Critique de film

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Paranormal Activity

"Paranormal Activity"
affiche du film

Katie et Micah forment un couple qui semble heureux dans sa nouvelle maison. Mais rapidement, les deux jeunes gens sont dérangés chaque nuit par une présence indéfinissable. Pour rassurer sa femme, Micah achète une caméra quâ

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Les critiques à propos de ce film

Critique de Paranormal activity - Sueurs froides
Par : Damien Taymans

Véritable révolution ou pétard mouillé ? L’interrogation était de mise également à la fin des années 90 lorsqu’a déboulé dans la cour des grands une petite pellicule indépendante sans prétentions, tournée en une poignée de jours pour un budget de 20 000 dollars avec trois acteurs amateurs. Si Le Projet Blair witch ne coïncide pas avec la création du documentaire horrifique (la genèse se situe en Italie dans les années 80 avec le Cannibal holocaust de Ruggero Deodato), il en reprend tous les ingrédients et entretient, en accentuant le réalisme de l’entreprise (passants interrogés dans une première partie du film, lieux réels, acteurs inconnus) et en jouant sur une prétendue véracité, un climat de peur extrêmement efficace.

Dix ans plus tard, un nouveau buzz émerge. Sur la toile d’abord avant que les médias « officiels » ne s’y intéressent de plus près. Ce phénomène porte le nom de Paranormal activity, film aux moyens limités qui exploite les événements fantomatiques alors que Myrick et Sanchez jetaient leur dévolu sur une sorcière diabolique, que Matt Reeves filmait l’invasion d’une mégalopole par un monstre gargantuesque et que Balaguero et Plaza abordaient une inexplicable contamination dans un immeuble hermétiquement fermé. L’histoire est d’une simplicité déconcertante : un jeune couple se trouve menacé chez eux par un esprit qui les hante chaque nuit. Improvisant dans le désordre, le couple recourt à toutes les possibilités pour faire fuir cet intrus : recours à un médium, essai de planche ouija, prises de son intra-camera, le tout filmé par l’œil insensible de la caméra de Micah qui entend immortaliser chaque instant.

Remarqué dans divers festivals (au Screamfest et à Slamdance en 2007), directement plébiscité par les rares spectateurs qui avaient eu le privilège de la voir et par les quelques critiques éparses et autres reviews de newsgroups, Paranormal activity éprouve de grosses difficultés à se trouver, dans un premier temps, un distributeur pour une sortie sur grand écran. Les exécutifs de Dreamworks qui acquièrent finalement les droits du film optent pour un remake amélioré de la bande au grand dam du cinéaste qui accepte à contre-cœur contre la promesse d’utiliser la pellicule existante pour quelques projections-tests dans quelques festivals. Lesdites projos s’avèrent concluantes : le public est angoissé par l’atmosphère pesante de l’œuvre et mortifié par des séquences de trouille excessivement réalistes. Dreamworks tranche : le métrage sortira en l’état dans une petite quantité de salles à travers le pays avant de faire frissonner le box-office US durant de nombreuses semaines et de s’imposer comme l’une des bandes les plus rentables de l’histoire du cinéma. A croire que cette banale histoire de maison hantée, bénéficiant d’une mise en scène réduite à son plus simple appareil (l’acteur Micah Sloat, trop bon cadreur, a d’ailleurs été prié par le réalisateur Oren Peli de rendre son cadrage plus amateur) devenait le nouveau élu messianique d’un genre en pleine révolution.

Pourtant, Paranormal activity, en restreignant considérablement son intrigue (deux persos, un lieu unique, une caméra) tandis que d’autres l’explosent (Cloverfield et sa shakycam nauséeuse), réussit là où d’autres se sont cassés les dents. Minimaliste lors de la version « documentaire », la péloche possède une certaine envergure lors des séquences nocturnes durant lesquelles le couple devient le témoin d’une série d’événements étranges et inexpliqués. Grattements, bruits de pas, cognements, portes qui claquent, drap qui se soulève, l’arsenal est des plus complet et suffit à faire chavirer la tension de spectateurs imprégnés par l’aspect « réel » de l’histoire qui se voit poussé à outrance lors de son dénouement peu convaincant.


