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Bridget Jones : L’âge de déraison ?
Après avoir accueilli Pandorum, les salles françaises s’apprêtent à recevoir sur leurs écrans un autre film du réalisateur allemand Christian Alvart (Antibodies) qui signe avec Le cas 39 sa première expédition en terres hollywoodiennes. Succédant aux prodiges asiatiques et à d’autres maestros européens, Alvart fait ses premières armes pour le compte de la Paramount, major qui a récupéré le film assez tôt et se charge
personnellement de sa distribution à l’international.
L’histoire est des plus conventionnelle : Emily Jenkins, une assistance sociale qui pense avoir tout vu dans son métier rencontre un cas mystérieux, celui de la petite Lilith Sullivan, âgée de 10 ans. Ses pires craintes se confirment lorsque les parents de la jeune tentent de tuer leur fille unique. Emily parvient à arracher l’enfant à l’enfer qu’elle vit auprès de ses parents. Mais les apparences sont trompeuses…
Des histoires de mômes aux intentions malveillantes, le septième art en compte à la pelle. Des Révoltés de l’an 2000 au récent Esther en passant par The children, tout aura été fait ou presque en matière de gamins fascinés par la mort et désireux d’en finir une fois pour toutes avec les adultes. Quant au personnage de l’assistante sociale qui guide la mission de sauvetage, l’image n’en est que trop élimée, usée par les multiples variations qu’elle a elle-même enfantées, allant de la psychiatre en charge de la petite Reagan dans le troisième volet de L’exorciste aux débordements maternels de celle en charge de Dorothy dans le film éponyme. Compilant les œillades à des classiques comme The Omen, Le Cercle ou Le bon Fils, le métrage ne présente finalement qu’une formule éculée qui se voit encore amoindrie par une mise en scène d’un académisme navrant.
Pourtant, la présence de Bridget Jones au casting avait de quoi intriguer. Renée Zellweger, habituellement confinée au registre des drames et des comédies, s’illustre pour la seconde fois dans le genre après avoir interprété un petit rôle dans le fumiste Massacre à la tronçonneuse : la nouvelle génération de Kim Henkel, scénariste de l’opus de Tobe Hooper. A ses côtés, la jeune Jodelle Ferland n’en est pas à son coup d’essai puisqu’on a pu la voir dans Silent Hill, Les Messagers et une adaptation télévisuelle de Carie au bal du diable.
C’est dire si la révélation a pu seconder Zellweger, notamment lors des séquences d’incendies, tournées sans le moindre effet spécial selon la volonté du réalisateur. Ce qui valut une grosse frayeur à l’ensemble de l’équipe lorsqu’un des effets pyrotechniques a provoqué l’embrasement du plateau et la perte d’une grande partie du matériel technique. A croire que certains films sont maudits à juste titre !
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