Festival Offscreen

OFFSCREEN 2011

La planète des vampires de Mario Bava

C’est terrible l’Offscreen. Vraiment, y a pas à tortiller d’la soutane. La sélection assure comme c’est pas permis et y a même des invités que ça arrache une larme de les voir. Paraît carrément que des fois y en a chez qui ça se raidit illico du côté d’la coquette. Et pas du genre demi-molle hein. Z’en tiennent une sévère, les malfaisants. Enfin j’dis ça mais mézigue aussi il a eu droit à ses salves répétées d’afflux sanguin. On est que des hommes en même temps, MERDE !!! D’ailleurs hier soir ça se la jouait chaud cacao dans mon boxer jusqu’à ce que le duo de « présentateurs » vedettes du Nova ne viennent ruiner mes belles ardeurs avec leurs calembours dignes des pires blaireaux d’la Classe à Fabrice. J’vous laisse juger : « Ce ne fût pas un tournage facile. Il paraît même que Mario en Bava »... attention, calfeutrez vos urètres les mecs, sinon on va en foutre partout que ça va flairer la saint V jusqu’à La Mort Subite !!! Le charlot enchaine : « C’est grâce à ce film que Bava devint roi »...Hahaha !!! Zêtes chié les mecs !!! Ca y est, à cause de vous j’me suis marré à m’en beurrer l’calcife. En gros, soit ça se moque des films, soit ça fait des blagounettes à deux balles. J’vous jure. Parfois j’me demande si j’muterais pas en vieille chieuse en devenir ou en rabat-joie casse-noisettes, mais j’pense que le vérité, la vraie de vraie, c’est que je suis tellement content d’être là que tous ces trucs, ces p’tits à-côtés à la con, ben ils me gonflent plus qu’ils ne devraient. Parce que si y a bien un truc de sûr dans ce foutu monde, c’est que l’Offscreen est la plus belle période cinématographique bruxelloise de l’année pour les amateurs de cinéma en tous genres. Celui qui dit le contraire, ça fait pas un pli, j’lui fais bouffer ses macarons !!!

LA PLANETE DES VAMPIRES

Hyper espace. Deux vaisseaux, l’Argos et le Galliott, trimballent placidement leurs lourdes carcasses dans les contrées inexplorées de l’Univers. Un signal inconnu, provenant de la planète Aura, pousse les équipages respectifs des deux embarcations à aller se payer une bonne bourre sur place, des fois qu’il y aurait des trucs pas nets qui s’trameraient sur ce maudit cailloux. Le binz c’est que l’approche d’Aura se fait pas dans la joie et la bonne humeur. On peut même dire que c’est carrément pas d’la purée mousseline ce foutu atterrissage, les charlots de l’Argos tombant tous dans les vapes pour cause de gravité maousse costaude. Au réveil, les gus se bondissent dessus et se distribuent gratos beignets et gaufres maisons, suivit d’autres tentatives d’agressions, beaucoup plus mortelles pour le coup. Après avoir repris leurs esprits, les membres d’équipage de l’Argos décident d’explorer les alentours peu jouasses et de localiser le Galliott dont ils ont perdu le contact peu avant d’arriver sur Aura. Pas de bol, leurs potzos sont passé ad patrès quand ils retrouvent leurs dépouilles chouettement mutilées dans la salle de pilotage de leur vaisseau. Peu enclin à se coltiner le même sort que leurs camarades, le capitaine Mark et ses sbires se posent la question à mille balles : « Pourquoi critique-t-on à ce point la dianétique ? »...ha non merde, j’me suis planté. Celle-là c’est la question à un million. Heeuuu...attendez...ha voilà. On reprend en faisant comme si j’avais rien dis. Soyez pas vache. Bon. Le capitain Mark et son équipage se posent la question à mille balles : « Mais qui a bien pu zigouiller les copains et comment faire pour éviter d’finir de façon aussi peu reluisante ? ». Sale temps hein.

His name is Bava, Mario Bava

Lorsqu’il s’attaque au pari burné de shooter un film de science-fiction made in Cinecittà avec peau de zob comme budget, Mario Bava a déjà réalisé le chef-d’oeuvre du cinéma gothique italien (Le masque du démon), posé les base du giallo (Six femmes pour l’assassin),chipoté une tripotée de péplums (Hercule contre les vampires), un western (Arizona Bill), un film de Vikings (La ruée des Vikings) et il s’apprête à mettre en boîte une comédie couillonne avec Ciccio & Franco, le duo de bouffons siciliens (L’espion qui venait du surgelé), un film de super-héros psychédélique adapté du plus célèbre fumetti du moment (Danger : Diabolik) et le premier véritable slasher homologué de l’histoire du cinoche (La baie sanglante).

