Le Cinéma Fantastique au bout des doigts. Cinéma Fantastique vous propose une critique jeune des films les plus vieux au plus récents traitant du fantastique dans sa globalité. Horreur, gore, fantômes ...
Le petit sorcier, héros de l’été
Par Carrie
L’étau démoniaque de Voldemort se resserre sur l’univers des Moldus et le monde de la sorcellerie. Poudlard a cessé d’être un havre de paix, le danger rode au cœur du château... Mais Dumbledore est plus décidé que jamais à préparer Harry à son combat final, désormais imminent. Ensemble, le vieux maître et le jeune sorcier vont tenter de percer à jour les défenses de Voldemort. Pour les aider dans cette délicate entreprise, Dumbledore va relancer et manipuler son ancien collègue, le Professeur Horace Slughorn, qu’il croit en possession d’informations vitales sur le jeune Voldemort. Mais un autre "mal" hante cette année les étudiants : le démon de l’adolescence ! Harry est de plus en plus attiré par Ginny, qui ne laisse pas indifférent son rival, Dean Thomas ; Lavande Brown a jeté son dévolu sur Ron, mais oublié le pouvoir "magique" des chocolats de Romilda Vane ; Hermione, rongée par la jalousie, a décidé de cacher ses sentiments, vaille que vaille. L’amour est dans tous les coeurs - sauf un. Car un étudiant reste étrangement sourd à son appel. Dans l’ombre, il poursuit avec acharnement un but aussi mystérieux qu’inquiétant... jusqu’à l’inévitable tragédie qui bouleversera à jamais Poudlard...
En lisant ce synopsis, vous l’aurez compris, J.K Rowling n’ y est pas allé de main morte en écrivant le sixième épisode de la saga Harry Potter. En effet, la romancière nous présente un roman complexe où se mêlent amour, magie noire, mystères, drames et secrets en tout genre. Si le synopsis retranscrit à merveille les ingrédients du roman,
on peut aussi compter sur l’excellent David Yates (Harry Potter et l’Ordre du Phénix) pour traduire au mieux l’ambiance toute entière de l’œuvre de la romancière. Cette année, le réal, un temps dévolu aux séries télé anglaises, va encore nous époustoufler en accordant les nombreuses qualités de la franchise et, notamment, des effets spéciaux, comme tendra à le prouver la spectaculaire scène d’entrée : la réduction d’un pont de Londres à l’état de poussière. A ce titre, les nombreuses photos dévoilées dans les médias ces dernières semaines démontrent une nouvelle recherche esthétique qui devrait nous en mettre plein les mirettes (la boutique des jumeaux Weasley devrait particulièrement valoir le détour. Rien n’a visiblement été laissé au hasard comme en attestent les alléchantes bandes-annonces et le métrage devrait s’adresser à un public toujours aussi large.
Du côté du casting, de nouveaux personnages font leur apparition. Chez les adultes, nous découvrirons le professeur Slughorn, un personnage érudit, manipulable, intéressé par la gloire des autres et un peu porté sur la bouteille à l’occasion. Il est interprété par Jim Broadbent (Indianna Jones et le crâne de cristal et Le monde de Narnia). Chez les jeunes, Lavande Brown, la petite amie de ce rouquin de Ron, fait son apparition, interprétée par Jessie Cave (Summerhill, Cœur d’encre). A l’image de cette amourette naissante, les hormones
des principaux protagonistes de la saga entrent totalement en éveil avec ce sixième opus qui devrait s’avérer riche en butinages : tandis que Romilda Vane (Anna Shaffer) prépare des philtres d’amours, Harry batifole avec Ginny Weasley, Lavande flirte grossièrement avec Ron (mets-lui la langue, mon beau !), Hermione, folle de rage, essaie tant bien que mal de rendre jaloux son rouquin avec Cornac Mclaggen (Freddie Sorma). La sensualité de l’œuvre risque donc fort de s’en trouver exacerbée et, sans pour autant que Yates ne s’attarde à ces détails, Harry Potter et le Prince de Sang-Mêlé pourrait revêtir des petits airs de Twilight : Fascination. Les scènes de baisers et de jalousie seront légion et devraient permettre à la franchise d’accrocher un public encore plus large.
Toujours du côté des nouveaux arrivants, on remarquera la présence d’Hero Fiennes-Tiffin, un jeune garçon qui est en fait le neveu de Ralph Fiennes (piston, quand tu nous tiens) et qui ne s’est signalé que par un rôle mineur dans un drame de Suzie Halewood, Bigga Than Ben. Mais, comme le hasard fait bien les chose, le neveu de Fiennes
incarnera Voldemort (le personnage de son tonton) durant des flashback concernant le personnage. Ces retours dans le passé servent en fait à Harry Potter dans sa quête. Cette dernière sera, par contre, émaillée d’une présence accrue du détestable Drago Malfoy, toujours incarné par Tom Felton, qui, cette fois, profitera d’un rôle de premier rang.
Ce casting et les moyens mis en œuvre durant un très long tournage a bien entendu un prix : 150 millions d’euros, allongés par une Warner qui sent dans son dos le souffle de Summit Entertainment, firme qui a lancé la nouvelle franchise en vogue auprès des ados, Twilight.
Dès lors, la société a décidé d’empocher le pactole par n’importe quel moyen : Harry Potter et le Prince de Sang-Mêlé a été reporté de près de 8 mois sur ordre des décideurs. Warner Bros. entendait comme cela profiter d’une période estivale toujours propice aux recettes cinéma. Le petit sorcier binoclard s’est dès lors transformer
en leader d’un blockbuster estival, les producteurs multipliant de ce fait les annonces et publications fracassantes. Avec une phase promotionnelle de près d’un an, le sixième volet des aventures d’Harry Potter a sans doute battu des records dans le domaine, nous gratifiant presque chaque jour d’affiches, de photos ou d’extraits inédits. Harry Potter et l’Ordre du phénix, dont on se demande encore comment il pourrait vraiment nous surprendre, envahira les salles obscures dès ce 15 juillet et devrait, comme d’habitude, tutoyer les sommets du box-office mondial durant quelques semaines. Le petit sorcier n’a pas fini de vous enchanter, qu’on se le dise !
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