Critique de film

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Pathfinder - Le sang du guerrier

"Pathfinder"
affiche du film

Plus de cinq siècles avant que Christophe Colomb ne découvre officiellement l'Amérique, un drakkar viking aborda les côtes de ce continent sauvage. Entre les barbares du nord et les Indiens natifs, le choc fut effroyable, et seul un enfant viking survécut. Adopté par la tribu des Indiens Wampanoag, le jeune homme blanc désormais connu sous le nom de Ghost grandit et devint un redoutable guerrier. Quinze ans plus tard, alors que Ghost essaie encore d'oublier son passé, les Vikings reviennent, anéantissent sa tribu et mettent en péril la femme qu'il aime, Starfire. A nouveau seul rescapé et assoiffé de vengeance, Ghost va devoir mener le plus difficile des combats. Guidé par le Pathfinder, un puissant shaman qui voit en lui le futur meneur de son peuple, il va se lancer dans la plus spectaculaire des aventures...

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Les critiques à propos de ce film

Critique de Pathfinder - Ce Pathfinder s’est perdu en chemin
Par : Chroniqueurs
Tags : Heroic Fantasy

Par Frank Black

e me dois de donner mon avis sur ce film. Pourquoi ? Parce qu’en tant que fan de haches et de vrais hommes, les tatoués, les poilus qui viennent du Nord, dès que résonne au loin le fracas de la bataille il faut que je me précipite pour prendre ma ration de sang et de virilité barbare ! Je me suis donc jeté sur ce Pathfinder, toujours en émoi devant mes souvenirs du 13ème guerrier de John Mc Tiernan (malgré son massacre au montage !). L’idée de départ est bonne, et découle d’une vérité historique : les vikings sont les premiers à avoir foulé le sol du nouveau monde, et par la même occasion les premiers à avoir persécuté les indiens. Hélas, ceux qui s’attendaient à observer un choc des cultures en seront pour leur frais ...

Non, Marcus Nispel n’est pas John Mac Tiernan. En effet, l’histoire avait un potentiel énorme avec cette confrontation pourtant peu exploitée entre deux tribus bien connues des cinéphiles : les vikings et les indiens. Ici, les vikings sont des brutes épaisses et surdimensionnées qui ne font que dévaster les terres qu’ils foulent, et les indiens sont les gentils autochtones dérangés dans leur tranquilité. Ce parti-pris scénaristique ne laisse donc que peu de place à une confrontation culturelle des deux races. Le personnage principal perd alors tout intérêt, lui qui se trouve à la croisée de ces deux espèces, et se résume à un monsieur muscles lisse auquel le spectateur ne s’attache pas.

De plus, là où les séquences d’action du 13ème guerrier n’obscurcissaient pas le message certes édulcoré du film (mais message quand même) et n’entravaient pas le bon déroulement de l’histoire, celles de Pathfinder sont le film. L’aspect véritablement intéressant de l’intrigue passe d’un coup d’un seul à la trappe ...
Le film de Nispel serait alors comparable à 300, en terme d’approche, puisqu’il privilégie le spectaculaire au contenu historique. Mais là encore, la comparaison ne se fait pas en faveur de Pathfinder. Car Marcus Nispel n’est pas Zack Snyder non plus. Il n’y a rien d’autre dans son film que des batailles au montage hyper découpé, parsemées de quelques séquences archi-revues (la destruction du village indien, les pièges, etc ...). Pas d’émotion, pas de roi Léonidas haranguant ses troupes, pas de furie électrisante, la faute à un Karl Urban pas assez charismatique et peut-être à un montage carnassier (le film a été amputé de 50mn, décidément !).
Pourtant, le film ne manque pas de qualités visuelles. En effet, Le réalisateur filme quelques plans suffisament épiques pour convaincre les amateurs, et l’imagerie barbare du film reste remarquable.

