Critique de film

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Phénomènes

"The Happening"
affiche du film

Sans prévenir, un phénomène étrange frappe la population : des centaines de personnes se donnent la mort de manière brutale et sans raison apparente. Fuyant cette catastrophe, le professeur de sciences Elliot Moore, accompagné de sa femme Alma et dâ

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Trailer - Phénomènes (2008)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de Phénomènes - When nature kills
Par : Samuel Tubez
Tags : Végétaux tueurs

Rien ne va plus pour Shyamalan. Depuis Le Village, il enchaîne les films médiocres et les bides. Déjà avec Signes, il commençait à méchamment diviser les opinions. Malheureusement pour lui, la sortie de Phénomènes ne va pas lui permettre de renouer avec le succès d’autrefois. Néanmoins, son dernier opus s’élève sensiblement au-dessus de La Jeune fille de l’eau grâce à quelques fulgurances et une atmosphère bien plus violente que sur ces précédents films.

Brusquement, sans prévenir, un phénomène étrange frappe la population : des centaines de personnes se donnent la mort de manière brutale, sans raison, comme s’ils étaient manipulé par une entité supérieure leur ordonnant d’en finir avec la vie, et sur-le-champ. Fuyant cette catastrophe, le professeur de sciences Elliot Moore, accompagné de sa femme Alma et d’un collègue, tentent de trouver une issue, une manière de comprendre et d’éviter cet étrange phénomène qui menace l’avenir même de l’espèce humaine.

Le film démarre pourtant bien. On y assiste à une série de suicides collectifs effrayants et graphiquement très réussis : une pluie d’ouvriers filmés en contre-plongée qui se jettent dans le vide et une caméra cadrant le sol qui suit le parcours d’un flingue dont se servent des passants figurent ainsi parmi les meilleures scènes du film. Le film regorge par la suite d’instants tout aussi percutants voir joliment gores (une première chez Shyamalan) comme cette voiture se jetant sur un arbre ou encore la scène des lions vue sur un téléphone portable. Néanmoins, hormis ces scènes chocs, le film a tendance à tourner un peu en rond et s’avère même plutôt mou du genou. Surtout que le réalisateur greffe à son sujet (qui, bien exploité à fond, aurait fait un putain de film de SF !) une histoire d’amour et de sentiments refoulés (tiens, comme c’est original !) portée par des comédiens au jeu parfois moyen (Zooey Deschanel a de très beaux yeux mais ça ne suffit pas) et surtout des dialogues insipides. Pire que tout, Shyamalan désamorce toute la tension qu’il avait réussi à insuffler à son métrage par des touches d’humour bien malvenues (le dialogue du sirop pour la toux ou celui avec la plante) et des instants frôlant parfois avec le ridicule (la partie se déroulant chez la femme ermite).

Loin d’être inintéressant, le dernier Shyamalan loupe parfois le coche et s’avère bien trop inégal. On aurait préféré que ce dernier aille plus au fond de son sujet plutôt que de retomber dans une certaine naïveté (voire un romantisme à deux balles) et un discours écolo assez mièvre. Allez mon gars, un jour tu retrouveras tout ton talent !


Critique de Phénomènes - Autant en emporte le vent
Par : Seb Lecocq

En l’an de grâce 2000, M. Night. Shyamalan, nouveau venu aux dents longues, trône au sommet de la chaîne alimentaire hollywoodienne. Il vient, coup sur coup, de signer deux chefs-d’œuvre renouvelant le genre fantastique en retournant des millions de spectateurs dans le monde entier. Scénario travaillé à la perfection, mise en scène symbolique et soignée à l’extrême, comédien star en contre emploi, bande-son au cordeau et cerise sur le gâteau, il se permet les twists les plus inattendus et réussis depuis longtemps. Le système Shyamalan est né. Bref, à l’instar de Iron Jim James Cameron, il est le « king of the world », le nouveau Spielberg prêt à régner sur l’industrie pendant les vingt prochaines années.... Huit années plus tard, qu’en est-il de Shyamalan ?

