Critique de film

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Peur bleue

"Deep Blue Sea"
affiche du film

Persuadée de pouvoir remédier à la dégénérescence du cerveau humain, le docteur McAlester découvre les vertus des protéines de requins. Défiant l'autorité médicale et la plus élémentaire prudence, Susan n'hésite pas à recombiner l'ADN de deux grands requins. Deux machines à tuer sont nées...

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Trailer - Peur bleue (1999)
Par : Damien Taymans


Peur bleue
Bande annonce vf publié par CineMovies.fr - Les sorties ciné en vidéo

Les critiques à propos de ce film

Critique de Deep blue sea : Peur bleue - Des cris dans l’océan
Par : Fred Pizzoferrato

Après une forte popularité dans les années ’70 et au début de la décennie suivante, la « sharksploitation » disparait des écrans suite, probablement, à l’échec sans appel du nullissime Les dents de la mer IV - La revanche. Pourtant, à la toute fin du XXème siècle, un métrage va relancer le genre au point de générer à son tour son lot d’imitations, cette fois tournées (par la firme Nu Image) avec un budget réduit et uniquement destinées aux vidéoclubs. Ce film, bien sûr, est le Deep blue sea qui nous occupe aujourd’hui et que l’on doit à Renny Harlin. Cinéaste souvent mésestimé, Harlin s’affirme pourtant comme un très honnête faiseur capable d’exploiter efficacement un concept porteur. Après ses débuts dans l’horreur via l’efficace Prison et l’honnête Le cauchemar de Freddy, Harlin accéda à l’échelon supérieur en réalisant quelques blockbusters pétaradants comme 58 minutes pour vivre, Cliffhanger ou encore L’île aux pirates. Bref, le candidat idéal pour mettre en scène ce délirant Deep blue sea, sorte de grosse production ultra spectaculaire fonctionnant pourtant sur un scénario de série B tout droit sorti de l’imagination d’un geek en roue libre.

Deep blue sea débute en plein océan, plus précisément sur un bateau occupé par une bande de jeunes décidés à faire la fiesta. Mais une caméra subjective donne rapidement l’impression qu’une menace s’apprête à surgir de l’eau pour venir frapper nos petits inconscients et, bien sûr, il s’agit d’un énorme requin. Le navire est mis en pièce mais l’arrivée providentielle d’un chasseur sauve les apprentis marins d’une mort certaine, d’autant que le squale n’est pas vraiment un requin ordinaire. L’animal, en effet, s’est échappé d’un centre de recherches aquatiques consacré à Alzheimer où une scientifique, Susan McCallister, utilise des requins au cerveau artificiellement surdéveloppé pour tenter de trouver un remède à la maladie. Comme le père de Susan est décédé d’Alzheimer personne ne vient lui dire que transformer un prédateur aussi redoutable que le requin pour le rendre plus gros et plus intelligent n’est peut-être pas une bonne idée. L’expérience se poursuit même si les commanditaires réclament des résultats tangibles et immédiats, d’autant que l’évasion du poisson géant constitue une assez mauvaise publicité. La compagnie responsable expédie par conséquent Russel Franklin (Samuel Jackson) sur la station pour mesurer l’évolution des recherches. Deep blue sea nous présente ensuite, durant une vingtaine de minutes, les différents protagonistes de l’intrigue et en particulier un cuistot prédicateur incarné par un LL Cool J en roue libre. Heureusement, la plupart des habitants de la station nautique rentrent chez eux pour le week-end, limitant grandement le nombre d’individus présents lorsque survient une sévère tempête détruisant une partie de la base. Juste avant ce dramatique événement une expérience médicale routinière avait tourné au cauchemar, un des requins de laboratoire ayant sectionné le bras d’un des scientifiques. Les survivants de la station en perdition doivent alors admettre l’impossible : devenus terriblement malins, trois squales mutants organisent une destruction méthodique de l’endroit afin de pouvoir briser les clôtures de titane les confinant dans un bassin et, finalement, gagner la pleine mer dont ils seront alors les maîtres.

Mélange efficace entre l’horreur, le film d’action et le cinéma catastrophe, Deep blue sea joue la carte du rythme frénétique une fois les bases de l’intrigue posée. Il faudra donc patienter une bonne demi-heure avant que Renny Harlin ne se décide à laisser parler les explosifs mais, une fois cette présentation effectuée, le métrage va véritablement foncer à un train d’enfer sans laisser au spectateur le temps de reprendre son souffle. Le réalisateur, de toute façons, n’a guère le choix, seul ce rythme effréné permet de ne pas (trop) s’appesantir sur les nombreuses invraisemblances émaillant le scénario. Heureusement, l’humour plus ou moins volontaire, fonctionne bien, Deep blue sea se permettant quelques scènes référentielles, l’un ou l’autre clin d’œil (la plaque de voiture dans la gueule d’un des squales renvoie directement aux Dents de la mer) et une galerie de personnages pittoresques. Soucieux d’offrir des surprises au public, Harlin se permet même l’impensable en sacrifiant certains protagonistes sympathiques lors de mises à mort spectaculaires et sanglantes. Les scènes d’attaques sont d’ailleurs fort nombreuses, peut-être même un peu trop pour jouer la carte du suspense mais elles fonctionnent parfaitement dans le cadre d’un pur film d’action et Deep blue sea assume son statut de blockbuster de divertissement en optant pour une surenchère typique du cinéma catastrophe. Les explosions se succèdent, les menaces se multiplient, l’eau envahit la station et les survivants tentent de regagner la surface alors que les requins interviennent ponctuellement pour leur compliquer l’existence. N’ayant pas vraiment de temps à consacrer à ses personnages, Renny Harlin les brosse à grands traits, en quelques repères significatifs (l’ancien taulard, le prédicateur rigolo, la scientifique aveuglée par ses recherches, le héros rescapé d’une avalanche…) et laisse les requins mutants les décimer, parfois de manière très surprenante. Le casting, pas toujours convaincants, reste néanmoins raisonnablement concerné et LL Cool J cabotine outrageusement, de même que Samuel Jackson, impayable lors de sa grande tirade héroïque.
Dans l’ensemble, et en dépit de quelques effets numériques ayant aujourd’hui déjà un peu vieillis, les trucages s’avèrent pour leur part très convaincants et les requins se révèlent réellement menaçants, surtout comparés à leurs homologues échappés de Shark attack et autres productions à petits budgets ayant inondés les vidéoclubs au début des années 2000.

Sans être un chef d’œuvre, loin de là, Deep blue sea reste un film popcorn à gros budget, distrayant et souvent amusant, comportant suffisamment d’action, de séquences sanglantes et d’humour pour contenter les amateurs du genre. A coup sur un plaisir coupable et régressif mais également un peu plus d’une heure et demi de divertissement assuré.


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