A l’écran, le résultat charcuté (de 2h30, le film est passé à 1h40) surabonde de défauts assez désagréables. En choisissant l’angle du spectacle jusqu’au boutisme, Marcus Nispel est passé à côté de son sujet, pour finalement livrer un film d’action sans surprise. A condition de savoir à quoi s’attendre, on peut sauver ce Pathfinder en le considérant comme un plaisir coupable. Et encore ...


Critique de Pathfinder - Testostérone par K.O.
Par : Gore Sliclez

Dans la plus grande tradition teutonne, place au visuel qui marque et qui tache plutôt que de s’attarder aux implications socio-philosophiques d’un récit pourtant riche en la matière. Pas question de déroger à la règle selon Marcus Nispel qui, dès l’entame du générique, entre dans le vif du sujet et nous présente ce qui sera un choc de cultures et de civilisations, revisité et formalisé en fonction de cet imaginaire collectif que le réal allemand aime tant flirter dans ses films. Ainsi avons-nous des Vikings aux allures dantesques, sortes de géants mythologiques, aux armures et aux casques disproportionnés, éructant des borborygmes sonores et décapitant à tour de biceps gonflés de malheureux indiens le tout dans une chorégraphie très Heroic Fantasy.

Faisant fi quelque peu de la légende de départ ou des données historiques avérées, Nispel préfère donc nous présenter une épopée sanglante, écrite dans les grandes lignes et suivant un canevas classique mais toujours aussi efficace. Le héros bâtard amené à devenir le nouveau guide, qui se cherche dans une communauté indienne pacifiste et fortement idéalisée, la belle du village amoureuse du beau blond, les Vikings en barbares sanguinaires, véritables bêtes de guerre sans pitié et répondant uniquement à la loi du plus fort. Comme sous une effet grossissant, le réalisateur extrapole donc les caractéristiques physiques et tribales de ses personnages tout autant que les données historiques de son histoire dans le but de ravir nos sens plutôt que notre cortex, le tout magnifié par une photographie absolument superbe qui apporte indéniablement ce souffle épique à la légende.

Les couleurs sont sombres, métalliques, bleutées, le sol résonne sous les galops des chevaux Vikings et les angles de vue subliment le guerrier nordiste comme dans les peintures d’un Adrian Smith ou d’un Alex Horley en le rendant plus inquiétant, plus mythique. Marcus Nispel est un maître en la matière. Entouré d’une équipe de fidèles, il offre depuis son remake de Massacre à la Tronçonneuse des œuvres “clippesques” (expériences antérieures expliquant le pourquoi), visuellement impeccables, taillées à la hache et d’une virilité (machisme ?) confondante. Seul bémol de charme à ce tableau “testostéroné”, la superbe Moon Bloodgood qui, bon sang ne saurait mentir, captive le regard et assoupit l’espace d’un instant l’adrénaline du spectateur montée à donf. Et si Karl Urban n’a malheureusement pas le charisme d’un Gerard Butler, mention spéciale est néanmoins accordée à Clancy Brown totalement impressionnant et dont le rôle semble lui être taillé sur mesure.

Si Pathdinder n’a pas la profondeur d’un Dernier des Mohicans ou les subtilités scénaristiques interprétées magnifiquement dans Rob Roy (autre époque, même combat), on ne peut légitiment pas lui reprocher la qualité de son spectacle formel et rythmique. À la question "que demande le peuple ?", Marcus Nispel semble avoir trouver plusieurs idées, ou raccourcis faciles c’est selon, pour arriver à ses fins sans jamais sombrer dans le ridicule. Ce n’est pas le Nouveau Monde de Terrrence Mallick c’est celui de Nispel, point barre !

Commentaires sur le film

L’aventure c’est juste l’aventure.

3 etoiles

Un film imparfait qui vaut mieux que sa piètre réputation. O peut déplorer une mise en avant trop effective du divertissement.

31 août 2009 à 21:08 | Par Isokilla

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