Une chose est certaine, il n’est plus le maître du monde. Un certain Peter Jackson est passé par là pour lui ravir le trône à coups de pied aux fesses. Une deuxième chose est sûre, ses films rapportent de moins en moins d’argent et la critique est divisée en deux camps bien distincts : les pro-Shyamalan (dont je fais partie) et les anti-Shyamalan, plus virulents et attaquant bien souvent l’homme plutôt que son cinéma. Avec The Happening, Night va mettre tout le monde d’accord. Il vient de réaliser son moins bon film, ou son plus mauvais, ça dépend de quel côté on se situe. En effet, The Happening a tout du rendez-vous manqué. Sur un pitch en béton armé, et aidé d’un des meilleurs acteurs de sa génération en la personne de Mark Walhberg, Manoj signe un film bancal alternant moments de grâce et scènes à l’intérêt plus que limité. Le plus étonnant est que toutes les scènes violentes, une première pour Shyamalan d’habitude timoré niveau hémoglobine, sont les plus réussies. De quoi, peut-être, ouvrir une nouvelle voie pour l’ex golden boy. Il parvient aussi à agencer quelques scènes pleines de suspense et de tension sourde comme il en a le secret, mais l’ensemble ne fonctionne pas. Les enchaînements entre les scènes sont totalement abscons, des moments de forte tension succèdent à de longues minutes d’une platitude jamais vue chez lui.

Niveau interprétation, le meilleur alterne avec le pire. Dans le coin gauche, le meilleur : Mark Walhberg, excellent comme d’habitude mais dans un rôle inhabituel pour lui, celui d’un professeur de science calme, posé et minutieux. A ses cotés, John Leguizamo en prof de math dépassé par les événements. Dans le coin droit, le pire : Zooey Deschanel totalement absente et incapable d’insuffler la moindre expression dans son jeu. Sa palette consiste juste à ouvrir de grands yeux hallucinés devant les événements. Si bien qu’après quelques minutes de métrage, on a juste envie de la claquer violemment pour la réveiller et regonfler ses orbites d’une paire d’yeux plus humaine que bovine. Une fois de plus Shyamalan échoue sur ce qui constituent ses points forts habituels : direction d’acteurs et mise en scène. Son message et ses intentions ne passent plus, on en vient à se demander où il veut en venir lors de certaines scènes à l’humour involontaire. La justesse de son écriture laisse maintenant place à un style dilué et maladroit dans l’exposition de ses intentions.

Cependant, il reste de bonnes choses dans Phénomènes. Le score toujours inspiré de James Newton Howard jamais aussi bon dans sa collaboration avec Night, Mark Walhberg (déjà évoqué), une thématique forte mais malheureusement inexploitée et quelques moments de bravoure comme la scène des pendus ou de la maison assiégée. L’honneur est sauf, mais de justesse.

Shyamalan ne signe pas vraiment un mauvais film, même si Phénomènes est sa moins bonne livraison. Le résultat est mitigé et bancal, alternant maladresses et moments de grâce, le tout enrobé d’une violence sèche et d’un cynisme totalement neuf pour lui. Finalement, les critiques qui se sont abattues sur lui ces dernières années l’ont peut-être transformé. Les certitudes d’hier s’effacent et laissent place aux promesses d’avenir pour l’ex nouveau Spielberg, qui, à l’instar de son modèle, aborde une période plus sombre de sa carrière.


Critique de Phénomènes - Ecrit sur du vent !
Par : Chroniqueurs

Par Swan

Après la débâcle artistique, critique et pécuniaire que représenta pour M. Night Shyamalan son mal-aimé La Jeune Fille de l’Eau, le jeune cinéaste surdoué de Philadelphie nous revient avec un film plus proche de la « formule Shyamalan » rodée depuis le succès phénoménal du Sixième Sens en 1999. Scénario à la simplicité apparente, sous-texte diégétique, citations en vrac (The Crazies de Romero, Les Oiseaux d’Hitchcock et surtout La Guerre des Mondes de Spielberg, citée à plusieurs reprises notamment lors du dernier acte éprouvant dans le cottage), une catastrophe nationale vue par les yeux d’un seul héros, respect pour le film de genre… The Happening s’annonçait donc comme un retour aux sources de ce qui fait tout le sel de la filmographie de Shyamalan. Las, la réussite est en demi-teinte.

