Critique de film

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Paprika

"Papurika"
affiche du film

Dans le futur, un nouveau traitement psycho-thérapeutique nommé PT a été inventé. Grâce à une machine, le DC Mini, il est possible de rentrer dans les rêves des patients, et de les enregistrer afin de sonder les tréfonds de la pensée et de l'inconscient. Alors que le processus est toujours dans sa phase de test, l'un des prototypes du DC Mini est volé, créant un vent de panique au sein des scientifiques ayant développé cette petite révolution. Dans de mauvaises mains, une telle invention pourrait effectivement avoir des résultats dévastateurs. Le Dr. Atsuko Chiba, collègue de l'inventeur du DC Mini, le Dr. Tokita, décide, sous l'apparence de sa délurée alter-ego Paprika, de s'aventurer dans le monde des rêves pour découvrir qui s'est emparé du DC Mini et pour quelle raison. Elle découvre que l'assistant du Dr. Tokita, Himuro, a disparu...

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Trailer - Paprika (2006)
Par : Samuel Tubez

Les critiques à propos de ce film

Critique de Paprika - Dans ses rêves
Par : Samuel Tubez
Tags : Asiatique, Animation

Avec ce quatrième long métrage, Satoshi Kon plonge entièrement dans un univers fantaisiste et onirique et s’applique moins à analyser la société nippone que dans ses précédents films. Délicieusement surréaliste et visuellement époustouflant, Paprika n’en est pas moins une œuvre riche et fourmillante de thèmes chers à l’artiste.

Des chercheurs ont inventés un traitement permettant d’infiltrer les rêves et ainsi sonder les tréfonds de l’âme humaine. Mais l’un des appareils permettant cette prouesse, le DC Mini, a été volé et risque, entre de mauvaises mains, de provoquer bien des dangers. Atsuko Chiba, une des scientifiques, se lance dans l’enquête avec son alter ego onirique, Paprika, pour pénétrer dans les rêves des autres et ainsi trouver le manipulateur principal qui est en train de provoquer une véritable folie parmi les victimes du DC Mini.

A l’origine de Paprika, il y a un roman de Yasutaka Tsutsui, qui mêle habilement divertissement et psychanalyse. L’auteur, qui a particulièrement apprécié les traitements de Perfect Blue et Millenium Actress, a vu en Satoshi Kon la personne idéale pour adapter son œuvre en film d’animation. De son côté, Satoshi Kon, qui dans ses précédents films justement, abordait déjà le thème de la contamination de la réalité par le rêve et la fiction, a vu dans ce projet une manière d’aborder cela de plein pied en réalisant une sorte de synthèse sur le thème. Laissant légèrement de côté la critique sociale chère à ses précédents travaux (dont Paranoia Agent constitue l’un des sommets), l’artiste mise avant tout sur une création qui se veut visuelle. Dès la scène d’introduction, on est plongé dans une aventure colorée et mystérieuse où l’héroïne principale est une pétillante actrice de films oniriques. Tout un programme ! A partir de son intrigue (assez simple, finalement), Satoshi Kon laisse libre court à son imagination et offre un spectacle fantasmagorique sans nul autre pareil. Entre la trame classique du thriller et le foisonnement d’images oniriques perturbantes, il offre plusieurs niveaux de lecture, fait s’entrecroiser les éléments, et superpose ainsi les dimensions avec une maîtrise incroyable. A la vision de Paprika, le spectateur n’est jamais perdu, mais régulièrement égaré. L’idéal étant « de ne pas chercher à comprendre le film mais de s’installer confortablement et de se laisser emporter par le tourbillon d’images » dixit le réalisateur. En effet, même si au final Kon nous explique bien son film qui aboutit à une conclusion des plus logiques, il vaut mieux, lors de la première vision, se laisser submerger par le flot d’images. On savoure d’autant plus une seconde immersion où l’on peut alors disséquer l’intelligence de cette mise en scène grandiose servant, entre autres, une géniale étude du 7ème art. En attendant d’être bien assimilé, Paprika est aussi et surtout un divertissement resplendissant où l’animation traditionnelle, sensiblement magnifiée par quelques subtils effets numériques, prouve encore toute son énergie et son expressivité.

Le dernier film de Satoshi Kon est une intrigue psychologique absolument passionnante et imprévisible dont chaque image offre un spectacle saisissant où explosent littéralement les couleurs et les fantasmes. Grâce au génie de l’artiste (entouré d’une solide équipe, dont le musicien Susumu Hirasawa qui livre une nouvelle bande son présentant une harmonie exemplaire avec les images), vous risquez d’assister là à un spectacle renversant sans nul autre pareil. Qu’on se le dise, Paprika est l’un des derniers tout grands chefs d’œuvres du cinéma d’animation nippon.


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