Ose court

OSE COURT - Le Chasseur de rêves

11 mars 2009 | Par : Gore Sliclez

Coup d’essai ou coup de maître ?

"Le monde disparaît peu à peu dans les ténèbres, et pourtant certains se raccrochent à leurs rêves. Ces rêves aujourd’hui disparus, même le Chasseur les regrette, lui qui a réveillé le monstre qui sommeille en chacun d’entre nous..."

Troisième réalisation de Patrice Gablin, Le Chasseur de rêves est un court comme on les aime : bricolé avec passion, amitié et ténacité par un réal et une équipe de potes bénévoles attirés par le projet. Loin d’être une œuvre d’ados boutonneux qui se vantent sur le web d’être de futurs réals en devenir, le court possède ici de nombreuses qualités techniques étonnantes pour un budget si étriqué et un manque d’expérience inhérent aux autodidactes. Jeu de lumière remarquablement maîtrisé, scènes savamment cadrées malgré des lieux de tournages ingrats et jeux d’acteur bien dirigés, Le Chasseur de rêves impressionne par sa maturité cinématographique autant que par son envie de rendre hommage à des grands classiques du cinéma contemplatif autant que fantastique. Patrice Gablin fait fi des remarques ou des avertissements paternalistes et se lance à corps perdu dans son projet qui tient bien la route quoiqu’on en dise. On regrettera un format trop long que pour pouvoir sillonner les festivals du genre et annihiler ainsi toute chance d’être vu par un grand nombre d’amateurs et d’acquérir une reconnaissance pour un travail qui mérite le détour. Notons que Patrice Gablin pourrait servir d’espoir pour une génération de réals en herbe qui souhaiteraient se lancer dans une aventure identique puisque le réal français originaire de Pau a appris d’Internet himself une grosse part de ses connaissances . Comme quoi avec de la ténacité, un peu de matos et du talent on peut parfois aller au bout de ses rêves. CinemaFantastique est ravi de vous présenter ce court métrage qui possède ce petit quelque chose qui vaut assurément le coup d’œil.

- Quelques mots pour te présenter…

Et bien on va dire autodidacte à 100%, j’ai commencé à faire des courts quand j’ai reçu par erreur une caméra numérique à la place d’un appareil photo acheté sur internet. Même si j’ai toujours rêvé de faire des films, j’ai toujours vu la chose comme inaccessible. Et puis je me suis rendu compte que je pouvais faire pas mal de choses avec mon PC…

- Comment passe-t-on de géologue à réalisateur de films de genre ? Ce métier t’a-t-il aidé justement dans le cinéma ?

Je ne sais pas, je suis toujours officiellement géologue (devant un ordinateur, pas avec un marteau, ça n’existe plus ça). Je remet ma casquette de réalisateur le soir après le boulot…Ce métier ne m’a absolument rien apporté pour faire des films…si ce n’est l’argent nécessaire pour se payer une bonne caméra.

- Après seulement deux courts métrages précédents (Ascension et Lumières Perdues), tu fais preuve d’une grande maturité technique dans Le chasseur de rêve. D’où vient cette expérience ?

Cette expérience, je pense l’avoir acquise en regardant les films des autres. Pour l’instant j’essaie de faire du mieux possible, de m’améliorer à chaque nouveau projet. Ascension était un essai pour mettre en pratique tout ce que j’avais pu apprendre à travers Internet. Lumières Perdues, c’était mon premier test avec un vrai scénario et une petite équipe.
Mon but avec le Chasseur de Rêves, c’était d’aller encore plus loin, je voulais que les spectateurs me disent « hey, ça fait plus du tout amateur ton truc ». C’est pour ça que j’ai pris le temps de faire un storyboard, préparé des plans de tournage. Certains n’arrêtent pas de tourner pour gagner en expérience. Moi je suis plutôt du genre à ne faire qu’un film tous les deux ans, mais le faire le mieux possible. Un film de qualité, ça ne se fait pas en une journée.