Central Park, New York. La foule vaque à ses occupations habituelles quand soudain, tout s’arrête. La population se fige brusquement puis quelque secondes plus tard, comme pris d’une hallucination collective, ils se mettent à se suicider un à un, de manières toutes plus spectaculaires les unes que les autres…

Les vingt premières minutes de The Happening sont certainement ce qui se fait de mieux en matière de frissons et un sommet dans l’œuvre de Shyamalan. Le film n’a pas volé sa classification « R » : gore et violent à outrance, ce nouvel opus semble parti sur les meilleures bases : une jeune fille se plante une aiguille à tricoter dans le cou, des ouvriers se jettent en série du haut d’un building pour s’écraser au sol avec fracas, un homme rentre dans la cage aux lions pour faire mumuse avec les gros chats, un autre s’étend dans la pelouse sur la trajectoire de la tondeuse, donnant ainsi tout son sens à l’expression « y a un os dans la moulinette », une mémé se fracasse la tête dans les vitres de sa maison, les suicides par balles se succèdent… Intense, choquant ! L’action nous prend aux tripes et tétanise ! La mise en scène magistrale, le travail exceptionnel effectué sur le son et le score de James Newton Howard nous promettent un chef d’œuvre du film de genre généreux en action et en émotion.

Puis… Vient le temps des hypothèses (en gros la verdure prend sa revanche sur l’humanité en relâchant par le vent une toxine qui rend fou !) et la présentation des protagonistes principaux : Elliott (Mark Wahlberg), un professeur de sciences de Philadelphie dont le couple qu’il forme avec Alma (Zooey Deschanel) bat de l’aile. Cartésien en diable et apprenant à ses élèves à envisager toutes les solutions possibles à leurs problèmes avant d’agir, Elliott va se retrouver dans l’obligation d’appliquer sa propre pédagogie lorsque la vague de suicides collectifs s’approche dangereusement de la ville provoquant la panique générale. Obligé de fuir avec sa femme, son meilleur ami Julian (l’excellent John Leguizamo – qui nous livre de loin la meilleure prestation du film) et la fille de ce dernier, Elliott prend place avec son petit groupe dans un train, qui n’arrivera jamais à destination, coincé en rase campagne alors que toutes les grandes villes du nord-ouest des Etats-Unis sont touchées par cette vague de folie.

Commence alors pour le petit groupe une course contre la montre et contre le vent pour rester en vie. Commencent aussi les ennuis pour Shyamalan… Ce n’est pas la première fois que le cinéaste exigeant envers son public lui demande de régler sa suspension d’incrédulité au maximum : décortiqués en entier, les scénarios du Sixième Sens, Incassable, Signes et surtout Le Village seraient complètement ridicules si l’écriture, la structure et la caractérisation des personnages n’étaient d’excellente facture et gérés avec une intelligence rare. Or c’est bien là que le bât blesse dans The Happening : on n’y croit tout simplement pas.

Le contexte qui encadre nos personnages, obligés de courir pour échapper au vent, s’avère être une fausse bonne idée. Et de ce fait le film tombe assez souvent dans le ridicule, peu aidé par des personnages mal écrits (une première chez Shyamalan !) et de grossières erreurs de casting : Mark Wahlberg, acteur de talent n’est pas crédible une seule seconde en prof de sciences et en fait des tonnes en adoptant un accent huppé assez déconcertant. Zooey Deschanel fait ce qu’elle peut avec son rôle de belle plante (…) qui requiert juste de réagir face au ridicule de la situation en roulant des yeux comme Roger Moore joue des sourcils… Seul John Leguizamo s’en sort magnifiquement. Son personnage sera sans aucun doute celui auquel le public aura le plus envie de s’identifier. Dommage donc que sa disparition prématurée (mais étonnamment sobre et poétique) nous prive de ce privilège, nous laissant coincé avec un Marky Mark dépassé par les évènements. Shyamalan est également coupable de quelques erreurs de goût : essayer de créer une atmosphère flippante par l’humour absurde n’étant pas sa meilleure initiative. Il faut voir Mark Wahlberg faire ses excuses à une plante en plastique pour le croire ! Casse-gueule en diable ! A se demander par moments si Shyamalan lui-même ne serait pas victime de la fameuse toxine et ne serait pas pris d’une envie subite de suicide artistique !

