Festival Offscreen

OFFSCREEN 2011

The Boxer’s omen

Projeté en clôture du cycle consacré à la Shaw Brothers (avant la master class de Tony Rayns au RITS, dédiée à la firme et un de ses maîtres, King Hu, suivie de la projection de son chef d’œuvre Come Drink With Me), The Boxer’s Omen (Mo) de Kuei Chih-Hung (Camps d’amour pour chiens jaunes, Karatékas contre trafiquants d’or, avec Bruce Li, sosie célèbre de Lee, à la source de nombre de péloches étiquetées « bruceploitation », Hex, Corpse Mania, …) faisait office d’idéal de film de minuit.

Véritable « OFNI », Mo est un pur trip visuel hyper réjouissant (même s’il aurait gagné à être réduit d’une petite demi-heure), aux hautes vertus psychotropes (même « clean » ou à jeun) ; festival de couleurs saturées et d’expérimentations.

Un shoot d’absurde et de non-sens, où les situations n’ont vraisemblablement (presque) aucun lien entre elles et encore moins de suite logique, prenant ancrage dans un combat de boxe à l’issue tragique, pour déboucher sur une fumeuse histoire de malédiction/magie noire.

Esotérique et empli de visions dantesques/surréalistes (le héros vomissant des murènes vivantes dans le lavabo ou étranglé par les viscères d’une tête coupée flottant dans les airs, femme nue extirpée des entrailles poisseuses d’un crocodile, …), The Boxer’s Omen (1983) se pose en grand bordel foutraque qui marque durablement la rétine.

Le film s’offre en têtes d’affiche Phillip Ko (La terreur des hommes de bronze, Fearless Dragons, Mission Thunderbolt & Ninja Terminator de Godfrey Ho, …) et l’ultra charismatique Bolo Yeung (Les 13 fils du dragon d’or de Chang Cheh, La main de fer, Opération dragon, aux côtés de Bruce Lee, et deux madeleines de Proust, avec notre impayable JCVD national ; Double Impact & Bloodsport… « Dis-le ! Dis-le ! Ma…té ! »… pardonnez cette éruption acnéique…), accompagnés de Somjai Boomsong (dont ce sera l’unique apparition à l’écran), Chin Tien-Chu (Blood Brothers de Chang Cheh, Infra-Man, Dirty Ho & Le singe fou du kung-fu de Liu Chia-Liang, …), ou encore l’incontournable Elvis Tsui (City on Fire de Ringo Lam, A Chinese Ghost Story de Ching Siu-Tung, Sex and Zen I, II & III, A Chinese Torture Chamber Story, Trilogy of Lust II de Julie Lee, The Storm Riders d’Andrew Lau, …).

Nudité généreuse (et gratuite), effets gore à foison, « craspec » à tous les étages, « marionnettes animatroniques » (c’est un bien grand mot pour ce qu’on voit à l’écran !) grossières (raaaah, ces chauve-souris aux yeux rouges, dont on distingue les câbles qui les meuvent dans les airs), sont les ingrédients du cocktail qui assurera un agréable moment (et une bonne tranche de rigolade) aux bisseux de tous poils.

L’art du « nawak » poussé à son paroxysme. Férocement inclassable, donc forcément indispensable. Tout simplement grandiose !

Image du jour

Récentes critiques

affiche du film
Ça
2017
affiche du film
The Black Room
2016
affiche du film
Spider-Man: Homecoming
2017
affiche du film
Okja
2017
affiche du film
Underworld: Blood Wars
2016
affiche du film
Wonder Woman
2017

Cinemag

> Feuilleter

Concours

Sondage