- Tu peux nous parler un peu de Patito Prod ?

Patito Prod, ce n’est qu’un nom qui n’a aucune existence juridique. J’ai juste pris mon surnom de l’époque suivi de « prod », comme le font la plupart des amateurs qui débutent.
Mais il faudrait que je pense à trouver un nom qui fasse un peu plus sérieux et un nouveau logo…

- Le film a dû demander un budget relativement conséquent, tu as bénéficié de subsides ?

Le budget est de 600 Euros, le coût de la créature en latex. Pour le reste, c’est l’essence pour se rendre sur les lieux de tournage, un peu de bouffe et beaucoup d’énergie.
Bref, aucunes subventions, que de la débrouille et beaucoup de travail.

- Mis à part Léonard Chevalier promu assistant réalisateur, tu n’as pas repris les mêmes personnes pour ce film…

Et bien parce qu’il n’y a pas d’autres personnes…Sur Lumières Perdues, on était déjà que tous les deux. Léonard c’est un passionné, il fabrique lui-même toute sa machinerie, des grues, steadycam et j’en passe. Sans lui, je n’irai pas loin. Je sais qu’il sera toujours là quand j’aurai besoin d’un coup de main. Et j’espère pouvoir lui rendre service à mon tour sur ses films quand il en aura besoin.
Pour la première fois j’ai pu déléguer certaines tâches : pour le maquillage avec Sandy, le mixage avec Sébastien, le sound design avec Mathieu…Je me rends compte de l’importance d’avoir une équipe derrière soi pour gagner en qualité. Mais c’est aussi très difficile de trouver des gens sur qui on peut compter. Quand on est amateur et bénévole, et qu’on a pas encore une certaine légitimité, certains ont tendance à faire le travail par-dessus la jambe en te sortant « quoi, je te fais ça bénévolement et t’es pas content ! ». Soit on s’engage au service du réalisateur et on va jusqu’au bout, soit on passe son chemin. C’est pour ça que je m’occupe moi-même de certaines choses. Si on ne sent pas la motivation…autant le faire soi même dans la mesure du possible. Bien sûr tout est plus simple quand on a des sous, mais même dans ce cas là je voudrais quelqu’un intéressé par le projet et pas seulement par le pognon.
Pour la musique, je n’ai pas pris le même compositeur car cela ne s’était pas très bien passé sur Lumières Perdues. Avec Simon Goffin (qui est de chez vous, la Belgique), on a vraiment été sur la même longueur d’onde. C’est quelqu’un de très ouvert et qui n’a pas un ego surdimensionné. Il s’est mis au service du film à 100%. Je n’avais pas besoin de le relancer toutes les semaines pour que ça avance. Il a fait un travail énorme et bénévole, et je n’ai jamais eu de doute sur sa motivation.
D’autres ont participé au fur et à mesure des rencontres, comme Mathieu Thomassin qui a pris de superbes photos de tournage, Charles, un ami, qui donnait un coup de main de temps en temps, Columboy qui a fait l’affiche, des amis d’amis pour la figuration…
Pour les acteurs…j’en parle un peu plus loin.

- Jérémy Caravita a fait du très beau travail pour la conception du monstre. D’où vous est venu l’inspiration pour ceux-ci ?

En fait l’idée est partie d’une statuette en vente sur Internet qui correspondait à peu près à ce que je recherchais. J’ai récupéré la photo et je l’ai envoyé à Jérémy sans me faire trop d’illusions. Jérémy est un pro et me voilà arrivant avec mes gros sabots, amateur et sans argent. Puis finalement il s’est montré intéressé par la photo et la description sommaire de ce que je voulais. Il m’a proposé de me faire payer que les matières premières. Même si la somme n’était pas négligeable, cette créature était très importante. Si on n’y croyait pas, tout le film aurait perdu sa crédibilité. Et puis j’ai toujours rêvé d’avoir une créature en latex comme les pros…Par contre j’ai été un peu déçu lorsque j’ai reçu le résultat. Pas que le travail de Jérémy était bâclé, bien au contraire. Mais je me suis aperçu que l’éclairage était très important pour la réussite de l’effet. Et le challenge était de pouvoir rendre tout ça crédible alors que ce n’est qu’un masque en latex sans possibilité de mouvement…et je n’avais que la tête. J’aurai aimé avoir une créature entière, de l’animatronique, un spécialiste FX sur le tournage…mais là y-a pas de secret, faut du pognon.

