Le Cinéma Fantastique au bout des doigts. Cinéma Fantastique vous propose une critique jeune des films les plus vieux au plus récents traitant du fantastique dans sa globalité. Horreur, gore, fantômes ...
Mad tea party
Lors d’une organisation mondaine, Alice Kingsley aperçoit un étrange lapin blanc portant une montre à gousset qui lui fait signe de la suivre. Intriguée, elle le poursuit jusqu’à tomber dans un immense terrier. Après une longue chute, Alice atterrit dans le Pays des Merveilles…
Face à une atmosphère aussi onirique et psychotrope que celle d’Alice au Pays des Merveilles, difficile d’imaginer quelqu’un d’autre que Tim Burton à la tête de l’adaptation du conte de Lewis Caroll
! Le compte à rebours approche de sa fin : après toute une foule de buzz, le public pourra enfin se faire son avis sur la dernière création burtonnienne, considérée comme une des plus attendues de l’année 2010. Certes, son dernier film, à savoir Sweeney Todd, n’est sorti qu’il y a deux ans, mais Burton est attendu au tournant. Là où certains s’émerveillaient de la légèreté et de la féerie de Big Fish ou Les noces funèbres, d’autres regrettaient le cynisme et la noirceur de ses premières œuvres qu’on pourrai croire oubliés au profit de films plus accessibles et grand public. Parce qu’entre nous, les chevaliers dépourvus de tête et les aliens squelettiques, ça ne plaît pas forcément à la mère de famille qui s’attend à revoir une épopée chocolatière Roald Dahlienne.
Au même titre que Le Magicien d’Oz, Alice au Pays des Merveilles fait partie des contes qui ont marqué bien des esprits, autant pour ses décors fantasmagoriques que ses péripéties riches en couleurs, à l’image d’un voyage totalement délirant du côté des champignons magiques et du Delirium Tremens. Si plusieurs cinéastes ont transposé les écrits de Lewis Caroll sur le grand écran, Tim Burton avoue en avoir gardé un goût un peu fade : « J’ai vu d’autres versions cinématographiques pour lesquelles je n’ai ressenti aucune affinité. C’est toujours l’histoire d’une fille qui se baladait, passant d’un personnage fou à l’autre. Je n’avais jamais pu tisser un vrai lien émotionnel, et c’était donc un vrai défi d’essayer de donner un nouveau cadre et cette base émotionnelle que je n’avais jamais pu ressentir dans les versions précédentes. Chaque personnage est étrange, mais j’ai essayé de donner à chacun une étrangeté psychologique à travers laquelle tout le monde passe un jour, mais le vrai défi était d’essayer d’en ressortir une histoire plutôt qu’une simple suite d’évènements. » Et à juger par les trailers et autres extraits circulant sur le net, il semble que le réal s’est fait plaisir et a laissé vagabondé son imagination à tout va… comme celle des spectateurs, depuis le 23 juillet 2009, alors que le site américain IGN diffusa involontairement la bande annonce du film,
enclenchant un joli buzz sur Youtube.
Comme dans la quasi-totalité de ses films, Tim Burton a désigné Danny Elfman comme compositeur, tandis que Johnny Depp, son égérie, interprétera le Chapelier Fou, personnage particulièrement déluré invitant Alice à boire du thé aux côtés d’animaux doués de parole. Cette dernière, jouée par Mia Wasikowka, a été choisie par Burton pour sa personnalité, celle d’une jeune femme « qui a un véritable univers intérieur, quelque chose qui vous montre qu’elle comprend tout ce qui l’entoure. C’est l’un de ses véritables talents et cela nous a beaucoup plu. » Les cinéphiles aguerris retrouveront dans Alice aux Pays des Merveilles d’autres habitués des tournages de Burton, tels que sa femme Helena Bonham Carter et Alan Rickman (tout deux vus dans Sweeney Todd), ainsi que Crispin Glover (Willard) ou Christopher Lee (Dracula, Gremlins II). Une jolie brochette de personnalités, en somme, ce qui accentue encore l’attente… Allez, plus que quelques jours !
LE TRAILER
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