Critique de film

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Peur bleue

"Silver Bullet"
affiche du film

Tarker's Mills,une petite ville comme une autre,peuplée de gens très ordinaire... Pourtant,c'est dans cet endroit paisible que vont survenir d'abominables evènement. La première fois c'était en Mai, et depuis cela recommence à chaque fois!

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Les critiques à propos de ce film

Critique de Peur Bleue - Dans la lignée de bien d’autres adaptations...
Par : Quentin Meignant
Tags : Stephen King, Loups-garous

Daniel Attias a joui d’une bonne expérience avant de se lancer dans la réalisation. En effet, ce dernier a été l’assistant réalisateur de Steven Spielberg sur E.T. L’extraterrestre, avant de se lancer dans le grand bain de la direction d’acteurs.

Il faut bien avouer qu’être formé de la sorte par celui qui passe pour être le plus grand de tous les grands réalisateurs, le big boss d’Hollywood, est une fameuse corde en plus à l’arc de tout cinéaste normalement constitué...

C’est donc directement avec rien moins que l’adaptation d’un Stephen King qu’Attias a décidé de se faire un nom, et pas n’importe lequel, puisqu’il a décidé de s’attaquer à Silver Bullet, c’est-à-dire Peur Bleue, histoire de loup-garou...

Le fait de choisir ce type d’histoire n’est vraiment pas chercher la facilité, surtout pour un jeune réalisateur puisque les films réussis du cinéma moderne sur le sujet se comptent sur les doigts d’une main ! Hormis Hurlements et Le loup-garou de Londres, les autres métrages ne sont en effet pas ce que l’on peut appeler de terribles réussites...

Dès le départ en tout cas, Attias place son film sur de bien mauvaises voies, visiblement parties pour l’entraîner sur les pentes glissantes des très mauvais films sur le sujet ! En effet, une voix off monocorde et ridicule nous explique que des faits terriblement tragiques vont se passer.

Bien sûr, la première scène vient un peu sauver le début du film avec une décapitation nullissime mais agrémentée d’un gentil gore qui prouve en tout cas qu’Attias ne veut pas non plus faire dans le sentimental ! (C’est déjà ça !)

Il est pourtant clair que les défauts techniques se multiplient tant dans le cadrage que dans la luminosité et que bien des séquences paraissent instantanément ridicules. En plus de ces énormes défauts, les personnages (éléments clés de chaque oeuvre du grand Stephen) sont bien mal dépeints, ce qui a dû tourmenter plus d’une fois l’écrivain...

En plus de ce manque de profondeur psychologique des protagonistes, les acteurs, plus que limités, donnent visiblement le meilleur d’eux-mêmes pour... couler l’ensemble tant ils paraissent mauvais ! Hormis un Gary Busey au mieux de sa forme, le reste du casting est juste bon à jeter tant leur jeu fait penser à celui... d’enfants d’une fancy-fair d’école primaire !

On a du mal à oublier leurs jérémiades et c’est avec beaucoup de difficulté que l’on doit se recentrer sur le but principal du film : le loup-garou ! Et pourtant, ce dernier est de très bonne qualité, comme le prouve la première scène où l’on a l’occasion de le voir en gros plan.

Doté de crocs acérés et d’un regard glacial, ce dernier a indéniablement de quoi donner la chair de poule. Les séquences où ce monstre fait son apparition sont d’une étrange intensité qui tranche catégoriquement avec le reste du métrage !

Certes, on voit bien que le costume (pas ou très peu d’effets spéciaux) a quelques énormes défauts imputables à l’époque (1985) où a été tourné le film, mais Attias sait tout de même rendre sa créature impressionnante malgré une démarche plutôt pataude.

Certains plans de caméra tiennent alors du génie lors de la découverte de l’identité du loup-garou. Ces plans rappellent étonnamment le savoir-faire d’Argento en la matière sans pour autant l’égaler... Attias a donc pris de l’assurance au fil du tournage sans pour autant parvenir à corriger ses grosses lacunes.
Il nous livre ainsi un final sans aucun intérêt et trop court qui ne marquera pas les annales.

Peur Bleue est donc un film de loup-garou sans d’autre prétention que d’être un simple divertissement. Un film moyen donc pour un Attias qui n’aura sans doute jamais l’occasion de dépasser son maître Spielberg !


Commentaires sur le film

2 etoiles

Il y avait là de quoi nous servir le loup-garou le plus pervers et le plus vicelard qui soit (imaginons ça entre les mains de Dante)... mais il faudra se contenter de l’histoire d’un petit garçon handicapé et d’une grosse peluche qui mord.. Pas dégueux. Mais peu mémorable, en effet.

1er avril 2014 à 22:04 | Par Fred Bau

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