Critique de film

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Nuit au musée 2 (La)

"Night at the Museum: Battle of the Smithsonian"
affiche du film

Le plus grand musée du monde vient d'accueillir de nouvelles expositions, et parmi elles, l'ancestrale tablette des pharaons aux pouvoirs magiques. Désormais la nuit, toutes les animations du musée prennent vie - y compris le maléfique pharaon Kahmunrah, et ses acolytes Al Capone, Ivan le Terrible et Napoléon (Alain Chabat). Le gardien de musée Larry (Ben Stiller) et ses vieux amis le Président Roosevelt (Robin Williams), Attila, T-Rex, le Romain Octavius et Jedediah le cowboy vont devoir livrer une bataille acharnée - et délirante - contre ces animations malintentionnées.

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Les critiques à propos de ce film

Critique de La nuit au musée 2 - Le retour du roi
Par : Chroniqueurs
Tags : Comédie

Par Dante

En 2007, Shawn Levy, réalisateur abonné au comique sortait sur les écrans La nuit au musée qui s’imposa comme le revival de la comédie fantastique, genre qui avait connu ses heures de gloire dans les années 80-90 avec les Ghostbusters et autres Gremlins. La qualité du spectacle et l’énergie communicative de Ben Stiller avait fait de ce film un des plus gros succès de l’année. Il était donc naturel que la fine équipe retrouve le chemin des salles pour proposer une séquelle, à l’image du diptyque des Bruce et Evan tout-puissants. Qui dit suite, dit forcement surenchère et cette logique est d’autant plus vraie dans le cas de La nuit au musée, qui misait en partie sur le bestiaire des plus fabuleux que proposait le premier opus. Le numéro deux devait donc être plus décoiffant, plus drôle, empli d’un nombre plus conséquent de personnages extraordinaires et devait donc être plus apte à engranger des dollars. Les scénaristes ont donc délocalisé l’action dans le plus grand musée du monde, qui d’ailleurs ouvert ses portes à l’équipe : le Smithsonian. Partant de cette opportunité, les auteurs ont trouvé un quelconque tour de passe-passe scénaristique pour justifier ce voyage et donner le plus de liberté possible au délire.

Si le besoin malhonnête de capitaliser sur un film à succès se fait bien sûr ressentir, on ne peut pas non plus cacher le plaisir ressenti à replonger dans ce monde fantastique où tous les objets prennent vie. Surtout que le premier opus n’avait pas exploité toutes les possibilités qu’offrait le concept. C’est désormais chose faite avec cette séquelle qui n’hésite pas à sacrifier l’histoire sur l’autel du délire, ce qui évite au final de ressentir cette frustration qu’avait pu laisser le premier épisode. Le métrage parle donc toujours de la fameuse tablette magique, convoitée par un pharaon rappelé à la vie qui n’a pour d’autre dessein que de contrôler le monde avec son armée démoniaque. Côté originalité on a tout de même connu mieux. A Ben Stiller alors de courir à travers le musée, à travers mille objets chantant et chahutant, pour contrecarrer les plans du bad guy et de ses acolytes. Le scénario n’offre ni surprise ni suspense, se bornant à offrir un divertissement simple et compréhensible de tous.

La nuit au musée 2 ne tire bien entendu pas sa force de son scénario, mais bel et bien de cette sincérité, de cette bonne humeur communicative, propre au divertissement américain. Shawn Levy nous entraîne dans un monde de délire, où des chérubins volètent en chantant du rap, où les tableaux prennent vie, où le général Custer est dépressif et où les Romains et les Cowboys font des alliances contre des soldats napoléoniens et des gangsters de la prohibition. Shawn Levy donne forme à tous nos rêves d’enfant, même les plus fous. Et les acteurs du film n’y sont pas non plus pour rien, Ben Stiller mène d’une main de maître ce joyeux bestiaire, aidé pour le coup de la belle Amy Adams, pour se battre contre l’inénarrable mais trop rare Hank Azaria, ici associée à Alain Chabat, unique figure tricolore de l’oeuvre. Sans compter les seconds rôles piochant dans les plus grands comiques actuels (Ricky Gervais, Owen Wilson, Steven Coogan, Robin Williams, Jay Baruchel ou encore Jonah Hill.)

Le reproche que l’on pouvait formuler à l’encontre du premier épisode était de viser un public trop restreint, les enfants. Même si les adultes pouvaient trouver leur compte dans les folles aventures du gardien de nuit, certains gags manquaient cruellement de maturité. Ce défaut majeur est totalement corrigé dans cette suite, puisque les scénaristes ont multiplié les niveaux de lecture. Ils ont bien entendu conservé le côté enfantin et magique mais cette fois les adultes pourront également y trouver leur plaisir, à travers des enjeux plus matures, des joutes verbales ou encore de l’humour absurde auxquels les enfants seront certainement hermétiques. Certains pourront notamment se rincer l’œil sur la plastique correctement mise en avant d’Amy Adams. Mais la plus grande surprise est que le film adresse de nombreux clins d’œil à des oeuvres de geeks, notamment avec un improbable mais jouissif hommage à 300, où l’arrivée inopportune de personnages de Star Wars.

La nuit au musée 2 est devenu un spectacle universel, qui réussit à brasser un public très large en conservant une cohérence exemplaire. Une réussite totale, où les acteurs se font plaisir en même temps que les spectateurs, un divertissement de cette qualité devient tellement rare de nos jours qu’il faut sans hésiter y amener toute sa famille. On en arriverait presque à espérer un troisième épisode.

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