Festival NIFFF de Neufchatel (Suisse)

NIFFF 2014 - Les charmes de la Nouvelle-Zélande

La patrie de Peter Jackson se distingue à nouveau...

Contrée qui a vu naître le génie Peter Jackson, qui est désormais rodé aux grosses productions mais qui avait percé à l’époque avec les deux magnifiques comédies horrifiques que sont Bad Taste et Braindead, la Nouvelle-Zélande excelle toujours dans le domaine.

Et cette année 2014 fait office de nouvelle date-clé dans l’industrie cinématographique du pays car, si on vous parlait avec enthousiasme de What we do in the Shadows voici quelques jours (voir ICI), Housebound place encore la barre plus haut que le film de Jemaine Clement et Taika Waititi.

Ce premier long métrage de Gerard Johnstone, réalisateur de la série The Jaquie Brown Diaries, recèle en effet tous les ingrédients qui ont fit le succès du cinéma néo-zélandais. Partant d’un pitch résolument horrifique, le cinéaste parvient en effet à distiller tension et humour au gré de scènes tournées avec précision.

Housebound suit Kylie Bucknell, une jeune fille rebelle qui, suite à une condamnation, doit retourner chez sa mère où elle est assignée à résidence pour 8 moi, le tout assorti d’un traitement de la part d’un psychiatre. Les phénomènes étranges se produisant dans la maison ne tardent pas à altérer son comportement et, hormis l’un ou l’autre soutien, personne ne la croit : d’après elle, la maison serait hantée.

A la lecture du pitch, le spectateur ne peut que se dire qu’il assistera à une ghost story à la trame classique, Johnstone reprenant d’ailleurs quelques ingrédients du genre dès la première demi-heure et lorgne vers les classiques ainsi que sur quelques réussites récentes comme When the Lights went out. La vérité est pourtant toute autre pour ce métrage qui voit son scénario s’étoffer de minute en minute, vguant entre les différents sous-genres. Si certains déploreront sans doute l’aspect fourre-tout de la chose (les références sont légion), le changement de ton du gilm suffit à lui seul à justifier les risques pris par le réalisateur. Avec un dernier acte totalement rigolard, qui parvient néanmoins à allier rythme, tension et humour, Housebound fait très fort et entre par la grande porte dans la légende du cinéma néo-zélandais.

What we do in the Shadows aurait pu être la comédie horrifique de l’année, mais c’était sans compter sur la percée inattendue d’un jeune cinéaste qui, en un seul film, devrait se faire un nom à l’internationale.

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