Critique de film

pub

Phantasm

"Phantasm"
affiche du film

Tommy est assassiné par une femme qui semble se métamorphoser en homme à lâ

pub

Les critiques à propos de ce film

Critique de Phantasm - Cauchemardesque...
Par : Damien Taymans
Tags : Croque-mitaines

Amis lecteurs, ne croyez pas en me voyant aborder le critique de Phantasm que je suis passé de l’autre côté et que je m’adonne également à vous livrer des œuvres décérébrées où le sexe a pris le pas sur l’horreur. Non, je ne suis pas de ces voyeurs impénitents qui prennent plaisir à reluquer des fesses rebondies en se titillant le membre le plus sensible. Ou en tout cas, si je fais partie de ces générations de poltrons excités par la moindre paire de seins, c’est bien malgré moi. Et croyez bien que je ne me livrerais pas si facilement à de sombres inconnus qui lisent juste ces lignes pour reluquer mes états d’âme…

Non et re-non, Phantasm n’appartient pas à ce sous-genre habituel des direct-to-video qui ornent délicieusement les présentoirs des vidéothèques, cachés dans l’ombre ou tapis derrière des rideaux rouges aux couleurs ternes. Phantasm est un film d’horreur tout ce qu’il y a de plus respectable qui a acquis un statut culte au fil du temps, appelant à lui une série de séquelles toutes réalisées par l’auteur d’origine (à savoir Don Coscarelli).

Sorti au moment où le genre horrifique est en pleine explosion, Phantasm se fait difficilement une place à côté de films comme L’exorciste (1973), Zombie (1978), L’invasion des body snatchers (1978) et Halloween (1978) pour ne citer qu’eux. Pourtant, au fil du temps et contre toute attente, le métrage de Coscarelli parvient à se hisser au rang des films cultes. Un statut qui n’est dû ni aux scènes choc, ni aux meurtres pervers d’un éventuel tueur immortel mais plutôt à une atmosphère poisseuse et terrifiante et à une ouverture totale de la narration.

En prenant le parti de ne pas construire son métrage selon une trame narrative classique, le réalisateur donne à son œuvre l’allure d’un cauchemar éveillé. Chaque séquence semble tomber de nulle part et n’être reliée à rien pour rentrer finalement dans un ensemble incohérent mais doté d’une certaine logique : celle du cauchemar au sein duquel s’insinuent des tas d’idées différentes pour créer l’effroi le plus total. Au milieu de cette épopée effroyable, des moments d’une fixité inquiétante. La caméra de Coscarelli s’arrête sur des détails, capturant superbement la tension et créant un climat d’inquiétante étrangeté. Comme ces instants où le Tall man et le héros s’affrontent, restant pendant quelques moments sans mouvements, créant un espace où le temps s’est arrêté.

A côté de cette véritable performance scénaristique faite de perturbations narratives, le métrage ne convainc pourtant pas toujours. Désireux de créer un vrai film d’horreur, Coscarelli s’est relativement fourvoyé en exécutant à certains moments des scènes plutôt humoristiques qui viennent contrebalancer maladroitement les séquences terrifiantes du film. Le doigt se transformant en bête ridicule est un exemple frappant de ces erreurs grotesques commises par le réalisateur qui réussit quelques minutes plus tôt à étonner avec cette fameuse sphère qui vient agresser le Tall man en lui déchirant le visage. De l’un à l’autre, on déplore l’absence de jugeote d’un réal qui n’a jamais su maintenir un quelconque équilibre entre horreur viscérale et exagérations flagrantes.

De plus, contrairement aux œuvres précitées sorties au même moment, Phantasm ne peut pas se vanter d’avoir traversé le temps sans accuser le coup. Il reste plutôt une œuvre qui a mal vieilli et dont les aspects surannés (de la photographie aux effets visuels) sautent directement au visage…

En conclusion, Phantasm sous ses atours antédiluviens, mérite tout de même le statut d’oeuvre culte qu’il s’est bâti au fil du temps grâce à sa construction narrative osée et à certaines scènes qui resteront gravées dans les mémoires. Néanmoins, le métrage aurait pu gagner en cohérence s’il ne s’était pas vu affubler d’effets spéciaux souvent limites qui créent une ambiance plus humoristique qu’horrifique.


Oeuvres liées :

Phantasm 2 (1988)
Phantasm 3 : Lord of the dead (1994)
Phantasm 4 Oblivion (1998)

Commentaires sur le film

0 etoiles

29 mai 2011 à 22:05
Excellent film d’horreur de 1979 faut-il le rappeler. Décidement les australiens quand il s’y mettent. Rien que pour le croque mort cela vaut le coup de mater le film.

4 etoiles

27 novembre 2011 à 15:11 | Par jp

Donnez votre avis sur le film !

En résumé
ecrire un commentaire sur le film
;



Récentes critiques

affiche du film
Jessie
2017
affiche du film
The Babysitter
2017
affiche du film
Ça
2017
affiche du film
The Black Room
2016
affiche du film
Spider-Man: Homecoming
2017
affiche du film
Okja
2017
affiche du film
Underworld: Blood Wars
2016
affiche du film
Wonder Woman
2017
affiche du film
Pirates des Caraïbes : La vengeance de Salazar
2017
affiche du film
The End
2016

Cinemag

> Feuilleter

Concours

Sondage