Critique de film

pub

Parasite Dolls

"Parasaito Dôruzu"
affiche du film

Les robots et les humains cohabitent dans le même monde, les premiers étant parfaitement intégrés à la société et au service des hommes. Ils sont si parfaitement réalisés que rien ne semble les différencier des humains. Mais cela ne semble pas convenir à tout le monde. En effet, la police enquête sur une suite de meurtres dont les victimes sont toutes... des robots.

pub

Les critiques à propos de ce film

Critique de Parasite Dolls - Des poupées, des poupons, et des doudous
Par : Fred Bau

Tokyo, 2034. La capitale nipponne est appelée Megalocity depuis qu’un tremblement de terre l’a anéantie quelques années auparavant. Grâce à la technologie d’androïdes bio-mécaniques, les boomers, la reconstruction a pu se faire en un temps record, permettant ainsi à la puissante multinationale Genom d’étendre son empire financier. Bien qu’intégrés, les boomers posent problème : leur nature semi-artificielle les a amenés à développer des émotions et à s’interroger sur leur véritable identité ; aussi leur arrivent-ils d’être saisis de crise de folie dévastatrice. Dans cette civilisation où androïdes et humains s’efforcent de cohabiter, la "Branche" (unité secrète de l’A.D police) a pour mission d’assurer le maintien de l’ordre entre les deux entités, alors le crime organisé détourne les boomers afin d’exploiter leurs failles et leurs capacités...

OAV en trois épisodes pouvant être visionné de manière totalement indépendante de Bubble Gum Crisis : Tokyo 2040 (1998) et AD Police (1998/1999), à la suite desquels il s’inscrit, Parasite Dolls occupe une position quelque peu discutable dans l’univers thématique et visuel de l’animation japonaise cyberpunk. Certains lui reprochent de n’être qu’un pâle dérivé de Ghost in the shell, alors que d’autres lui accordent le crédit d’avoir préfiguré des aspects de Ghost in the Shell 2 : Innocence. On se contentera ici de remarquer qu’au regard des thèmes fondamentaux magistralement explorés dans le manga Akira (trauma de la bombe atomique, manipulation mentale, société high tech fissurée), et dans les films Blade Runner et Ghost in the Shell (la question de la délimitation du vivant et de l’identité humaine), Parasite Dolls fait dans son genre figure de variation mineure, sans pour autant pouvoir rivaliser avec l’anime Akira (1988) en termes de qualité d’animation. Alors Innocence...

Il ne restait donc entre les mains de Kazuto Nakazawa et Yoshinaga Naoyuki, pour s’illustrer, que le développement de thèmes adjacents, ainsi que le choix d’un ton extrêmement noir pour les ambiances du film. Avec leur incursion dans les crimes crapuleux, le trafic de drogue, un boomer qui harcèle sa patronne humaine, les partouzes cybernétiques entre crackers en mal de sensations fortes, un serial killer qui s’en prend aux prostituées, une call girl hantée par l’image d’une inquiétante fillette, un attentat de grande ampleur, le tout sur fond de manipulations politiques, les deux réalisateurs se sont aventurés sur un terrain trasho-érotique qu’ils n’ont pas eu hélas l’audace d’assumer. Bien que manifestement ancré dans l’anime pour adultes, Parasite Dolls ne va pas au bout de sa dimension visuelle. Le sexe est toujours trop timoré, le gore n’est jamais assez gore, le trash pas vraiment trash, l’action presque molle, et le rythme lent et elliptique. On ne voit guère que les fans de l’univers de la série Bubble Gum Crisis (1987/1991) pour se contenter de ce genre de tiédeurs, dans la mesure où ils y trouvent quelque chose comme le parachèvement d’une franchise.

En dépit d’une intrigue alléchante sur le papier, Parasite Dolls ne parvient à convaincre à aucun de ses stades. Ressassant des thèmes récurrents du cyberpunk sans parvenir à un récit abouti, ce manga lorgne du côté de ce que nous autres occidentaux qualifions de Hentai. Mais Kazuto Nakazawa et Yoshinaga Naoyuki, probablement trop limités par les contraintes de la franchise Bubble Gum Crisis, se contentent de flirter avec l’attentat visuel explicite qui aurait fait de ce film une pépite.

Donnez votre avis sur le film !

En résumé
ecrire un commentaire sur le film
;



Récentes critiques

affiche du film
Jessie
2017
affiche du film
The Babysitter
2017
affiche du film
Ça
2017
affiche du film
The Black Room
2016
affiche du film
Spider-Man: Homecoming
2017
affiche du film
Okja
2017
affiche du film
Underworld: Blood Wars
2016
affiche du film
Wonder Woman
2017
affiche du film
Pirates des Caraïbes : La vengeance de Salazar
2017
affiche du film
The End
2016

Cinemag

> Feuilleter

Concours

Sondage