Critique de film

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Oiseaux (Les)

"The Birds"
affiche du film

Melanie, jeune femme quelque peu superficielle, rencontre chez un marchand d'oiseaux un brillant et séduisant avocat qui recherche des inséparables. Par jeu, Melanie achète les oiseaux et les apporte à Bodega Bay. Dés son arrivée, elle est blessée au front par une mouette...

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Les critiques à propos de ce film

Critique de Les oiseaux - Vol plané vers la folie
Par : Damien Taymans
Tags : Animaux-tueurs

Alors qu’il prépare le tournage de Psychose, Hitchcock tombe sur un fait divers expliquant que des oiseaux se sont introduits par la cheminée dans une maison et ont tout ravagé à l’intérieur, blessant même la maîtresse de maison. Néanmoins, le projet tombera dans l’oubli du réalisateur jusqu’à ce qu’il découvre à nouveau un article traitant d’une nouvelle attaque d’oiseaux sur la côte qui ont détruit maisons et voitures. Il s’agit d’une attaque de vautours à la recherche de proies.

Hitchcock a l’idée qu’il lui faut. Il devient dès lors désireux de tourner un film mettant des oiseaux tueurs en scène. Mais il veut des volatiles communs et pas des vautours, conscient de la hantise qui frappera le public par rapport à ces animaux quotidiens. Le seul hic, c’est qu’il lui manque un scénario. Reprenant une nouvelle de Daphné du Maurier à laquelle il manque une vraie dimension de fond, il décide d’y plonger un romancier capable de redonner du corps à cette nouvelle sans âme. C’est Evan Hunter qui s’attèle à la tâche et va parvenir à créer une réelle ambiance de terreur à l’intérieur de cette histoire peu banale.

Dès lors, le scénariste s’inquiète. Si le fond de l’histoire apparaît, il reste une dimension compliquée à suivre : celle de ces centaines d’oiseaux qui attaquent. Le réalisateur ne se fait aucune crainte quant à son entreprise. Pour ce faire, il s’entoure de la meilleure équipe possible et pousse les moyens techniques disponibles à l’époque (les images de synthèse sont alors une utopie) jusqu’à leur paroxysme pour parvenir à rendre une atmosphère terrifiante à souhait.

Sur les 1500 plans que compte le film, plus de 400 mettent en scène des oiseaux. Dès lors, on alterne entre animaux mécaniques et véritables volatiles dressés par un maître du genre, Ray Berqwick, qui éleva des centaines de mouettes, de corbeaux et de corneilles. Génie du dressage, il parvint à faire effectuer aux oiseaux de véritables prouesses, les faisant s’envoler et se poser à sa guise.

Pourtant, avec les animaux, tout n’est pas toujours simple. La preuve en est cette scène où Tippi Hedren est enfermée avec des centaines d’oiseaux dans un grenier et où elle se fait attaquer par ceux-ci à maintes reprises. Aussi étonnant que cela puisse paraître et contrairement à la promesse faite à l’actrice, Hitchcock décide de tourner cette scène avec de vrais animaux, histoire de rendre le tout plus réaliste. Le tournage de cette seule scène durera plus d’une semaine. Une longue semaine pour l’actrice sans cesse assaillie par des dizaines d’oiseaux lancés à toute allure sur son corps frêle.

En conclusion, conformément à son talent, le maître réalisateur a de nouveau réussi à créer un film étonnant (surtout pour l’époque !) où il a instauré un climat de terreur insoutenable. Ainsi, durant deux heures, on est tour à tour émus, interloqués et effrayés par le génie d’Hitchock…

Voici ce que les critiques en ont dit à l’époque. Cela pourra peut-être vous convaincre…

« Avec ce film, Hitchcock a obtenu les effets de terreur les plus originaux et les plus achevés de sa carrière. Quand on l’a vu, on ne peut plus regarder un moineau en face, et on mange du pigeon avec un certain sentiment de revanche. » France Roche, France-Soir

Commentaires sur le film

saber de memoria

0 etoiles

daube Daube !

affaires histoire des arts

9 mai 2014 à 14:05 | Par Jean marcel
L’écologie selon Hitchcock

4 etoiles

Le propos du film est parfait, il y a une dimension écologique et après plus d’une heure de film dans une ambiance de thriller, entre un personnage, l’ornithologue, très sensé et qui vient lancer un débat :

"It is mankind, rather, who insists upon making it difficult for life to exist on this planet." (Mrs. Bundy, l’ornithologue)

Cette citation, que l’on peut traduire par « C’est l’humanité qui s’évertue à rendre l’existence difficile sur cette Terre », est révélatrice de l’engagement de Hitchcock sur ce film.

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29 avril 2017 à 13:04 | Par Super Poney Alphabétisé

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