Ose court

OSE COURT - Zygomatiques

27 avril 2013 | Par : Damien Taymans

Réalisé par Stephen Cafiero (la moitié du tandem à l’origine des Dents de la Nuit), Zygomatiques est l’un des courts-métrages de la promotion Canal+ du Jeu des 7 familles. L’objectif : réunir des trombines connues des petit et grand écrans qui partagent une filiation familiale quelconque : Gad et Arié Elmaleh, Hippolyte et Ana Girardot, Emma et Antoine de Caunes, Romane et Richard Bohringer. Le court de Stephen Cafiero met en scène Simon et Alexandre Astier, demi-frères, qui confrontent l’élasticité de leurs zygomatiques dans un monde futuriste où le rire a complètement disparu et est considéré par tous les citoyens comme un réflexe mécanique étranger et incompréhensible. Mais ces faciès de marbre sont à deux doigts de se dérider puisqu’un olibrius taquin (Simon Astier) comme pas deux vient d’être arrêté. Il ose rire, le cuistre ! Le professeur Lamarrade (Alexandre Astier) est chargé d’examiner cet étrange fauteur de trouble...

L’INTERVIEW DU REALISATEUR

Qu’est-ce que Le jeu des 7 familles ?

C’était le sujet de la « collection » de cette année. La « collection » est une série de courts-métrages développée par Canal+. Cette année, c’était des duos d’artistes qui ont un lien de parenté.

Comment t’es-tu retrouvé sur ce projet initié par Canal + ?

Par hasard, une copine qui est fan de Kamelott m’a parlé du projet et des frères Astier. Puis en vacances, un soir, j’ai eu une petite idée et me voilà aujourd’hui à vous répondre à cette interview.

Dans le jeu des familles, tu as opté pour les frères Astier et leur sens de l’absurde.
Un style que tu apprécies et qu’on a déjà vu à l’œuvre dans Les Dents de la Nuit. Comment s’est déroulé ce voyage en Absurdie en leur compagnie ?

Ils ont été super, on a fait une lecture avant de tourner, ils étaient très bienveillants et à l’écoute. On a échangé et le courant est passé tout de suite. Après, sur le tournage ce sont de vrais pros qui ont joué le jeu à fond. Même s’il faisait un froid de gueux et que l’on a dû amputer quelques doigts de pied à Alexandre, tout le monde était très studieux. Par contre, il y a eu pire que le froid, pour nous le plus dur sur ce tournage a souvent été de ne pas se marrer pendant les prises.

Zygomatiques prend place dans un futur proche, un monde glacial. Quelles ont été tes influences cinématographiques pour concevoir cet univers ?

J’ai eu tout de suite des images claires sur ce que je voulais. Je n’ai donc pas vraiment d’influence directe, mais j’ai navigué entre plein de souvenirs que j’avais de Bienvenue à Gattaca, La Taupe, pour la photographie, mais aussi Docteur Folamour, Shutter Island ou les photos d’Erwin Olaaf, le tout mélangé au mixeur et cuit au four Thermostat 7.

Cette volonté de faire une peinture « froide » de ce futur dépendait-elle de la température polaire du tournage ?

C’est vrai qu’il faisait froid, la chaudière du studio était en panne et il faisait autour de 10 degrés. Ce n’était pas fait exprès, mais je suis sur que ça a eu un impact sur le jeu. Surtout qu’entre chaque prise pour se réchauffer, un vin chaud à la cannelle était servi pendant qu’Alexandre se faisait amputer ses doigts de pieds. Depuis tout va bien, ils ont repoussé.

Quel est le propre du rire au fond, selon toi ?

Houlà, on dirait une question du bac. Je dirais de façon très concise : prendre du recul sur les choses.

Pour paraphraser le docteur, à quoi cela te sert-il de dire ou de montrer les choses comme ça ?

Je me suis toujours interrogé sur l’humour et le rire qui peuvent être deux choses différentes, mais qui apportent une même poésie, celle d’un peu de légèreté en attendant la mort. Ca y est, je viens de plomber l’ambiance.

Je pense sincèrement que l’humour, le rire sont primordiaux pour traverser nos vies, et qu’ils sont plus forts que tout. Tiens d’ailleurs on devrait dire : On peut rire de tout avec tout le monde !

Penses-tu que nous allions vers une dictature du rire, ce Guantanamo de l’hilarité comme illustré dans le film ?

Non, je n’espère pas, mais en période de crise et de récession, je pense que l’humour et le rire sont des moyens de prendre du recul, et retrouver un peu d’air, un espace de liberté, comme le fait le patient dans mon film. Le rire nous fait dire que l’on est encore vivant et que tout est encore possible. Tiens ça serait intéressant de savoir si les prisonniers à Guantanamo se marrent de temps en temps dans ce milieu difficile et parfois inhumain ?

La question que tout le monde se pose : qu’est-il inscrit sur la feuille que montre Simon Astier à la fin du métrage ?

Un truc hyper drôle !

Quelle vie après les multiples diffusions sur Canal ?

Il va vivre le cycle des courts-métrages et faire plein de festivals. Il commence sa sortie en étant inscrit au Short film corner à Cannes cette année. La semaine de la critique organise aussi une projection le mercredi 22 mai à 20h00 à l’Espace Miramar. Après comme on dit en norvégien « Vamos a ver lo que el futuro se hace. »

(Un grand merci à Stephen Cafiero pour sa disponibilité)

Commentaires

excellent court avec les frères astier ! à voir !

27 avril 2013 | Par nausicaa

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