- Dans « Lumières Perdues », le film était déjà empreint de poésie, de nostalgie et de traces du passé. C’est déjà un peu les caractéristiques de ton cinéma non ?

C’est vrai que j’aime bien ce type d’ambiance nostalgique, les souvenirs du passé qui disparaissent peu à peu…J’entends beaucoup de spectateurs dirent qu’ils en ont marre des films négatifs, tristes. Mais moi les comédies, depuis que De Funès et Bourvil ne sont plus là, ça ne me fait pas vraiment rêver.
Je dirai aussi que je me sens plus proche d’un cinéma contemplatif à la Malick, d’où ma mise en scène assez sobre sans trop de fioritures. C’est un risque, soit on accroche et on est happé par le truc, soit on passe à côté et on s’endort. En tous cas j’aime bien les sentiers pas trop balisés, qui laissent au spectateur l’opportunité de réfléchir. Et c’est ce que j’essaie de faire dans mes films…

- D’ailleurs, le film est sombre (tout comme les teintes d’ailleurs) mais se termine néanmoins par une note de poésie…

Je voulais créer un monde qui n’a plus d’avenir. Les gens ne pouvant plus rêver, ils n’ont plus aucun espoir et perdent leur humanité...Pour être crédible, il me fallait mettre en place une atmosphère assez lourde, un peu claustrophobique.
C’est pourquoi ’ai beaucoup bossé sur l’étalonnage et l’esthétique, à la fois pour perdre le côté vidéo du DV, mais aussi pour créer cette atmosphère un peu crépusculaire.
Je suis un fan du Labyrinthe de Pan de Del Toro, et je voulais essayer de rester comme lui sur la ligne étroite entre rêve et cauchemar. J’aime l’idée qu’il y aura toujours une petite lueur qui subsistera au plus profond des ténèbres, « un peu de poésie dans un monde de brute » comme on dit. Et c’est ma façon à moi de garder une note d’optimisme.

- Où a eu lieu le tournage ? C’est un endroit superbe…

Le tournage a eu lieu dans les Pyrénées Atlantiques pour les extérieurs, dans plusieurs sites différents. Il y a dans ces montagnes une atmosphère, une ambiance particulière, un peu magique. Il est facile quand on connaît un peu (je suis un passionné de rando) de trouver des endroits vraiment sauvages et peu fréquentés. Et je suis souvent tombé sur des vieux bâtiments abandonnés, des endroits oubliés qui font travailler l’imagination. Le revers de la médaille, c’est que ces endroits ne sont accessibles qu’à pied et aux plus motivés.

- Le film est une véritable gageure sur le jeu de la lumière, le son et les cadrages. Tourner en pleine nature, et en pleine montagne qui plus est, devait être à l’origine un véritable pari pour de telles prouesses ?

C’est clair que c’était un vrai challenge. D’abord trouver des dates de disponibilité qui convenaient à tout le monde. Ensuite avoir la météo avec nous. Et puis le plus important : une équipe motivé… Par exemple pour une scène, nous avions 800m de dénivelé à gravir avec tout le matériel pour atteindre le lieu de tournage. J’avais intérêt à ce que mon plan de tournage soit sans failles vu ce que je voulais faire. Les acteurs exténués, moi plongé dans mon découpage…on finissait sur les rotules. Mais je savais qu’on pouvait y arriver. A moi de convaincre que c’était possible. Bon d’accord, j’ai souvent été optimiste sur le temps de marche…mais c’était un petit mensonge pour le bien du film. Au retour je restais quand même devant pour ne pas me faire assassiné par les derniers…
Il était alors important de montrer à l’équipe le résultat de mon travail au fur et à mesure des tournages. Primordiale pour entretenir leur motivation.
Et sur un tournage aussi long, je me suis arraché les cheveux avec les problèmes de raccords. On a tourné au printemps des plans d’une même scène qui avait été tournée en plein hiver…il a fallu ruser.

