Critique de film

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Passion

"Passion"
affiche du film

Deux femmes se livrent à un jeu de manipulation pervers au sein d'une multinationale. Isabelle est fascinée par sa supérieure, Christine. Cette dernière profite de son ascendant sur Isabelle pour l'entraîner dans un jeu de séduction et de manipulation, de domination et de servitude.

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Trailer - Passion (2012)
Par : Samuel Tubez

Les critiques à propos de ce film

Critique de Passion - When Dressed to Kill meets Hollywood Night
Par : Samuel Tubez
Tags : Psychologique

Il est curieux mais aussi réjouissant de voir De Palma revenir au thriller parsemé de sexe et de violence avec cette relecture du peu reluisant dernier film d’Alain Corneau, Un Crime d’amour, sorti en 2010. Entre remake mollasson et coup d’éclat, son Passion navigue entre le pire et le meilleur, formant par là un objet cinématographique peut-être mineur dans sa carrière mais néanmoins passionnant.

Sur le fond, l’histoire de Passion reste identique au film de Corneau avec ce jeu de pouvoir et de manipulation au sein d’une multinationale entre une businesswoman (la vénéneuse Rachel McAdams) et son assistante qui lui voue une admiration sans faille (une fébrile Noomi Rapace). Cependant, De Palma a la justesse de plonger ses protagonistes dans l’univers de la communication mobile et de la publicité, rafraîchissant ainsi sensiblement l’œuvre dont il s’inspire. Il nous plonge dans un tourbillon d’images fait de visioconférences et vidéosurveillances, de caméras subjectives et de split screen. Il prend son temps, à l’ancienne, comme Hitchcock (normal !) pour brouiller les pistes et mieux jouer avec nos nerfs. Dans sa reconstitution du crime parfait, il fait intervenir une troisième manipulatrice, jouée par la belle Karoline Herfurth (Nous sommes la nuit), qui avancera sur le devant de la scène au moment voulu. Ce jeu de marionnettes où les hommes ne sont presque qu’objets (voir la prestation désincarnée de Paul Anderson) donne autant le vertige qu’il désarçonne. On est parfois à deux doigts du risible, on frôle le téléfilm du samedi soir (aïe, ça fait mal d’écrire ça d’un film de Brian !), mais le maître du suspense en sort in extremis par sa maestria partiellement retrouvée (quel final !). C’est un vrai plaisir de retrouver alors tous les gimmicks et éléments qui font l’essence de son cinéma, accordés à un très joli score de Pino Donaggio. Mais il faut être patient. Attendre la dernière demi-heure et suivre une histoire trop identique à son modèle ou supporter d’ici là une esthétique porno-chic un poil vulgos sous une douche de lumières froides (la photo n’est pas des plus inspirée). Le réalisateur a beau convoquer Pulsions, Sisters ou Body Double, il n’arrive cependant plus à leur maestria. Malgré quelques réjouissances, le triste constat s’impose donc : Passion est incroyablement décevant mais il y reste quand même de sacrés morceaux de cinéma !

Pas loin de déchaîner les passions (héhé, elle était facile celle-là !), le dernier De Palma déconcerte par son manque d’innovation ainsi qu’une atmosphère proche d’un téléfilm. Seuls les véritables amoureux de son cinéma pourront être cléments et y trouver un certain plaisir (pervers ?). Pour les autres, on ne peut que vous conseiller de vous tourner vers ses thrillers (véritablement sulfureux ceux-là) des années 70 et 80. La belle époque.


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