Critique de film

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One Way Trip 3D

"One Way Trip 3D"
affiche du film

Un groupe de jeunes, à la recherche de champignons hallucinogènes dans le Jura suisse, tombent dans les griffes d'un psychopathe...

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Les critiques à propos de ce film

Critique de One way trip 3D - Very bad trip
Par : Damien Taymans
Tags : 3D, BIFFF 2012

Lucien Quélet a de quoi se retourner dans sa tombe. Voilà que huit énergumènes, Zurichois de surcroît, piétinent sans vergogne des années d’analyse de la flore jurassienne et vosgienne en s’offrant une cueillette de champignons hallucinogènes. Évidemment, après avoir ingéré le précieux champi, leur petite mise au vert tourne à l’eau de boudin : bagnole encrassée, dead and breakfast forcé dans un taudis de la région tenu par un carabinateur précoce et sa dulcinée défigurée. A défaut de véritable trip, les lurons pourront au moins avoir les leurs dans les mains...

Si, du côté de l’Helvétie, on se dispute la paternité du premier film d’horreur local - le BIFFF, avec One way trip et Sennentutschi, a programmé les deux pour ne pas faire de jaloux -, le film de Markus Welter est indéniablement le premier à se montrer dans l’air du temps en faisant appel à la technologie stéréoscopique. De séquences en trois dimensions, One way trip n’en compte à vrai dire que peu, leur exploitation montrant rapidement les limites de sa maîtrise restée à l’état primitif d’amusement de parc d’attractions. A la suite d’un tête-à-queue, un poteau valse à la tronche du spectateur hébété par ces effets au moins aussi ringards - mais avec un recul de trente ans - que ceux du Jaws 3-D de Joe Alves ou du Meurtres en trois dimensions de Steve Miner, sur un mode du même nom.

En ce sens, One way trip 3-D, bien que calqué sur les modèles du cinéma B ricain, frôle presque l’anachronisme en recyclant à la virgule près le modus operandi de quarante années de survivals : une bande de djeunz en voie de dévergondage écume l’arrière-pays avant de se retrouver coincée dans une vieille bicoque à la merci de rednecks accros à la chasse, avec petit ravitaillement obligatoire à la pompe à essences voisine et défection automobile au menu. "Avec cette tempête à l’extérieur, on se croirait dans un roman" glapit l’un des cadavres en devenir. Plutôt mince comme mea culpa de la part de l’auteur qui, pour se racheter auprès de ses compatriotes, transforme la belle Mélanie Winiger, une ex-miss suisse, en une tueuse indéboulonnable aux pratiques un brin masochiste.

Faisant fi du folklore suisse et de la température locale, One way trip s’enfonce dans le Jura comme s’il s’agissait d’une quelconque étendue sylvestre américaine, autant pour prétendre décrocher quelques sésames à l’international que pour se montrer clairement in-Humains. C’est bien là qu’est l’os dans cet ersatz trop académique : même dans sa quête hallucinogène, qu’elle touche à son identité ou s’insinue dans le récit, la bande se transforme au mieux en un very bad trip...


Critique de One way trip 3D - Helvète et méchant
Par : Seb Brunclair

« Pourquoi » ? Telle est la question qui vient à l’esprit après la vision de ce One Way Trip : pourquoi avoir consacré de l’argent et du temps à produire un tel film ? Pourquoi programmer un slasher aussi banal dans un festival dont le public en a déjà bouffé des dizaines, et des bien meilleurs ? Et surtout, pourquoi suis-je resté jusqu’à la fin de la projection ??

Mais commençons dans l’ordre, et voyons de quoi il retourne. Huit jeunes, aux noms et aux personnalités oubliables, décident de partir en virée et de se la jouer Super Mario à coups de champignons magiques. Mais sur place, après avoir laissé cours à leur fibre gastronomique, la bande se retrouve face à un danger inexpliqué et commence bientôt à accumuler les cadavres. Qui veut leur peau ? Qui va s’en sortir ? Qui va remporter le Razzie Award de la pire interprétation ?

Que dites-vous ? Vous êtes certain d’avoir déjà vu ce film ? Vous n’êtes pas loin du compte : oui, cette perle d’originalité scénaristique, en plus de sentir méchamment le faisandé, est une repompe presque totale, twist moisi y compris, du Direct-to-DVD Shrooms, sorti en 2007 et déjà pas fameux. Shrooms qui, déjà à l’époque, pompait sans vergogne sur l’excellent Haute Tension. Un pompage d’un pompage donc, pour un film sans pour sans mauvais : sans budget, sans talent, sans complexe.

One Way Trip est un slasher quelconque et sans aucun intérêt, dont la seule particularité notable est d’être Suisse, pas la patrie la plus productive en films d’horreur. En bref, un film en 3D (Désastreux, Désolant et Dénué de tout génie) sans aucun relief. Hop, poubelle.


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