- Comment étaient justement les conditions de tournage ?

Difficiles…même j’avais bien prévenu l’équipe, ils ont été mis à rude épreuve. D’ailleurs la première journée de tournage en montagne a été un test. On avait 1h30 de marche à faire et j’avais mal repéré les lieux, surestimé la condition physique de chacun. La journée a été un fiasco, mais j’ai beaucoup appris ce jour-là.
Autant dire que lorsqu’on tournait à proximité d’une route, c’était le grand luxe. Les acteurs étaient beaucoup plus détendus…par contre les journées étaient longues, les plans de tournage étaient calculés au plus juste.

- Qui se trouve d’ailleurs derrière le travail de lumière ?

Personne. Je n’ai pas réussi à trouver un chef opérateur bénévole, d’ailleurs personne n’a répondu à mes mails. Donc comme à chaque fois, réflexe Internet, j’ai lu tout ce que j’ai trouvé sur la lumière. J’ai fais quelques tests dans mon coin. Je me suis rendu compte qu’avec un simple éclairage de chantier, une ou deux lampes de poche, un réflecteur et les bons réglages caméra, on peut faire des miracles. Quand je vois le prix du matos lumière au cinéma, je me dis quand même qu’il y a de l’abus. Après c’est vrai que je désirais une ambiance très sombre qui ne nécessitait pas un matos de fou. Mais il faut quand même prendre du temps sur le tournage pour obtenir l’ambiance désirée…

- Les acteurs Frédéric Jouanlong Bernadou, Benoît Joubert, Alain Tonnaire sont des acteurs de la région ? Ceux-ci ont des acteurs à « gueules », comment les as-tu choisis ?

Je les ai choisi avant tout parce qu’ils sont de Pau comme moi, et aussi parce que je sentais que je pouvais compter sur eux. Le tournage s’est étalé sur presque dix mois, il fallait donc des gens du coin. Ils sont tous amateurs, mais je ne pense pas que des pros auraient eu plus de motivation. S’ils ne m’avaient pas suivi jusqu’au bout, il n’y aurait pas eu de film…Je pense qu’ils ne regrettent pas de m’avoir fait confiance, ils sont content du résultat. J’espère que ce film leur sera utile s’ils veulent continuer dans cette voie.

- Les effets numériques sont de toi également. Tu as dis dans une interview que tu avais beaucoup appris de l’Internet, comment est-ce possible ?

C’est possible si on est motivé. Bien sûr ça ne vient pas tout seul, j’ai passé des heures devant mon écran. La différence avec un pro, c’est que je passe dix fois plus de temps sur un effet. Et le support mini-DV n’aide pas non plus. Il faut persévérer et ne pas hésiter à repartir de zéro si ça ne convient pas. Mais j’avoue que pour la prochaine fois, j’aimerai bien trouver quelqu’un pour faire le travail. Déjà pour gagner en qualité, ensuite pour pouvoir me focaliser sur autre chose.

- Quelles sont les fonctions techniques que tu aimerais encore améliorer chez toi en tant que réal ?

Sans aucunes hésitations, la direction d’acteur. C’est quelque chose de tellement difficile…Et sur un tournage amateur, quand on doit s’occuper de la technique, de l’image, la lumière, le son, le cadre…le jeu des acteurs passe souvent après. Le pied que ça doit être de pouvoir s’asseoir devant son écran et de crier « ça tourne »…On peut alors se concentrer sur le jeu.

- Tu as déjà sillonné quelques festivals pour ce film ?