Critique de Paranormal activity - Projet Blair ghost
Par : Chroniqueurs
Tags : Found footage

Par Caligari

En 1999, au milieu d’une déferlante de films d’horreurs formatés, un petit film du nom de The Blair Witch Project s’imposait, aux USA et dans le reste du monde, comme un véritable phénomène cinématographique, voire de société. Ce faux documentaire sur trois jeunes étudiants en cinéma disparus dans un bois maudit apparaissait à l’époque comme quelque chose de totalement nouveau et annonciateur d’une éventuelle nouvelle vague dans la réalisation des films de genre. Dix ans plus tard, non seulement les films d’horreur formatés sont toujours foison, mais en plus, on a presque oublié que Blair Witch a existé. Tout comme Blair Witch était largement inspiré, dans sa forme, du Cannibal Holocaust de Deodato, ce Paranormal Activity (qui sort enfin dans les salles en septembre 2009, après avoir traîné deux ans sur les étagères) est très clairement dans la lignée du film de Myrick et Sanchez. Bien sûr, depuis il y a eu d’autres tentatives, comme le Cloverfield de Matt Reeves ou encore le Rec de Balaguero et Plaza, mais il est amusant de constater à quel point les médias et les spectateurs ont la mémoire courte, tellement on semble redécouvrir l’eau chaude à la sortie de chacun de ces films. Paranormal Activity n’a donc, à priori, rien de révolutionnaire, et s’inscrirait même dans une sorte de mouvance à la mode dont on peut pressentir qu’elle finira par agacer si elle perdure avec une aussi belle santé.

Paranormal Activity, comme The Blair Witch Project, s’intéresse à un nombre limité de personnages, mais fait encore plus fort que son aîné, vu qu’il sont ici réduits au nombre de deux. Le couple Micah/Katie, fraîchement établi dans une belle maison d’une banlieue cossue, est hanté par un fantôme qui semble vouloir s’immiscer dans leur chambre toutes les nuits. Pour apporter un témoignage visuel à ce phénomène inexpliqué, Micah décide de filmer l’intégralité des nuits, afin d’attraper le fantôme sur le fait. Suite à l’échec de nombreuses tentatives de se débarrasser de l’intrus (dont l’appel à un exorciste des plus peureux), la situation au sein du couple est de plus en plus tendue.

Plus que dans un film d’horreur, on est véritablement ici dans une sorte de radioscopie de la vie de couple. Le côté lent et répétitif peut agacer et paraître inutile à certains moments, mais cela donne une réelle épaisseur au couple, qui est le vrai sujet du film. Ce qui est montré, c’est précisément la répétition, la routine de la vie de couple, à laquelle s’intègre progressivement et subrepticement le phénomène paranormal. En effet, le couple, s’habituant peu à peu à l’intrusion de cette entité indéfinie dans son quotidien, finit presque par l’intégrer à sa vie. Tout comme s’il s’agissait d’une fuite d’eau ou d’une autre nuisance, Micah et Katie tentent de résoudre le problème qui se pose à eux, mais, en attendant d’avoir trouvé la solution, vivent avec. Au-delà de l’aspect routinier des intrusions de l’ectoplasme, celles-ci revêtent également un aspect intrusif plus gênant, en cela qu’il s’immisce dans la vie du couple le soir venu, lorsque Micah et Katie sont dans leur lit. Plus d’une fois, le malicieux fantôme tente de s’introduire dans les draps du couple au bois dormant. Le fantôme, du statut de simple nuisance passe là à celui de troisième élément dans le couple. Et comme dans un drame conjugal à trois personnages, le dénouement passera inévitablement par l’élimination d’un, voire de plusieurs membre du trio.

Outre le fait qu’il s’incruste et qu’il ait un petit côté « pervers-pépère », le fantôme de Paranormal Activity a une autre particularité, qui donne toute sa crédibilité, tant que faire se peut, à l’ensemble. Le fantôme n’est pas domestique, mais personnalisé. Ce qui veut tout simplement dire qu’il ne hante pas la maison habitée par le couple, mais un des membres du couple, à savoir Katie, et cela depuis sa plus tendre enfance. Cette astuce scénaristique légitime le huis clos et l’enfermement du couple dans la maison, étant donné que, même s’ils la fuyaient, le fantôme les suivrait.

Plus original et beaucoup plus malin qu’il ne pourrait paraître de prime abord, Paranormal Activity, s’il se traîne de temps à autres dans sa description du quotidien de Katie et Micah, assure malgré tout avec beaucoup de détails convaincants la description de la vie conjugale, et parvient à intégrer le fantastique dans ce qui ne pourrait être qu’un film sur le couple. Etonnants de naturel, Katie Featherston et Micah Sloat parviennent à maintenir l’intérêt jusqu’à un final beaucoup plus conventionnel (qui a d’ailleurs été retourné sous l’impulsion de Steven Spielberg, pour la sortie en salle).


Commentaires sur le film

Ouai bof...

2 etoiles

Décevant. J’attendais beaucoup de ce film et je suis resté sur ma faim. Dômage. Il m’a donné envie de regarder (encore) le Porjet Blair Witch.

13 avril 2010 à 11:04
Ouai bof...

2 etoiles

Décevant. J’attendais beaucoup de ce film et je suis resté sur ma faim. Dômage. Il m’a donné envie de regarder (encore) le Porjet Blair Witch.

13 avril 2010 à 11:04
Ca donne froid dans le dos, je trouve tres reussi...

5 etoiles

coups de coeurCoup de coeur !

3 octobre 2010 à 23:10

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