Festival Offscreen

OFFSCREEN 2014

Le festoche qui envoie du steak !

Pour sa septième édition qui prendra lieu du 5 au 23 mars au Cinéma Nova, à Cinematek, Bozar et Cinema Rits, l’Offscreen envoie du méga steak et propose des rétros bandulatoires (on n’a pas peur des mots !) et des avants-premières plus que succulentes (Sono Sion, Cattet-Forzani et Matsumoto, waaaw !).

Cette année, leur équipe d’archéologues du bizarre ont décidé de mettre le cap sur l’Angleterre, où ils ont exhumé quelques perles du genre issues des années 60 à 80, parmi lesquelles le Stonehenge du fantastique grand-britton, "The Wicker Man", présenté par son réalisateur Robin Hardy en personne dans une nouvelle version "director’s cut" inédite. Ce programme sera l’occasion de rendre hommage au plus iconoclaste des cinéastes d’Outre-Manche, Ken Russell, ainsi qu’à l’actrice et Bond-Girl Martine Beswick.

Offscreenings

La programmation sera également enrichie d’un bataillon de pas moins de dix films en avant-première, qui forment, au sein de la sélection Offscreenings, l’avant-garde du cinéma culte de demain. Parmi eux, citons "L’étrange couleur des larmes de ton corps", nouvelle plongée dans le genre italien pour les auteurs d’ "Amer" Hélène Cattet et Bruno Forzani, "Her", le film de science-fiction romantique de Spike Jonze ou "A Field in England", nouvel opus du prodige de la jeune garde anglaise, Ben Wheatley. Offscreen offrira l’occasion unique de découvrir des oeuvres inédites incomparables, comme les dernières folies des nippons Sion Sono ("Why Don’t You Play In Hell ?"), et Hitoshi Matsumoto ("R100"), le rétrofuturiste "Computer Chess" d’Andrew Bujalski, ou l’intrigant "Les rencontres d’après minuit" de Yann Gonzalez.

Mind the Gap : British Cult Cinema

Mind The Gap est non seulement le célèbre avertissement que l’on retrouve dans le métro londonien, il est aussi l’expression favorite du cannibale sévissant dans ce même métro dans "Raw Meat". L’expression correspond aussi parfaitement à la sélection que nous présentons cette année : le contraste entre cette production s’attaquant à toutes les conventions et le cinéma mainstream de l’époque est saisissant. 17 films, certains devenus des classiques ("Village of the Damned" de Wolf Rilla, "Bunny Lake is Missing" d’Otto Preminger), d’autres de véritables découvertes ("Psychomania" de Don Sharp, "The Reckoning" de Jack Gold), décrivent une Angleterre dont l’insolente modernité tourne lentement au cauchemar.

Retrospective et conférence Ken Russell

Cette virée en Albion sera pour nous également l’occasion de rendre un hommage appuyé au regretté Ken Russell, que ce soit à travers ses oeuvres les plus emblématiques comme "The Devils", "Tommy", "Altered States", ou ses biopics moins connus tels "Mahler", "Valentino" ou le rarissime "Clouds of Glory", dramatique télé longtemps considérée comme perdue. Le cinema Rits se joindra à la commémoration à travers un double événement : la programmation de ses premières oeuvres réalisées pour la BBC, soit cinq films avec lesquels il réinventa la forme documentaire ; et un colloque réunissant les meilleurs spécialistes mondiaux du cinéaste, s’étendant sur pas moins de 3 jours, qui ne seront certes pas de trop pour faire le tour d’un filmographie aussi colossale.

Hommage Martine Beswick

Enfin, nous rendrons hommage, en sa présence, à une actrice qui a traversé toute cette période du cinéma populaire anglais, lui offrant autant ses talents que ses charmes : Martine Beswick. James Bond-Girl dans "From Russia With Love" et "Thunderball", elle sera ensuite l’une des deux héroïnes, aux côtés de Raquel Welch, de "One Million Years BC" et continuera dans le film préhistorique avec "Slave Girls". Elle accompagnera les derniers jours de la Hammer avec l’emblématique "Dr Jekyll & Sister Hyde".

Invité d’honneur : Radley Metzger, pape du porno chic

Face à la tournure mécaniste et hygiéniste de la production pornographique contemporaine, il n’y a plus de place pour le raffinement et l’élégance de cinéastes comme Radley Metzger. Influencé par Bergman et Antonioni dont il a monté les bandes-annonces des films pour le marché américain dans les années ’60, Metzger traduit l’ambiance libertine des swinging sixties à travers des drame érotiques comme "The Lickerish Quartet" et "Camille 2000". Dans les années 70, il négocie le virage vers la pornographie avec le transgressif "Score". Il officiera ensuite sous le pseudo de Henry Paris, toujours avec ce même souci de la mise en scène. Radley Metzger viendra présenter en personne la rétrospective qui lui est consacrée et donnera une Masterclass au Nova le 8 mars à 17h00.

Gisaburo Sugii, l’autre maître de l’animation japonaise

Moins célébré mondialement que son homologue Miyazaki, Gisaburo Sugii est à 73 ans l’autre vétéran de l’animation japonaise. A travers deux purs chefs-d’oeuvre, "The Belladonna of Sadness" (1973 – animateur en chef) et "Night on the Galactic Railroad" (1985 – réalisateur) Sugii a posé de véritables jalons artistiques du genre. Offscreen proposera une courte rétrospective de l’auteur injustement méconnu.

Offscreen a beau mettre en avant le cinéma britannique culte cette année, la Belgique n’est pas en reste côté excentricité et inventivité. Nous consacrons toute la soirée du 13 mars à des réalisations belges récentes auxquelles il manque une case. Sous la dénomination Ceci n’est pas ... België / Belgique / Belgium, le festival proposera sept courts métrages sélectionnés en collaboration avec Kortfilm.be et un long métrage ("The Miracle of Life", de Joël Rabijns et Yves Sondermeier) qui nous démontreront que la Belgique reste toujours le pays de la transgression et du surréalisme.

Toutes les infos sur ce festival à ne pas rater sont ici : http://www.offscreen.be/fr/home

Image du jour

Récentes critiques

affiche du film
Ça
2017
affiche du film
The Black Room
2016
affiche du film
Spider-Man: Homecoming
2017
affiche du film
Okja
2017
affiche du film
Underworld: Blood Wars
2016
affiche du film
Wonder Woman
2017

Cinemag

> Feuilleter

Concours

Sondage