Le Cinéma Fantastique au bout des doigts. Cinéma Fantastique vous propose une critique jeune des films les plus vieux au plus récents traitant du fantastique dans sa globalité. Horreur, gore, fantômes ...
Justicier et Puritain
Dans un XVIe siècle ravagé par les guerres, le capitaine Solomon Kane est une redoutable machine à tuer, aussi brutale qu’efficace. Armé des pistolets qui font sa marque, de sa dague et de sa rapière, lui et ses hommes laissent libre cours à leur soif de sang alors qu’ils combattent au nom de l’Angleterre d’un continent à l’autre. Pourtant, lorsque Kane décide d’attaquer une mystérieuse forteresse quelque part en Afrique du Nord, sa mission va prendre un tournant fatal... Un par un, ses hommes sont décimés par des créatures démoniaques, jusqu’à ce qu’il reste seul face à l’envoyé du diable, venu des profondeurs de l’Enfer pour s’emparer de son âme atrocement corrompue. Kane parvient à s’échapper, mais il sait qu’il doit maintenant se racheter en renonçant à
la violence et en se consacrant désormais à une vie de paix et de pureté.Sa nouvelle spiritualité ne tarde pas à être mise à l’épreuve lorsqu’il revient dans une Angleterre dévastée par des hommes diaboliques à la solde d’un être masqué terrifiant, l’Overlord...
Voilà donc à quoi ressemble cet intriguant Solomon Kane qui suscita de nombreuses rumeurs sur la toile depuis l’annonce de l’adaptation du célèbre roman éponyme de Robert E. Howard, père de la fantasy moderne. Ce nom ne vous est pas inconnu ? Quoi de plus normal puisque celui-ci est l’auteur à succès de Conan le barbare, Kull ou encore Red Sonja dont on attend également l’adaptation. Mais Kane se présente comme l’antithèse du fameux Cimmérien qui fut adapté par John Milius en 1982. Kane apparaît plutôt comme un homme sobre, taciturne, fuyant le vin et les femmes, ne se livrant à l’aventure que lorsqu’un « plan céleste » l’exige. « Ses yeux profonds et rêveurs étaient rendus encore plus sombres par le costume foncé et austère de Puritain qu’il aimait porter ». Le Mal auquel s’attaque Solomon Kane est infernal, diabolique, immédiatement reconnaissable. Sous cet angle, son fanatisme apparaît donc comme justifié.
Produit notamment par les frères français Samuel et Victor Hadida (Silent Hill, Le Dahlia Noir…), c’est au réalisateur très prometteur Michael J. Bassett (réal de Deathwatch ou du très sympathique Wilderness) qu’est revenu la lourde tâche d’adapter au cinéma le roman dans la belle ville de Prague (Tchéquie) du 14 janvier au 8 avril 2008 avec un budget accordé à 45 millions de dollars. Décidant de penser son film plan par plan via des storyboards, celui-ci les a ensuite scannés pour
créer des animatiques sur ordinateur allant jusqu’à les illustrer musicalement, ce qui confère au film une photographie superbe et très réaliste. Certains compareront le film à un certain Van Helsing, un constat sans doute trop simpliste et totalement infondé au vu des images très poétiques et très violentes (le film est quand même classé « R ») visibles sur le web proches du bestiaire effrayant d’un (tiens, tiens) Silent Hill ou d’un Underworld. Il est vrai que les effets spéciaux étant diligentés par les studios de Patrick Tatopoulos, le spectateur est en droit d’attendre des peintures fantastique proches des œuvres fantasy de ces dernières années. À noter que Michael J. Bassett a déjà envisagé son film comme une possible trilogie, dirigeant son projet d’après son propre scénario.
Mais la surprise provient néanmoins du casting avec le choix de James Purefoy dans le rôle de Kane. Aperçu dans A Knight’s Tale et la série Rome, Hadida justifie néanmoins sa sélection de Purefoy par sa capacité à incarner les forces et les faiblesses de Kane et qui font de lui le parfait héros moderne. Il apporte selon lui " un puissant réalisme" au héros du film. Un soutien qui aura fait du bien au principal concerné après les nombreuses déconvenues du tournage et notamment lors d’une scène de duel durant laquelle un cascadeur maniant une épée a frappé l’acteur anglais à la tête. Résultat : cinq points de suture et une jolie cicatrice ! Quand on vous disait que le film était physique…
Verdict ce 23 décembre, date de la sortie officielle du film en France.
TRAILER
Ce site compte actuellement :
Ajouter un commentaire