Malgré ces défauts qui plombent le film, on ne peut que rester admiratif devant la sincérité de l’œuvre et surtout, devant son manque de cynisme affiché dans un final (sans twist !) que l’on trouvera selon l’humeur, romantique en diable et bouleversant ou assommant de niaiserie. Shyamalan est un cinéaste attachant et honnête qui, outre un ego surdimensionné, a également du cœur à revendre, qui abhorre le cynisme et qui aime ses personnages. Il est donc incompréhensible de constater que ceux-ci ont été bâclés et que les dialogues confinant souvent au ridicule n’arrangent rien, un peu comme si le scénario avait été rédigé à la va-vite entre deux projets plus importants dans le but de se remettre en selle après l’échec douloureux de La Jeune Fille de l’Eau.

Heureusement si l’écriture est ici très paresseuse, la réalisation ne l’est en aucun cas. La photographie, le cadre, le montage, la musique sont tous traités avec une maîtrise affolante par un réalisateur capable de signer des plans de toutes beauté dans son sommeil. Sa manière de filmer est unique et immédiatement identifiable dès les premiers plans, où la violence se mélange à une poésie discrète mais marquante.

Si Shyamalan nous offre un cru sincère mais décevant et maladroit, il reste malgré tout un très grand cinéaste capable de fulgurances incroyables dans une œuvre aussi mineure que celle-ci. C’est là la marque des grands réalisateurs : arriver à transcender un scénario très pauvre par des images inoubliables, qui restent dans l’esprit longtemps après la fin du générique. En attendant qu’il se remette plus sérieusement à l’écriture après cet intermède frustrant, ce n’est donc pas avec cet Happening mitigé que nous pourrons lui dire : « Du Vent ! »…


Critique de Phénomènes - Scènes choc pour film toc !
Par : Gore Sliclez

Comme tous les deux ans depuis le 6ème Sens, le Shyamalan nouveau est arrivé et, comme chaque année, son dernier film sera l’objet des critiques les plus commentées de l’année. Il est vrai que l’auteur ne laisse pas indifférent depuis qu’il est parvenu il y a neuf ans maintenant à installer son univers particulier fait d’un mélange de contes, de fantastique et d’horreur.

Après l’échec retentissant de son dernier métrage, le réal américain semblait perdre de sa superbe et marquer un premier coup d’arrêt dans une carrière jusque là parfaite. Ayant l’habitude de réaliser avec une grande maîtrise scénaristique et technique, La jeune fille de l’eau avait décontenancé le public par l’aspect très brouillon et très maladroit de son œuvre. Autant donc dire que Night Shyamalan était très attendu au tournant pour ce Phénomènes, histoire de voir si son précédent était juste une erreur ou simplement le chant du cygne d’un réalisateur pourtant terriblement doué et défendu par une horde de fans fidèles.

Et pourtant, dès les premières minutes, le doute s’installe déjà via une scène d’ouverture dans un parc nous montrant les premières victimes d’une attaque inconnue déstabilisant le système nerveux des passants. Pas une seconde on y croit dans la photographie figée de ces quidams arrêtés dans leur mouvement comme des aficionados du mime Marceau. La propagation de la nouvelle à travers le pays est laborieuse, académique et peu subtile. Là nous sommes très loin des premiers instant de panique d’un Cloverfield, par exemple.

Passons les moments fleur bleue, lents, très lents, où on ne peut s’empêcher de sourire à tant de naïveté dans la direction d’acteurs. Étrangement, c’est en reprenant un procédé déjà utilisé dans Signes que le film débute réellement avec une vidéo choc envoyée par un portable où l’on voit un homme se suicider en se jetant littéralement dans la gueule d’un lion. La scène est terrifiante et place pour la première fois le spectateur face à l’horreur de la situation.

Commence un road movie de nos héros à travers le pays pour échapper à cette attaque inconnue dont on prend beaucoup de temps à comprendre l’origine. Shyamalan nous montre alors les aspects les plus sombres de l’Amérique profonde avec ses rednecks militaristes armés jusqu’aux dents et prêts à en découdre avec l’Etat américain, coupable, selon eux, du désastre. Avec ses lâches retranchés dans leur maison et refusant leur aide aux malheureuses victimes.

