Critique de film

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Night Run

"Run All Night"
affiche du film

À Brooklyn, Jimmy Conlon, mafieux et tueur à gages qu'on surnommait autrefois le Fossoyeur, n'est pas au mieux de sa forme. Ami de longue date du caïd Shawn Maguire, Jimmy, qui a aujourd'hui 55 ans, est hanté par ses crimes – et traqué par un inspecteur de police qui, depuis 30 ans, n'a jamais renoncé à l'appréhender. Et ces derniers temps, il semble que le whisky soit le seul réconfort de Jimmy. Mais lorsqu'il apprend que sa prochaine mission consiste à éliminer Mike, son fils qu'il n'a pas revu depuis des années, Jimmy doit choisir entre la "famille" mafieuse qu'il s'est construite et la vraie famille qu'il a abandonnée il y a bien longtemps. Tandis que Mike est en cavale, Jimmy comprend que pour racheter ses fautes passées, il lui faut sans doute protéger son fils du sort funeste qui l'attend lui-même désormais… Alors qu'il n'est plus en sécurité nulle part, Jimmy ne dispose que d'une seule nuit pour résoudre son conflit de loyautés et s'amender enfin.

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Trailer - Night Run (2015)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de Night Run - La course à la mort de l’an 2015
Par : Damien Taymans
Tags : BIFFF 2015

Qui donc aurait pu croire que l’interprète des légendaires Oskar Schindler et de Rob Roy deviendrait l’un des marathoniens les mieux entraînés d’Hollywood une vingtaine d’années plus tard, à la veille de ses soixante piges ? Mais les voies de Tinseltown demeurent impénétrables et les acteurs en pleine force de l’âge font désormais la loi dans les actioners survitaminés comme l’illustre la vague récente des Expendables qui a ouvert les portes du home. Figure de proue de ces cascadeurs en pleine fleur de l’âge, Liam Neeson dispose de quelques semaines à peine pour reprendre son souffle entre les tournages de ces pentathlons cinématographiques qui lui permettent de jouer invariablement les mêmes rôles de dur à cuire infatigable et increvable à la recherche de sa moutarde (Taken), de la justice musclée (L’Agence tous risques), de son identité (Unknown) ou d’un terroriste en plein vol (Non Stop). Si d’ici à là, l’acteur aura surnagé dans Batman Begins et se sera noyé aux côtés de Rihanna dans Battleship, il est devenu l’incontournable galopeur du cinéma d’action.

Et ses guiboles ne sont pas mises au repos dans Night Run, sa troisième collaboration avec le réalisateur Jaume Collet-Serra (Esther), qui narre les déboires (hic !) d’un alcoolo autrefois tueur à gages (ou l’inverse ?) interprété par le grand Liam. L’éponge en question se nomme Jimmy Conlon et est une ex-pointure dans l’art de l’estourbissage à telle enseigne que, dans le milieu, il portait le sobriquet de Fossoyeur. Mais ce passé, le croque-mort a bien du mal à l’enterrer, certains fantômes viennent toujours le hanter et il ne peut digérer ces exécutions à la pelle qu’à l’aide de la gnôle. Pourtant, l’irréparable se produit : pour sauver la peau de son rejeton, Jimmy abat le fils de Shawn Maguire (Ed Harris), un ami de longue date et caïd à ses heures perdues. Pas jojo, l’ami Shawn entend appliquer à la lettre le principe du talion et dégommer à son tour le fils de son poto. La chasse à l’homme est lancée...

Rien de bien neuf sous le soleil, d’autant que l’entièreté du récit court sur une nuit. Et quelle nuit ! En moins de temps que le quota traditionnel de Jack Bauer, cet ancien accro à la gâchette doit faire face à un tueur à gages particulièrement habile, à une police corrompue jusqu’au képi et à une pléiade d’autres aléas (révélations de secrets familiaux enfouis, autre témoin à protéger, ...) qui nourrissent un scénario certes "classique" mais suffisamment riche en rebondissements que le spectateur ne trouve jamais le temps de bâiller. Amoureux des effets visuels, Jaume Collet-Serra manque de créer le chaos au prix de quelques géolocalisations tape-à-l’oeil et autres idées aussi fun que ringardes. Mais ce ne sont qu’artifices clinquants assez fugitifs car le cinéaste se concentre pour l’essentiel sur son tandem de gueules (Harris & Neeson) qu’il réunit à la manière d’un Heat en complet décalage avec la déferlante d’action bourrine qui inonde l’écran durant près de deux heures.

Night Run est un divertissement assez correct dans l’ensemble qui aurait néanmoins gagné à ne pas se déliter au fil de son déroulement. La formidable entrée en lice des personnages est globalement détruite par un dernier acte excédentaire. Mais Collet-Serra prouve après Non-Stop que son poulain boiteux demeure le cador de la course-poursuite hollywoodienne des prochaines années.


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