Pour l’instant je sais qu’il sera projeté en ouverture du festival Mauvais Genre à Tours.
La longueur de mon court (35 mn) me ferme la porte des festivals amateurs. Je l’envoi donc à des festivals pros, et là il ne faut pas trop se faire d’illusions. Surtout que le fantastique n’est pas un genre très apprécié par ces festivals.
En tous cas je suis très mauvais pour faire la promo, c’est un métier et je le ferai bien faire par quelqu’un d’autre. Mais ça me semble une étape obligatoire pour passer à la vitesse supérieur. Et je me dois de faire vivre le film pour tout ceux qui m’ont fait confiance.

- Comptes-tu un jour l’adapter et le réaliser pour une version long métrage ?

Non. J’ai écrit le scénario pour le format court. Je voulais créer un monde fantastique plausible sans tomber dans le ridicule malgré le manque de moyen. Je pense avoir atteint cet objectif et j’aimerai passer à autre chose.

- Que penses-tu du renouveau du cinéma de genre en France ? Et celui du court qui dévoile de plus en plus de jeunes talents ?

Je n’ai pas l’impression qu’il y ait un renouveau. Le genre a toujours été confidentiel en France et c’est plutôt déprimant. Je commence à me demander en fait si ce n’est pas le public français qui n’est pas fait pour ça. En tout cas pour la plupart des gens, qui dit fantastique dit forcément film pour ados attardés, film gore débile et sans intérêt. Il faudrait un film qui réconcilie le public avec le genre fantastique et l’éduque un minimum. Et pour ça il faudrait que les producteurs prennent quelques risques. Mais on est dans une société où il faut faire du fric à tout prix. Si j’étais producteur, j’essaierai des choses nouvelles, même si je ne finis pas plein aux as. Je penserai avant tout création et pas seulement pognon. Il y a des réalisateurs en France capables de faire des choses originales. Je pense à Franck Vestiel et son Eden Log. Comment créer un monde, une atmosphère avec 3 bouts de ficelle. J’imagine ce que ça pourrait donner si on lui donnait quelques millions d’euros. Le cinéma français tourne en rond et se regarde le nombril. Il faudrait un bon gros succès pour lancer la machine et proposer autre chose que des comédies déjà vues mille fois ou des films pseudo intellos à quatre sous…Mais c’est aussi au public de faire des efforts et de montrer que ce ne sont pas tous des moutons.

- Quels sont tes projets dans le futur ?

Je viens de terminer le scénario d’un long métrage d’anticipation. Pourquoi un long ? Car vu tout le travail et l’énergie que j’ai donné sur le Chasseur de Rêves, je me dis autant passer directement au long qui me permettra de développer une véritable histoire. Mais cette fois je sais qu’il faut passer à l’étape supérieure, c’est-à-dire une production. Je me vois déjà démarcher les producteurs avec mon DVD du Chasseur de Rêves comme carte de visite : « Bonjour, je suis géologue mais réalisateur par passion. J’ai un projet de long-métrage d’anticipation, un mix entre The Fountain et 2001. Pas besoin de beaucoup d’argent, juste de quoi payer un peu tout le monde. Un seul décor sur fond vert, des éclairages de chantier… » Autant dire que je rêve un peu. Mais le cinéma c’est ça non ? Un peu de passion et beaucoup de rêve…

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Commentaires

Patrice
Te souviens-tu d’olivier Schmid de Lumière perdue. J’ai un cousin Michel Vautelin qui orgéanise a Pau un festival concurrent de Canne (pour rire) mais au mega CGR de Pau avec tapis rouge et noeud Pap obligatoire. Il cherche des courts metrages. Il a été seduit par "Lumiere perdue". Le festival a lieu le 6 Mai .
tu peux le contacter au 06 07 60 19 82 ou sur son mail :

eipm.radio@wanadoo.fr
Amicalement
Olivier schmid

18 février 2011 | Par Olivier Schmid

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