Critique de film

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Pervert!

"Pervert!"
affiche du film

James se rend chez son père qui vit dans le désert pour y passer l'été. Ce dernier est un vieux pervert passant son temps à collectionner les conquêtes à forte poitrine et à fabriquer des statues de femmes à base de viande...

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Les critiques à propos de ce film

Critique de Pervert ! - Le Grindhouse dans toute sa splendeur !
Par : Quentin Meignant
Tags : Objets tueurs, Slasher, Comédie

Jonathan Yudis, obscur réalisateur américain, sort de l’ombre en 2005 lorsqu’il réalise Pervert !, un hommage totalement délirant à Russ Meyer. Deux ans plus tard, le film arrive sur le vieux continent grâce au magazine Mad Movies. Tout le monde se l’arrache ! Feu de paille ou véritable bombe ? C’est ce à quoi je vais tenter de répondre maintenant...

Ce qui frappe en tout premier lieu, c’est le ton léger que prend directement le métrage. Dès le premiers plans, on a compris : ce sera de la grosse déconne, de l’humour à prendre au cent vingt et unième degré et du cul, du cul, du cul...

Loin de la grossièreté de Franco (Une vierge chez les Morts-Vivants par exemple) et de l’inutilité ridicule (Le lac des Morts-Vivants) de Rollin, les scènes de sexe assurent à Pervert ! une attention de tous les instants ! On se demande à chaque fois comment Yudis et Davis (le scénariste) ont fait pour imaginer de tels délires et, encore plus, comment le premier nommé a pu les tourner avec tout le sérieux d’un grand professionnel !

Ainsi, lorsque l’on découvre les sculptures à base de viande avariée d’Hezekiah, on a juste de quoi se demander d’où est venue cette idée pour le moins loufoque. D’un esprit perturbé sans aucun doute,mais surtout d’un cerveau scénaristique et visuel bien supérieur à la moyenne ! C’est à se demander si Yudis ne s’adonne pas lui-même à ce passe-temps pour le moins original tant ces amas de carnes sont visuellement charmeurs !

D’autres scènes, telles que Cheryl qui mange du maïs ou encore qui joue avec une ruche, valent franchement le détour grâce à une loufoquerie incroyable. Yudis prend un malin plaisir à jouer avec nos zygomatiques et cela marche ! Là où Don Coscarelli nous avait failli nous faire mourir de rire avec son Bubba Ho-Tep, Yudis achève le travail avec Pervert !.

Et ce n’est que le début ! Puisque la deuxième partie se veut encore plus délirante avec l’entrée en scène d’un assassin... auquel personne ne saurait s’attendre ! Petit indice : le film aurait pu être rangé dans la catégorie « Objets tueurs » ! Le rythme s’accélère encore pour ne plus retomber : Yudis ne nous laisse même pas le temps de souffler et les fous-rire s’enchaînent aussi vite que les paires de nichons à l’écran !

Le sang fait aussi sa grande apparition dans cette seconde partie avec des moments gores franchement joyeux ! Tripes et boyaux sont au rendez-vous, le tout dans une atmosphère bon enfant qui ne fait nullement penser qu’on est tout de même devant un film érotico-gore !

Et dans le fond, c’est bien cela la grande réussite du métrage ! Parvenir à nous montrer des images plutôt fortes tout en nous faisant rire, cela tenait réellement de la gageure ! C’est pourtant le défi qu’a relevé Yudis en rendant cet hommage à un maître du genre : Russ Meyer.

Ce dernier est en fait un réalisateur américain qui, boudé par Hollywood pendant tout un temps, connut une période de grande vogue dans les 60’s, alors que la pornographie se faisait de plus en plus présente dans les films grand public. Il profita de cette « avancée » morale pour se forger une solide réputation en matière, notamment de vengeresses nynphomanes (tiens, comme dans Pervert !) avec des titres comme Faster Pussycat ! Kill ! Kill ! ou encore Vixen. Pervert ! constitue donc un formidable hommage à Russ Meyer, disparu en 2004.

Les comédiens, visiblement bien briefés par Yudis, ont d’ailleurs compris tout le « sérieux » du métrage et leurs prestations donnent à elles-seules une dimension supplémentaire à ce vibrant hommage. Chaque personne participant de près ou deloin à l’élaboration de la ellicule a pris son rôle fort à coeur. Mary Carey est sans aucun doute le plus bel exemple de cette pleine réussite artistique. Cette actrice X (rendue célèbre pour sa candidature aux élections de gouverneur de Californie) donne la vraie vision Grindhouse au film. Telles les filles faciles d’un autre temps, elle agiche la bande et nous emmène dans un grand tourbillon de nymphomanie festive. Elle forme d’ailleurs un superbe duo avec le vieux Darell Sandeen (Hezekiah) et leurs petits délires sexuels seront appréciés par une grande partie du public.

Bref, ce film est un délire assuré, une porte ouverte à un cinéma totalement débridé et décomplexé ! Ce grindhouse est un pur instant de bonheur et, à l’instar de Planète Terreur et Boulevard de la Mort, il s’agit d’un retour aux sources non-négligeable qui apporte sa pierre à l’immense édifice des chefs-d’oeuvres contemporains ! Qu’on aime ou qu’on n’aime pas, c’est un film à voir avec délectation !

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