Critique de film

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Parasites

"Growth"
affiche du film

En 1989, sur lâ

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Les critiques à propos de ce film

Critique de Parasites - Sales bestioles !
Par : Damien Taymans

1989. Des chercheurs, après avoir réussi à façonner chimiquement des perles parfaitement circulaires (waouh !), bûchent sur la possibilité de créer des êtres humains parfaits. La méthode est simple : les transformer en hôte de luxe pour un parasite spécialement conçu pour améliorer leurs capacités physiques et intellectuelles. Mais un parasite reste un parasite et les bêbêtes, sitôt qu’elles emménagent dans leur nouvelle niche, en profitent pour la bouffer de l’intérieur, provoquant ainsi un génocide organisé qui ravage les trois quarts de l’île. Vingt ans plus tard, Jaimie revient dans son berceau natal pour revendre la maison familiale estimée à une bagatelle de 2 millions de dollars. Sur place, son boyfriend, son demi-frère, sa meilleure amie et elle doivent faire face à des milliers de larves affamées...

De ce synopsis transpire une furieuse volonté de renouer avec la tradition des craignos monsters des années 50 et 60 qui pullulèrent dans une ambiance post-atomique des plus morose. Un savant fou qui, à l’instar de Mengele, désire mettre au point des super-soldats, de méchantes et envahissantes créatures qui s’insinuent par tous les pores et envisagent d’envahir, en se servant de leur hôte, tous les ports, une critique plutôt ténue à l’égard des écueils du progressisme scientifique : tous les ingrédients s’amoncèlent au sein d’un cocktail plutôt indigeste. Convenu de bout en bout (les djeunz qui débarquent dans un lieu reculé, l’antipathie des autochtones, la résurgence d’un fléau que tous croyaient endormi), ce second film de Gabriel Cowan (co-réalisateur de la resucée Sawesque Breathing room) ne s’affranchit jamais véritablement de cette compilation de clichés, poussée à l’extrême par quelques reprises patentes des canons du genre (les appétences sexuelles parasitaires de Frissons, le ciré noir de I know what you did).

La gangrène, à l’instar de l’épidémie du métrage, se transmet à l’ensemble de l’oeuvre qui ne tire finalement bénéfice ni de ses effets spéciaux (quelques CGI modérément convaincants) ni de l’interprétation de son panel de gueules de la série B (Mircea Pterodactyl Monroe, Christopher Sleepaway camp Shand, Brian Beyond Loch Ness Krause) qui patine littéralement dans ce script rempli d’invraisemblances et arrosé d’une bonne louchée de naïveté.

Préparant en parallèle un documentaire sur le génocide rwandais, Gabriel Cowan a complètement loupé celui, larvaire, qui menaçait l’île scientifique de Cuttyhunk. Pas honteux mais plutôt ennuyeux, Parasites ne ravira que les amoureux des invasions de créatures visqueuses déçus par l’inertie de celle qui bringuebale entre leurs cuisses.


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