Critique de film

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One-eyed monster

"One-eyed monster"
affiche du film

Lors d'un tournage de film pour adultes, la star du X Ron Jeremy est attaqué par une entité extra-terrestre qui prend possession de son sexe. L'engin prend alors des proportions monstrueuses et part semer la terreur parmi l'équipe de tournage.

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Les critiques à propos de ce film

Critique de One-eyed monster - Quand le X rencontre le Z
Par : Samuel Tubez
Tags : Gore, Comédie

Ca vous dit de voir le zguègue de Ron Jeremy possédé par une entité extra-terrestre décimer une équipe de tournage en plein film porno ? Mmmmh…je vous vois déjà mouiller le caleçon, bande de petits salopiauds ! Attention toutefois, modérez vos ardeurs, One-eyed monster est un film sacrément fauché, vous risquez peut être de ne pas y voir tout ce que vous fantasmiez à la lecture du pitch…

Alors qu’une équipe de tournage de films pour adultes est en train de shooter au sein d’un chalet isolé en pleine montagne, une entité extra-terrestre débarque et prend possession de l’outil de travail de l’acteur principal. L’engin prend alors des proportions surhumaines et commence à poser de sérieux problèmes aux partenaires de la pornostar. Sortez couvert, ça va gicler !

Avec un pitch pareil, la présence de stars du X (Ron Jeremy, Veronica Hart, Carmen Hart) et un esprit Z complètement assumé, comment résister à telle gâterie ? One-eyed monster est certes fauché jusqu’à l’os avec des apparitions du membre monstrueux rares et de pauvres effets gores peu convaincants, l’humour et la bonne humeur amènent toutefois une belle dose de plaisir. Adam Fields, qui multiplie les casquettes jusqu’à composer lui-même la musique de son film, a bien conscience de ses moyens et joue donc plutôt du dialogue hilarant. On pouvait s’attendre à voir un joli spectacle de sexe et de gore à outrance mais hélas, il n’en est rien. Le « monstre » n’est visible que succinctement, les meurtres se résument souvent à des étranglements ou du hors champ et au final il n’y a rien de véritablement hard ! Frustrant. Néanmoins, les dialogues et situations forcément cocasses sauvent quelque peu le film qui possède la vertu de ne jamais se prendre au sérieux. Signalons aussi la présence au sein de cette joyeuse orgie Z de Charles Napier (Supervixens, Rambo 2, Hit list ou encore Dinocroc, quelle carrière !), une trogne que les amateurs de bisserie reconnaîtront immédiatement. L’homme a ici notamment droit à un monologue inoubliable…ou presque. Quoiqu’il en soit, tout cela est bien rigolo à défaut d’être véritablement bandant. Une demi-trique, donc.

One-eyed monster compense son manque de budget évident par un humour omniprésent et des situations scabreuses irrésistibles. Ca ne fait pas dans la fraîcheur, ce n’est pas très sanglant, les effets spéciaux sont totalement risibles (voire inexistants), mais au moins, ça ne pète pas plus haut que son cul !


Critique de One-eyed monster - L’oeil du cyclope
Par : Damien Taymans

Le sexe masculin, ce muscle (non, madame, ce n’est pas un os !) spongieux et carverneux, est l’un des fers de lance de nos sociétés. Souvent raillé, méprisé, taquiné par des générations de bougresses jalouses de son pouvoir, celui-ci constitue le vecteur d’une suprématie masculine qui n’est plus à démontrer. Chiennes de garde et autres féministes en pantalons longs ("Oui, nous, on assume notre féminité !" vociférait hier encore Isabelle Alonzo fringuée en costard Armani), révisez vos leçons louangeuses à l’égard de la divine pine avec One-eyed monster, ultime démonstration de l’omnipotence de la sainte verge...

Pendant testostéroné des films de vagins bouffeurs de pine (Sexual parasite : pussy killer, Horny house of horror, Teeth), One-eyed monster suit les tribulations d’un pénis serial-killeur extraterrestre qui dézingue toutes les hardeuses d’une petite production de seconde zone. Et pas n’importe quel sexe puisqu’il s’agit de celui de Ron Jeremy, star du X américaine aussi bien membrée que notre Rocco Siffredi européen, dominé par une entité venue de l’espace à la libido sur-dimensionnée. Car, comme le rappelle l’un des protagonistes de l’oeuvre, le sexe domine le monde. Logique donc que les envahisseurs portent leur dévolu sur un forniqueur à temps plein (z’auraient pu choisir DSK aussi) dont le brackmard est plus impressionnant que n’importe quel sceptre sur notre belle planète.

Trop sage en matière de nudité et de scènes graphiques (l’essentiel se produit hors-champ), la pellicule d’Adam Fields s’amuse surtout avec les codes du film d’horreur traditionnel (de nombreuses références à Aliens ou Evil Dead parsèment la bande) à désosser (on vous avait dit qu’il y en avait pas dans ce muscle !) l’entreprise du hard. Très rapidement relégué en touche, Ron Jeremy bénéficie du même sort que dans l’exploitation du X ; réduit à n’être qu’un membre, le hardeur voit son visage effacé de la pellicule au profit du va-et-vient incessant de son éten-dard. Même constat côté féminin où les arguments des jeunes demoiselles subissant les outrages du temps, lesdites femelles doivent se résoudre à diminuer considérablement le rythme de croisière de leurs tournage sitôt la ménopause annoncée. Constat relégué par Ron Jeremy, aperçu dans les productions Troma Toxic Avenger IV et Poultrygeist et dans le Capitaine Orgazmo des trublions de South park) et Veronica Hart, porno-star des eighties, qui sont tous deux sacrifiés sur l’autel du sacro-saint cinéma pornographique.

Doté d’un solide sous-texte, particulièrement fun, One-eyed monster se révèle certes moins gratiné qu’un Killer condom... mais tellement plus intelligent qu’il serait inconcevable de le bouder. A programmer en double bill, aux côtés de Sex addict d’Henenlotter, pour une soirée entre potes énergisante...


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