Festival NIFFF de Neufchatel (Suisse)

NIFFF 2014 - The Hardest Harvest

John McNaughton traumatise Neuchatel...

Avoir l’occasion de découvrir un film de John McNaughton sur grand écran est quelque chose d’unique. Et pour cause, le responsable de Henry, Portrait d’un serial killer, Sexcrimes ou encore Borrower, est plutôt avare en matière de nouvelles sorties et se contente désormais d’une pige tous les 10 ans.

Les spectateurs du NIFFF avaient donc l’énorme chance de pouvoir découvrir son dernier-né, The Harvest, mais aussi de croiser le cinéaste, présent à Neuchatel pour présenter son film. Celui-ci dépeint la vie d’un jeune garçon cloué dans son lit à la maison suite à une grave maladie. Ultra-couvé par ses parents et plus encore par sa doctoresse de mère, le gamin a une vie des plus monotone. Une nouvelle voisine va venir égayer ce sombre quotidien et bousculer les habitudes de la petite famille, ce qui ne sera pas sans conséquence.

Sur base d’un pitch assez lourd, annonçant surtout la mise en branle d’une oeuvre dramatique au possible, John McNaughton parvient à surprendre son monde et à amorcer de la plus belle des façons qui soit son grand retour. Dès les premiers instants en effet, l’ambiance lourde du cocon familial pèse lourd sur l’esprit des spectateurs. Ceux-ci ne peuvent que s’attacher au jeune malade mais aussi détester sa vie et le tyran qui lui sert de mère.

A ce titre, l’interprétation du trio est impeccable, Samantha Morton étant détestable ses premières secondes à l’écran, se fondant parfaitement dans le moule préparé par McNaughton et dépeint dans le scénario de Stehen Lancelotti. Michael Shannon est quant à lui impeccable dans le rôle d’un père de famille déboussolé, coincé entre l’affection éprouvée pour son fils, la tyrannie de sa femme et l’attirance vers une éventuelle maîtresse. Le jeune Charlie Tahan, qui campe donc le petit Andy, vient parachever un tableau qui ne serait guère complet sans l’arrivée de Natasha Calis, dont le personnage sert de détonateur à l’histoire.

Elle évolue en effet dans un univers où chacun se sert d’un autre pour atteindre ses propres buts et ne tarde pas à se lier d’amitié avec Andy malgré les recommandations de son entourage. Cette amitié permet à McNaughton d’amorcer doucement et finement un virage à 180° vers le thriller pur et dur en procédant tout d’abord à un jeu du chat et de la souris assez stressant, rappelant notamment les crainte de l’enfance face à l’autorité, avant de carrément plonger au sein d’une intrigue insoupçonnée qui promeut lefilm au rang de petit chef-d’oeuvre.

The Harvest est donc une pleine réussite et constitue l’une des plus belles oeuvres du trop rare John McNaughton, Avec des réalisations de ce style, le cinéaste nous faire surtout regretter son manque d’assiduité en matière de sorties. Quelle claque !

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