Ose court

OSE COURT - Brutal relax

12 juillet 2011 | Par : Damien Taymans

C’est la mort à la plage, waou tcha tcha tcha

Monsieur Olivares se trouve aux portes de la liberté. Pensionnaire d’un asile psychiatrique, il est aujourd’hui guéri et se voit conseillées des vacances à la plage pour se relaxer complètement et expurger son corps de tout stress. Mais ses pieds ont à peine foulé le sable fin qu’une armada de morts-vivants émerge des eaux et se met à attaquer les touristes venus dorer leur peau sur la plage, jouer au frisbee ou se durcir les biceps en kayak. Le festival du gore peut commencer...

Présenté en compétition pour décrocher le Méliès d’argent du meilleur court européen au festival du NIFFF, Brutal relax a réduit en charpie ses concurrents, trouvant un plébiscite total auprès des spectateurs comme des membres du jury. Le trio de réalisateurs du cru (David Muñoz, Adrián Cardona et Rafa Dengrá), occupant différents postes dans l’élaboration du court (scénaristes, monteurs, producteurs) marque d’emblée le décalage annonçant le festival à venir. Monsieur Olivares, rictus figé, œil torve, représente l’archétype même du psychopathe un poil décérébré, capable de décrocher la mâchoire d’une vieille dame dans un supermarché parce qu’elle a osé lui demander de l’aide pour attraper un produit trop haut perché dans le rayonnage. Le débarquement du niais sur la plage enfonce encore davantage le clou : le héros est le seul à se détourner des étendues de sable fin pour leur préférer une flaque de boue remplie de déchets dont il se badigeonne entièrement le corps, sous les moqueries de ses compagnons de bronzette.

Un véritable délire viandard emboîte ensuite le pas aux tribulations du mister Bean ibérique. Une déferlante de gros raisiné qui tache souillant cette immense arène où les créatures ont pour une fois le dernier mot sur les moque-adors. Décapitations, énucléations, démembrements, liquéfactions, autant de joyeusetés gorasses aptes à calmer les appétits carnassiers d’une armée d’amateurs de péloches saignantes. Braindead (pour l’humour), Dawn of the dead (pour l’aspect des zomblards), Le lac des morts-vivants (pour la sortie de bain des morts-vivants) sont tour à tour convoqués dans cette symphonie tellement poétique qu’elle ferait presque passer les viscères pour des lanternes. Brutal relax entretient la réputation d’Eskoria Films pour laquelle Cardona a déjà réalisé deux autres courts-métrages, Brico Killer et Torbellino de hostias, tous deux sacrés au festival de Sitgès à deux ans d’intervalle.

Comme Brutal Relax est visible sur Youtube, il serait inconvenant de ne pas vous proposer la vidéo. Sinon, vous le voulez comment, le film ? Bien saignant ?

Damien Taymans

Commentaires

Bonjour, je suis arrivé sur votre blog par le bie d’un ami qui m’a conseiller le lecture de ton article. Bonne chance.

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Les Paris de chevaux se comportent bien en france, les joueurs français jouent et mise sur internet sur les courses hippiques. tout en pariant sur le turf vous gagnerez selon la côte de votre ticket et ta mise initial.

15 février 2012 | Par Genès

Hyper jouissif ! Du n’importnawak gorasse comme on l’aime !

14 juillet 2011 | Par Vivadavidlynch

N’importe quoi !!! Mais c’est tout bon quand même !

13 juillet 2011 | Par benika

Gommette rose pour le titre !!!

12 juillet 2011 | Par bûcheron finlandais

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