Ose court

OSE COURT - Help me

5 juin 2010 | Par : Damien Taymans

Séparer le bon grain de l’ivresse

"Boire ou conduire", il faut choisir assène le proverbe stigmatisant le danger de l’alcool au volant et renvoyant du coup au placard les autres risques liés à la bibine. Help me de Ludovic Baron rappelle à juste titre que l’excès nuit en tout et que l’ingestion de champagne ou autres spiritueux peut entraîner des conséquences désastreuses : altérations du jugement, de la coordination des mouvements, diminution des réflexes, propension à agir instinctivement.

A l’heure du dinge drinking et de l’hyperalcoolisation qui régent la plupart des éclats estudiantines, Help me force la prise de conscience en recourant à des codes familiers de l’assistance adolescente, ceux du genre horrifique. "Il est dur de sensibiliser les jeunes aujourd’hui, et encore plus de les intéresser", explique le réalisateur. "J’ai alors réfléchi à un scénario et un univers visuel qui puisse leur donner envie d’en voir plus. Il me fallait donc plus de temps qu’un spot standard, pour installer des personnages et une vraie histoire. Si les jeunes veulent voir HELP ME naturellement, c’est bien parce qu’il est divertissant et dans le style de film qu’ils aiment en général, le teen-movie américain d’horreur."

En fait d’horreur, le court, sans se montrer excessif, en contient son lot. Ce qui lui a d’ailleurs valu de se voir refusé à un concours organisé par la Mairie de Paris porté sur le genre horrifique. Jugé trash et violent, Help me n’a assurément laissé aucun des juges indifférents. Cauchemar imprimé sur pellicule, le court devrait très tôt sillonner les routes des festivals de genre de France et de Navarre où il aura indéniablement sa place.

L’INTERVIEW DU REALISATEUR

Pourrais-tu nous expliquer la genèse du projet ?

Le sujet du binge drinking est d’actualité en ce moment, avec tous ces accidents lors des soirées d’étudiants… J’avais envie de trouver un moyen de faire passer un message aux jeunes, en réalisant un film de genre. J’attendais le bon sujet avant de me lancer dans un nouveau projet, et je l’ai trouvé un matin en ouvrant le journal.
Il s’est donc passé un peu plus d’un mois entre l’écriture du scénario, le casting, la composition de l’équipe, la recherche de décors et le tournage…

Help me est une campagne conte l’abus d’alcool. Pourtant, il s’étend sur plus de dix minutes. Pourquoi ce choix ?

Il est dur de sensibiliser les jeunes aujourd’hui, et encore plus de les intéresser. J’ai alors réfléchi à un scénario et un univers visuel qui puisse leur donner envie d’en voir plus. Il me fallait donc plus de temps qu’un spot standard, pour installer des personnages et une vraie histoire.

Si les jeunes veulent voir HELP ME naturellement, c’est bien parce qu’il est divertissant et dans le style de film qu’ils aiment en général, le teen-movie américain d’horreur.
Pour ce qui est de les « toucher », nous savons qu’il est impossible de leur faire tous entendre raison, mais le fait de choquer une partie d’entre eux est déjà un succès pour l’opération.

Dans quel cadre sera-t-il projeté ?

Le film est projeté au cinéma pour les avant-premières dans un premier temps, puis une étude des différentes possibilités de diffusions se mettra en place.

Help me s’apparente énormément au genre horrifique, notamment lors du dernier acte plutôt brutal. Quelles étaient tes sources d’inspiration ?

Sincèrement, cette idée est venue brusquement alors que je cherchais une fin choc pour l’histoire. C’est ce passage qui a été le plus modifié durant l’écriture du scenario.

Comment expliques-tu que le film ait été jugé trop violent et réaliste par la Mairie de Paris qui organisait un concours avec pour thématique le film d’horreur ?

Lorsque j’ai voulu participer à ce concours avec HELP ME, j’ai reçu un email caractérisant le film comme trop réaliste et trop choquant. Pour participer, il fallait donc que je coupe des scènes au montage. J’ai refusé car je voulais garder ce côté choquant qui me semblait indispensable pour le message du film.
Je pense qu’ils ne voulaient pas de vrais films d’horreur, mais plutôt de petits films d’angoisse pour enfants, avec des monstres ou de l’humour. Le coté réaliste / gore les dérangeait.

De quels moyens logistiques disposais-tu (matériel, temps de tournage, budget) ?

Nous étions une équipe assez nombreuse, environ 72 sur les journées les plus chargées.
Nous avons préparé le film durant un mois, et avons tourné en quelques jours.
Nous avons filmé en RedOne, une bonne camera HD pour ceux qui ne connaissent pas. Je ne rentrerai pas dans les détails du budget, mais ça a été la chasse aux bons plans durant toute la préparation. On s’en est bien tiré, même si je n’ai pas eu tout le matos que je voulais (rires).

Comment s’est passée l’avant-première bruxelloise ?

Ca été un moment intense car c’était la toute première projection publique du film. Le fait d’avoir les réactions en direct des spectateurs et de devoir signer des autographes à la sortie de la salle, c’est vraiment appréciable !
A ce titre, je remercie encore FUN RADIO d’avoir organisé cet événement.

As-tu soumis le film à des festivals de genre ?

Nous sommes en plein dedans. Le film sera envoyé dans tous les gros festivals de films de genre.

Décris-nous ton projet-fantasme...

Mon projet fantasme est déjà écrit : http://thehallway-lefilm.com
Il me faut à présent de quoi le financer.

The Hallway est un teen movie dramatique / horrifique dans la lignée du film l’effet papillon avec un style très US.
C’est un film commercial qui trouvera facilement son public.
Pour lancer ce projet, il me faudra l’accord de « têtes d’affiches » et
puisqu’on parle de fantasme, je dirais Johnny Depp et Vanessa Paradis dans le rôle des parents du héros (le père a un rôle vraiment très sombre, et la mère accumule la souffrance en cachant un lourd secret) ou Vincent Cassel et Monica. Et puis, il y a tellement de comédiens talentueux avec qui j’aimerais travailler que ça serait trop long à écrire ici.

Niveau budget, je voudrais avoir ce qu’il faut pour le réaliser, je ne m’attends pas à 50 000 millions pour un premier long. 1 million serait déjà bien, en envisageant une recette multipliée par 10 au minimum.
Donc si vous avez de l’argent et que vous voulez l’investir dans un projet à succès, contactez-moi (rire). Baron.ludovic@gmail.com

(Interview réalisée par Damien)

LE TRAILER

HELP ME - TEASER VF 1 (FILM D’HORREUR - 2010) from Ludovic Baron on Vimeo.

Commentaires

moi j’ai adoré le film

6 mai 2011 | Par apetitedose62

Effectivement, c’est du tout bon. Vous a-t-on déjà leurré dans Ose court ?

5 juin 2010 | Par Damien

Vraiment hâte de le voir ! La bande annonce est géniale.

5 juin 2010 | Par remi

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