Critique de film

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Phénomènes paranormaux

"The Fourth Kind"
affiche du film

A Nome, en Alaska, un grand nombre de personnes disparaissent mystérieusement chaque année chaque année dans les 60’s. Le docteur Abigail Tyler commence a enregistrer des séances de discussion avec ses patients traumatisés par leur enlèvement...

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Les critiques à propos de ce film

Critique de The fourth kind - Rencontre du 4ème type
Par : Damien Taymans

D’après un baromètre, créé dans les années 70, évaluant les différents degrés d’invasion extraterrestre, il existerait quatre paliers délimitant chacun un stade différent d’immigration des bonshommes verts. Lorsqu’un OVNI fait son apparition dans le ciel étoilé, il s’agit du premier stade. Quand des données quantifiables sont collectées, nous accédons au deuxième palier. Tout contact établi avec les extraterrestres constitue le troisième type (comme celui abordé par Spielberg). Le quatrième niveau concerne les abductions, enlèvements perpétrés par les E.T. sur des humains. Désirant franchir le cap en dépeignant un portrait plus féroce des envahisseurs et fournir un pendant cinématographique à la quasi majorité de la série X-files, l’Afro-Américain Olatunde Osunsanmi, déjà coupable d’une immonde décalque de The Descent (sobrement retitré chez nous The Cavern), jette son dévolu sur l’histoire de la psychologue Abigail Tyler qui verra sa fillette muette (ben ouais, ça braille moins) kidnappée par des êtres invisibles capables de brouiller à distance les enregistrements vidéo et de se pointer toutes les nuits à 3h33 tapantes, juste pour emmerder la bonne vieille ménagère en plein roupillon.

The Fourth kind s’engouffre dans la brèche récemment réouverte par le fumiste Paranormal activity. Milla Jovovich quitte ses frusques militaires de Resident evil, enfile un polar moins seyant et tente de convaincre les plus cartésiens dès l’entrée du film : "Je suis l’actrice Milla Jovovich et je vais interpréter le rôle du docteur Abigail Tyler… Ce que vous allez voir est particulièrement dérangeant." Et hop, en insérant au sein de son film de pseudo documents authentiques, Osunsanmi tente de vendre une soupe qu’on sait d’avance frelatée à coups de faux-semblants et d’illusions documentarisées. Entrevues filmées, enregistrements vidéos de séances d’hypnose, commentaires audio et images d’archive (l’arrivée de l’OVNI, un pur moment de cinéma) tentent de faire du spectateur supposément crédule le dindon de la farce. Plutôt cohérent dans son traitement de l’illusion, The fourth kind est victime de ses hallucinations et ne devient au final qu’un docu bêtifiant à outrance, à la limite du sectaire, usant et abusant de supercheries commerciales exploitées avant lui par Zak Penn et Werner Herzog dans Incident at Loch Ness.

Bordélique dans sa forme (l’inondation de split screens, façon Schumacher) comme dans son traitement de l’histoire, avec ou sans H majuscule (des Sumériens aux aliens, y a qu’un pas apparemment), The Fourth kind constitue assurément l’une des pires bandes sur le phénomène des abductions. Vais me remater Altered là-dessus !


Critique de The Fourth Kind - Arnaque de premier ordre
Par : Quentin Meignant
Tags : Type documentaire, Found footage

Déjà coupable de l’affront au cinéma de genre (et plus particulièrement à The Descent) The Cavern, Olatunde Osunsanmi a visiblement su gagner la confiance des studios américains puisque, dans la foulée de Paranormal Activity, Gold Circle Film décida de lui confier la réalisation d’un film à l’approche plus ou moins identique. Présente en film d’ouverture du BIFFF 2010 et jouant aussi sur le thème du docu-fiction, The Fourth Kind est, comme son nom l’indique, la description d’une phénomène extraterrestre visant à l’enlèvement d’êtres humains. Le film place son action à Nome, en Alaska où un grand nombre de personnes disparaissent et présente la « véritable » histoire d’Abigail Tyler qui, pour d’évidentes raisons de confidentialité, n’est que fort peu représentée sur les images d’Osunsanmi, le reste de ses aventures bénéficiant de l’interprétation illustrative de l’actrice Milla Jovovich. Celle-ci incarne donc une psychologue dont le mari s’est suicidé et qui commence à enregistrer ses discussions avec des patients souffrant de troubles du sommeil. Tous disent être espionnés par une mystérieuse chouette blanche…Très vite, Abigail se rendra compte que toutes les vérités ne sont pas bonnes à voir.

