Critique de film

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Naked Soldier

"Naked Soldier"
affiche du film

CK Long qui a démantelé un très puissant cartel de la drogue il y a quinze ans. Mal lui en a pris puisque l’organisation criminelle a envoyé une certaine Madame Rose pour décimer sa famille. Plus retors encore, la fille de Long a subi un lavage de cerveau qui l’a transformé en tueuse. Après quinze ans d’entraînement intensif, elle est prête à s’en prendre à son pauvre papa...

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Trailer - Naked Soldier (2012)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de Naked Soldier - Dead or Alive ?
Par : Damien Taymans

L’inspecteur Long n’avait fait que son devoir en mettant la main sur une belle cargaison de drogue. Sans doute mais, en agissant de la sorte, il privait un gang d’une petite rentrée financière. Alors, le gang, pas jouasse, décide de se venger sur le poids lourd et toute sa famille : tout le monde est descendu froidement au cours d’un repas. Seuls rescapés : Long, laissé pour mort alors qu’il ne l’est pas (incroyable !) et sa fille, kidnappée par madame Rose qui, après un petit lavage de cerveau, en fera sa fille et la baptisera Phoenix. Ce qu’elle ignore à cet instant, c’est que le père et la fille seront appelés, quinze ans plus tard, à se recroiser...

La production hongkongaise, passée maitresse du cinéma d’action en Asie pendant de nombreuses années, éprouve depuis les 90’s de vraies difficultés à huiler les mécanismes qui faisaient jadis sa renommée. Aussi, les producteurs HK ressortent ponctuellement les vieilles bobines, les dépoussièrent quelque peu et tentent de donner vie à une énième redite en priant pour qu’elle connaisse son petit succès. Si le concept développé dans les Naked Killer de Jing Wong, sortis en 1992 et 2002, à savoir une tueuse biberonnée aux arts martiaux qui balance des tatanes à tout-va, un soupçon d’érotisme et une louchée de belles pépées aux tenues sexys, il semble quelque peu émoussé vingt ans plus tard. D’autant que Naked Soldier reprend toutes les ficelles forcément élimées et persévère à tirer dessus sans la moindre mesure. Dès lors, l’érotisme s’efface au profit d’une présentation même pas séduisante de la tripotée de nanas à la plastique plus qu’attirante, l’action s’est considérablement ramollie, la narration ankylosée. Marco Mak (Slim Till Dead), monteur de renom, livre une nouvelle réalisation décevante qui alterne le médiocre (une partie de basket façon Shaolin Soccer) et le carrément gerbant (l’exécution initiale pourtant des plus gore et irrévérencieuse tombe à plat). Et que dire de ce scénario famélique qui présente un père de famille (Sammo Hung en peine) endeuillé par l’assassinat de sa famille entière et l’enlèvement de sa fille raccrochant à l’affaire dans le désintérêt le plus total. C’est que depuis le gars a adopté une autre gamine et ne semble porter aucune cicatrice de cette tragédie. Passons sous silence les multiples coïncidences (le flicaillon d’Interpol fréquente la jeune Phoenix de son côté) incohérences (Jing Wong, pour l’ensemble de son oeuvre), anachronismes (ces chorégraphies bordel !) et autres gags patauds (la bataille des baguettes lors du repas familial).

En restant extrêmement indulgent, on sauvera de ce naufrage un Anthony Wong fendard mais hélas trop peu présent à l’écran et quelques beaux costumes qui moulent avec brio les galbes de ces drôles de dames. Le cinoche d’action HK, dead or alive ? Poser la question revient à y répondre...


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