Critique de film

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Once Upon a Time in Vietnam

"Once Upon a Time in Vietnam"
affiche du film

Bao, moine mercenaire, parcourt le pays afin de filer l’extrême-onction aux déserteurs. Là, il débarque dans un petit village rempli de mafieux pas sympas, et on sent bien que ces derniers vont ramasser entre deux positions du lotus. Pourtant, la vraie mission de Bao, c’est de se farcir la femme du boulanger : elle s’intitule Anh, et c’est une jeune maman carrossée comme une brindille… Pourtant, dans une autre vie, on la considérait comme la veuve noire de l’armée des moines, une véritable machine à tuer qui bouddha rarement son plaisir à exterminer du mécréant…

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Trailer - Once Upon a Time in Vietnam (2013)
Par : Damien Taymans


Once upon a time in Vietnam - Trailer - Dustin... par cineasiefr

Les critiques à propos de ce film

Critique de Once upon a Time in Vietnam - Duel au Soleil
Par : Damien Taymans
Tags : BIFFF 2014

Le Maître Dao fait partie des moines guerriers qui défendent bec et ongles la nation contre les envahisseurs. Une fois une paix relative retrouvée, Dao ne se voit plus dans la vie monastique alors que son existence n’a été faite durant de nombreuses années que de destructions et de crimes. Il se reconvertit en chasseurs de déserteurs et écume le pays, de village en village, pour retrouver les amoureux de l’armée buissonnière. Ses pérégrinations le mènent dans un village martyrisé par une bande de jeunes voyous très vilains qui terrorisent les mioches, traumatisent les vieilles et jouent mille tours au boulanger local. Ce dernier lui offre une couche dans sa propriété qui abrite également Anh, sa femme, qui se trouve (le hasard, quand même !) être une ancienne combattante déserteuse. Pas besoin d’avoir lu Corneille (l’auteur, pas le chanteur) pour comprendre qu’un épineux dilemme va habiter les pensées de Dao...

Dustin Nguyen, américano-vietnamien, qu’on nem ou pas, est une gloire dans son pays natal pour s’être imposé sur le petit écran durant quelques années en tant que sidekick de Johnny Depp dans 21 Jump Street. Avec Once upon a Time in Vietnam, il passe pour la première fois derrière la caméra tout en assurant le rôle principal de son propre film dont il signe également le script et commande la production. Outre le stakhanoviste Nguyen s’illustre à travers cette première œuvre le boulimique Nguyen qui compose un métrage empruntant son style aux films d’arts martiaux et aux wu xia pians, son décorum aux westerns (d’où le "Once upon a Time..."), empruntant autant aux canons américains qu’aux fleurons du "spaghetti", et son ton au registre de la comédie d’action du cinoche hong-kongais, avec une œillade constante vers l’univers bédéesque. Car, avec ses anachronismes gargantuesques (des Harleys circulent à côté des carrioles, l’Empereur règne sur un monde où existent croissants et Johnnie Walker) et ses personnages caricaturaux (le petit hargneux de la bande de losers et ses acolytes), le récit n’a d’autre ambition que de faire dans le divertissement le plus pur, destiné à toute la famille.

Quelques gags patauds (le constipé fait des vents en courant) amusent les plus jeunes quand les adultes se pâment devant les formes gracieuses (mais non dévoilées) de Thanh Van Ngo et les combats subtilement chorégraphiés envoient su steak de bout en bout aux admirateurs d’affrontements épiques. En la matière, cette fresque onirique et onéreuse (le film le plus chard de l’insutrie vietnamienne ?) évoque l’excellent une autre prod viet burnée, The Rebel au casting duquel figurait d’ailleurs Dustin.

La chevelure au vent, la cicatrice finement ciselée, l’amure lustrée, l’acteur incarne un héros plus télégénique qu’iconique qui tente de se creuser une place au soleil dans ce "eastern" de carte postale. Pourtant, malgré ses intentions louables de ressusciter un pan du cinéma en lui offrant un peu d’exotisme, à la manière du déjanté Le Bon, la Brute et le Cinglé de Kim Jee-won, Dustin Nguyen peine à raviver le brasier de ses inventivité et, dans la deuxième moitié, se borne à recycler les trouvailles du début et étire certaines séquences (le combat final du saloon) pour parvenir à une durée raisonnable. Son personnage, cheveux longs mais idées courtes, peut rengainer son sabre et repartir dans son monastère, la grand messe du western est hélas déjà terminée...


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