Directeur photo de formation ayant servi sous les ordres des kings du film de gros castards barbus en mode jupette-sandalette et des fliperies ritales fifties (Pietro Francisci, Steno, Ricardo Freda, Jacques Tourneur,...), Mario Bava est ce qu’on peut appeler un touche à tout génial, doublé d’un débrouillard abonné au système D. Stylistiquement reconnaissable entre mille, la patte à Mario marque de son empreinte chaque genre abordé avec la même efficacité de pelloche en pelloche et avec un jusqu’au-boutisme forçant l’admiration des adeptes raide dingo de ses éclairages psychédéliques, de ses travellings lents et racés, ses zooms alambiqués et d’une direction d’acteur donnant un air aussi expressif que celui d’un ragondin crevé sur le bord de la route aux pantins qui lui servaient de comédiens. Là vous vous demandez pourquoi j’vous raconte tout ça. Et bien parce qu’avant d’être un film de SF, « La planète des vampires » est avant tout un film de Mario Bava avec tout ce que ça implique comme effets, figures de styles et laissé aller narratifs.

Believe or not believe ?

N’ayant même pas de quoi se payer un clou pour se gratter le cul, Bava doit avant tout parvenir à rendre crédible son univers avec bien peu de chose sous le coude pour magnifier la tambouille. Mais faut pas le prendre pour une brelle le Mario. Il en a des tagadas dans l’futal, et des sucrées. Peu enclin à se laisser abattre, il décide de se la jouer récup et recycle des vieux rochers en carton-pâte ayant déjà servit sur des adaptations cinématographiques d’Hercule, Maciste, Ursus et autre bodybuildés antiques. Y va chercher la bonne vieille machine à fumigènes, balance la purée franco de porc et tape quelques spots colorés par-ci, par-là pour conférer à l’ensemble une atmosphère étrange et fantasmagorique. Et croyez moi ou pas les amiches, mais le résultat à sévèrement d’la gueule, Bava réussissant le tour de force de faire croire dans sa planète Aura. Par contre du côté des vaisseaux c’est une autre paire de jartelles. Cheapos de chez cheapos, vide comme un rayon de supermarché soviétique, l’intérieur de l’Argos ferait presque pitié à côté des salles de pilotages d’un sentaï eighties lambda, avec ses tableaux de contrôle sans commandes et ses quelques petits clignotants tapé là juste pour donner l’impression qu’on est trop dans le futur et que c’est devenu grave technologique sa mère. Et que dire de la déco du Galliott, si ce n’est qu’elle n’existe pas, vu que les sets du vaisseau sont ceux de l’Argos, sans différence aucune, ce qui ne facilite pas toujours la compréhension de l’intrigue. Pas aidé non plus, le spectateur, dans le processus immersif par des dialogues pseudos scientifiques débité en mode pilote automatique par des acteurs échappé de Waco. Rayon direction artistique y a encore du gros dossier dans le secteur stylisme et c’est pas les pauvres acteurs qui ont du s’trimballer ces frusques sur le râble qui diront le contraire. Visiblement aussi confortable qu’une fouille anale à la douane afghane, les combinaisons de l’avenir trouveraient facilement leur place au musée Klaus Barbie. Car à part faire de biens disgracieux croupions aux frangines et suer les zizis des bonshommes, on se demande bien à quoi peuvent servir ces foutus équipements.

Mario and the italian connection

Moi zaime bien le cinoche bis rital. Trop trop trop. Même que oui. Et « La Planète des vampires » répond à toutes les attentes et fantasmes de l’amateur d’exploitation transalpine, grâce à une mise en scène inventive, voire excentrique, des idées en veux tu en voilà, un casting rempli de vieux briscards de la Cinecittà, et un kitch assumé de bout en bout. Comment ne pas l’avoir en monde majeur en découvrant ces bonnes vieilles frimes d’Ivan Rassimov, psycho-killer dans une flopée de gialli, et de Rick Boyd, alias Frederico Boido, un abonné du western spaghetti habituellement zigouillé dans les quinze premières minutes du film ? Comment ne pas balancer la compote lors des scènes de résurrections annonciatrices des délires zombiesques de Lucio Fulci ? Comment rester de marbre à la découverte de la maquette de l’Argos, presque aussi rudimentaire que les soucoupes du sieur Ed Wood ? Comment ne pas prendre un panard XXL quand Bava s’amuse à transposer « L’invasion des profanateurs de sépultures » sur une planète lointaine et hostile ?Et bien y a pas moyen, voilà tout. On est pas de bois !!!! A bien y regarder de plus prêt y en à d’autres qui ont trouvé ça choucard, Dan O’Bannon et Ridley Scott en premiers. Y peuvent nier, jurer sur la têtes de leur hamster, ne parler qu’en présence de leurs avocats, moi j’m’en tape. Je sais qu’ils ont vu et revu le film de Bava avant de créer le monument « Alien  ». Du design intérieur de certaines parties des vaisseaux, aux attitudes étrangement détachées des principaux protagonistes, en passant par la découverte d’une base spatiale d’origine inconnue, au look zarbi et à la technologie particulière, sans oublier celle du squelette d’une saloperie d’origine non identifiée, impossible de nier l’évidence : les auteurs d’Alien semblent avoir aimé autant que bibi l’incartade « esseffistique » de Bava.

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