Profitant d’emblée du phénomène de mode docu-fiction, The Fourth Kind passe les premières minutes de son déroulement à présenter les faits de manière quasi-scientifique, faisant la part belle aux pseudo-images d’archive, tournée à la va-vite en cadrant une comédienne amorphe au jeu peu engageant et faisant preuve d’une mise en scène statique. La mauvaise qualité des images, censée apporter un caractère authentique à l’ensemble, tranche carrément avec la présentation de Milla Jovovich, incarnant le Docteur Abigail Tyler, personnage soi-disant réel. Souffrant elle aussi du syndrôme de manque de mise en scène Osunsanmi, l’actrice semble perdue et peu motivée devant une caméra qui, décidément, semble bien avoir du mal à se déplacer.

Cet ensemble statique connaîtra bien quelques soubresauts lorsque le metteur en scène tentera, bien maladroitement, de mettre en branle son énorme machine, mais les pseudo séances de trouille, adoubées de split screens inefficaces montrant soi-disant les images d’archive, ont tôt fait de réduire à néant les rares efforts de la bande. Arythmique de bout en bout, The Fourth Kind trahit même son principe à de nombreuses reprises, bon nombre d’éléments « réels » disséminés cà et là s’avérant tout simplement imbuvables. Excessivement énervant sur le fond, le métrage l’es donc aussi par sa forme, jamais capable de surprendre ni même d’amuser.

The Fourth Kind constitue, à l’heure actuelle, la plus grosse arnaque manifeste en matière de docu-fiction car, là où les autres productions du genre ne nous prenaient que pour des demi-imbéciles, celle-ci nous convie carrément à un dîner de cons. Confirmant ses bien mauvaises dispositions, Osunsanmi devrait sans aucun doute faire un break… un très long break.

Commentaires sur le film

AVIS AUX AMATEUR DE LEGUMES : DU PUR NAVET !

1 etoiles

daube Daube !

Le film se termine sur ces paroles : "Est-ce crédible ou pas, à vous de voir" Non, justement, ça ne l’est pas. Et c’est bien le problème ! Le spectateur ne parvient à s’immerger dans cette histoire jamais crédible et ce malgré les moyens mis à disposition en ce sens (split screen, images d’archives, etc).

26 juin 2010 à 17:06 | Par Wolvy
Trés bien

5 etoiles

J’ai trouvé le film diablement bien troussé !Ce ne sera pas le film de l’année c’est sur, l’intro/scene d’éxpo est interminable et il ne se passe pas grand chose sinon rien les 30 premières minutes...Mais laisse le temps au film de présenter ces personnages, comme à la belle époque.Ainsi des que les séances d’exorcisme (juste impressionnantes) arrivent, The Fourth Kind fait peur et prend au tripes, on se laisse prendre au jeu de ce film qui, bien qu’imparfait dans sa narration, prend un malin plaisir à manipuler le spectateur en se servant de ses outils pour créer une autre réalité dans son esprit.Et je trouve qu’en ces temps de nanar gluant et soporifique ou l’on ose ne rien montrer ( Paranormal Activity en tête...), The Fourth Kind fait du bien.Pour une fois que Milla n’est pas (trop) fadasse on aurait tord de s’en priver.

24 décembre 2011 à 13:12 | Par juju
Pourquoi c’est malhonnête intellectuellement

1 etoiles

daube Daube !

Oeuvre cinématographique ou documentaire ?
Ni l’un , ni l’autre.
Il s’agit de pure invention qui se fait passer pour un documentaire relatant une histoire incroyable mais vraie.
Alors simple film pour avoir peur ?
Ces simili docu-fiction n’apportent rien si ce n’est que les images qui se brouillent sur une bande son immonde permettent de ne rien montrer.
Le fait d’imaginer ce qui se passe fait-il plus peur que de le voir ?
C’est un procédé connu pour effrayer à moindres frais.
Mais on sait que c’est bidon, ce qui n’empêche pas de traiter le film comme une histoire vraie, allant jusqu’à raconter la vie des personnages fictifs 20 ans après les faits relat

17 août 2016 à 23:08 | Par E.T.
Pourquoi c’est malhonnête intellectuellement

1 etoiles

daube Daube !

Oeuvre cinématographique ou documentaire ?
Ni l’un , ni l’autre.
Il s’agit de pure invention qui se fait passer pour un documentaire relatant une histoire incroyable mais vraie.
Alors simple film pour avoir peur ?
Ces simili docu-fiction n’apportent rien si ce n’est que les images qui se brouillent sur une bande son immonde permettent de ne rien montrer.
Le fait d’imaginer ce qui se passe fait-il plus peur que de le voir ?
C’est un procédé connu pour effrayer à moindres frais.
Mais on sait que c’est bidon, ce qui n’empêche pas de traiter le film comme une histoire vraie, allant jusqu’à raconter la vie des personnages fictifs 20 ans après les faits relat

17 août 2016 à 23:08 | Par E.T.

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