Merveilleux scénariste, Shyamalan pèche malheureusement là où il est le plus doué. En voulant exploiter l’entièreté de son imagination, le réal en fait tout simplement de trop. Résultat : ça part dans tous les sens, ce qui occasionne parfois des longueurs inutiles et provoque par moment l’incompréhension du spectateur. On a même l’impression que ces acteurs qui courent sans savoir où aller, échappant au vent porteur des germes toxiques, n’est pas qu’une image du film mais la réalité, tout simplement.

Surfant sur le succès du film fantastique bio, l’auteur du 6ème sens fait mieux que sa précédente œuvre, mais de justesse seulement. À peine plus claire dans sa ligne narrative, Shyamalan arrive au moins à nous captiver un tant soi peu et à nous faire croire à son projet. Certaines scènes sont choc mais hélas beaucoup trop rares. Mais surtout, là où il arrivait avant à allier l’humour, l’émotion et l’horreur avec subtilité et grande maîtrise, force est de constater qu’il n’en est plus rien et que beaucoup de ses idées tombent malheureusement à plat. Ça manque de souffle, ça manque de conviction et surtout, ça manque de grand… Shyamalan.


Critique de Phénomènes - "What’s Happened to Shy ?"
Par : Romain Mollet

Après nous avoir assez déçu avec le pourtant sympathique La Jeune fille de l’eau il y a deux ans, le réalisateur que l’on clamait prodige M. Night Shyamalan nous revient avec un film tel qu’il aime les faire... Et le problème n’est pas qu’il devrait changer de "méthodes", mais juste qu’il devrait parfois prendre un peu plus soin de ses productions.

Car, encore une fois, la véritable faiblesse de ce film d’horreur quasi écologique réside bien dans le scénario. Si l’idée était originale et méritait réflexion (faire passer un pur message pour notre la préservation de l’avenir), cette dernière est souvent mal assurée, Shy s’embrouillant parfois et tournant en rond avec un scénario creux qui parvient toutefois à surprendre là où l’on ne s’y attend pas, mais tombe tout aussi souvent dans le ridicule. Certains passages censés être durs et émouvants sont gâchés par la banalité de répliques franchement débilisantes ("Faites un problème...", "Il faut que je t’avoue..."), mais aussi de grands manques de cohérence (où est l’affolement ?).

Prendre pour protagonistes principaux des professeurs normaux avec leurs soucis quotidiens était sans doute une bonne idée, mais force est de constater que la majorité des personnages sont creux et n’offrent que peu de possibilités d’identification. Seul Mark Whalberg s’en sort moyennement, avec un rôle qui lui sied à merveille, tandis que Zooey Deschanel en souffre affreusement (malgré son minois), tout comme le pauvre John Leguizzamo (sans le minois).

Cependant, il ne faut pas croire que Shyamalan ait totalement raté son métrage. Phénomènes est presque sauvé par une mise en scène magnifique, portrait fascinant de la lutte pour la survie... ou le suicide. Oui, les suicides surprennent tous, comme en témoigne cette séquence géniale où le flingue d’un policier (qui s’est fait sauter le caisson) passe entre les mains de plusieurs personnes qui l’utilisent immédiatement dans le même but. Il réussit alors à créer une certaine ambiance assez oppressante, le but étant de faire du vent un objet d’effroi. C’était pas facile... et ça ne marche donc pas vraiment. Par contre, il faut reconnaître que les images semblent "couler" sur le score de James Newton Howard, l’une de ses meilleures compositions jusqu’à ce jour.

Un divertissement sympathique mais bien en deçà de ce que l’auteur avait pu nous servir auparavant. Que se passe-t-il donc dans son esprit égocentrique ? Allez, on lui accorde une certaine confiance pour son adaptation d’Avatar, qui pourrait bien être visuellement superbe... s’il fait attention à la façon dont il veut faire passer ses messages.

Commentaires sur le film

3 etoiles

Les deux rôles principaux sont tout sauf des stars( Mark Wahlberg et Zooey Deschanel) d’ou leur jeu d’acteur quelque peu minimaliste mais M. Night Shyamalan le voulait comme ça ! Malgré une fin totalement inconnue ^^ ,la scène d’ouverture est impressionnante, l’intrigue est passionnante, l’atmosphère est angoissante,la peur est omniprésente et une vision apocalyptique originale !
Shyamalan ne signe pas ici son meilleur film mais Phénomènes reste un bon moment de cinéma !

19 septembre 2008 à 19:09 | Par Misery

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