Ose court

OSE COURT - Contretemps

11 juillet 2008 | Par : Damien Taymans

La jeunesse française prend la relève






Le budget de ce court avoisine les 10 000 euros. Comment t’y es-tu pris pour réunir un tel budget ?

Tout simplement en déposant dans un premier temps des dossiers d’aides auprès d’organismes qui soutiennent le court métrage (dans mon cas le Défi jeunes, la ville de Marly, le FPH et le Clap de Valenciennes) et dans un second temps en soutenant mon projet auprès des commissions plénières. J’ai bouclé le reste du budget avec un peu d’argent perso.

Pourquoi avoir choisi de filmer en Super 16 ?

Pour des raisons artistiques et économiques. Par exemple, il était impossible d’avoir cette qualité d’image en vidéo au niveau de la richesse des couleurs et j’avais la possibilité de récupérer une caméra super 16 Aaton avec ses accessoires pour un prix défiant toute concurrence. Comme je bénéficiais de pellicule à un prix préférentiel auprès du fournisseur, le choix était donc fait !

Contretemps semble être un enfant de la génération fantastique de la Quatrième dimension. Ca a été une de tes influences ?

Oui, une parmi d’autres, je suis un grand fan de cette série que je regardais enfant le samedi après-midi, mais la principale influence reste le travail de M. C. Eisher pour l’univers graphique fantastique, Jacques Tati pour l’humour et la BD bien sûr ! (rires)

Ton court a été sélectionné dans nombre de festivals. Quelle sensation est-ce de courir le monde pour promouvoir son œuvre ?

Effectivement, Contretemps a été sélectionné dans de nombreux festivals, mais pour des raisons diverses je n’ai pu me rendre qu’à certains d’entre eux. C’est une chose que je déplore car c’est une étape très importante pour un réalisateur de promouvoir son film auprès du public et de professionnels. De plus, ces moments privilégiés permettent de discuter de son travail. Les festivals où je me suis rendu étaient très sympas (Jeumont, Paris…). C’est très plaisant d’assister à une projection de son court devant des spectateurs réceptifs qui applaudissent chaudement à la fin du générique et qui viennent ensuite échanger avec vous. Cela récompense tout le travail accompli

De quelle récompense es-tu le plus fier ?

De toutes, mais s’il faut n’en choisir qu’une, je dirais le Delta Film Award du meilleur film au Festival du Film Fantastique de Manchester où le jury était essentiellement composé de personnalités liées au cinéma fantastique. Il est important d’être encouragé par des professionnels. Cela me motive énormément à poursuivre l’aventure dans cette voie.

Est-ce difficile d’œuvrer à plusieurs postes (scénariste, réalisateur, lumière, ...) comme tu l’as fait ?

Oui c’est très éprouvant physiquement et mentalement, les journées sont très longues et les nuits très courtes, mais c’est super enrichissant comme expérience. Mais je ne pense pas à l’avenir le refaire sur d’autres films. Car il est important de ne pas se disperser et de se concentrer uniquement sur l’essentiel, à savoir la mise en scène de son film qui demande une attention de tous les instants.

Le court s’offre un magnifique crossing-over entre l’univers de la BD et du cinéma. Quels sont tes modèles en matière de bande dessinée ?

Il y en a beaucoup, je dirais L’Origine de Marc-Antoine Mathieu que j’ai découvert après le tournage de Contretemps et qui m’a captivé et toutes les BD de Christophe Chabouté et de Jirō Taniguchi.

Et de cinéma ? Quelques noms de réalisateurs marquants ?

J’apprécie énormément de films et de réalisateurs, je vais essayer de faire court ! (rires)

Pour les films je dirai Brazil/ L’Armée des 12 singes de Terry Gilliam, Cube/Cypher de Vincenzo Natali, La Secte sans nom/Darkness de Jaume Balaguero et The Descent de Neil Marshall.

Pour les réalisateurs marquant John Carpenter, Guillermo Del Toro et M. Night Shyamalan.

Pas envie de passer au long ?

Si énormément, mais la route est encore longue, il faut d’abord que je fasse mes preuves en courts métrages sur plusieurs autres films. Mais cela ne m’empêche pas de travailler en parallèle sur un scénario de long métrage fantastique à faible budget pouvant s’inscrire parfaitement dans la production française actuelle.

Interview réalisée par Damien

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