, ce qui par les temps qui courent est très appréciable. De fait, l’intrigue ne se perd pas en divers apartés inutiles et se concentre uniquement sur la quête de chacun, ce qui fait déjà beaucoup de choses à gérer à l’écran. Pour les surprises et les nouveautés, on repassera, les scénaristes ne s’étant guère foulés et servant à nouveau la même soupe tiédasse aux spectateurs qui, le bec grand ouvert, n’attendent que ça. On ne va toutefois pas cracher dedans, La Vengeance de Salazar étant un gros divertissement du samedi soir sans aucune autre ambition que celle de divertir.

Salazar, tiens, venons-en. Il est le nouveau venu dans la bande de vieilles trognes et, incarné par Javier Bardem, s’intègre bien dans l’univers des Caraïbes. Son histoire est classique mais efficace et Bardem, à l’instar de Geoffrey Rush dans le rôle de Barbosa, lui apporte ce petit rien d’humanité en plus. Ses passes d’armes avec Barbosa et Sparrow sont sympathiques et permettent au film de retrouver la touche d’humour du premier épisode auquel il tente tant bien que mal de se rapprocher. Il manque simplement beaucoup de choses pour faire de cette Vengeance de Salazar un vrai bon film. Une mise en scène de qualité qui élèverait le niveau des quelques morceaux de bravoure numériques, des effets moins numériques justement, un scénario plus ambitieux, réchauffé et déjà vu avec cette quête d’artefact magique qui, d’un coup d’un seul, réglera tous les maigres enjeux d’une trame cousue de grosses cordes blanches bien épaisses.

Pirates des Caraïbes : La Vengeance de Salazar envoie un film moins axé sur le spectacle mais plus fluide et joliment rythmé mais qui manque sacrément d’originalité et de personnalité. Les quelques rares nœuds d’intrigue sont dénoués avec des miles nautiques d’avance par le spectateur le moins avisé. Et il faut se rendre à l’évidence que 48 heures après la vision, il n’en reste pas grand-chose si ce n’est une bonne scène d’ouverture et un climax correct. C’est peu mais au moins on ne sort pas de la salle avec cette sensation d’indigestion et de mal au ventre carabiné. Elle est peut-être là, la vengeance de Salazar.


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