Festival NIFFF de Neufchatel (Suisse)

NIFFF 2013 - Compte-rendu du 9 juillet

La journée d’un festivalier oscille souvent entre petites contrariétés et gros plaisirs cinéphiliques. Cette journée du 9 juillet en est la preuve parfaite. En effet, si notre duo bien belge a failli mourir de faim suite à une incompatibilité d’horaire avec son restaurant préféré (erreur réparée en beauté avec une corbeille de pilons de poulet (ben oui, on ne se refait pas), la qualité des films mis en présence frôlait l’excellence.

A ce titre, la journée commençait forcément de manière formidable avec le Chimères d’Olivier Beguin lors d’une séance qui voyait le Temple du Bas se remplir à trois quarts. Le succès a été au rendez-vous pour le cinéaste suisse qui fut acclamé en fin de séance. Revisitant le mythe vampirique à sa manière, l’oeuvre allie tour à tour onirisme, action et effets spéciaux de qualité pour donner un ensemble tout à fait respectable. Hormis quelques longueurs (tout à fait excusables) dans le final, Chimères est à ranger au rayon des belles réussites de ce festival et constitue un pas en avant indéniable pour le cinéma d’horreur suisse.

Histoire de décompresser après ces quelques instants de tension, la projection de A Liar’s Autobiography 3D était idéale, plus encore pour les nombreux fans de Monty Python présents dans la salle. Alliant humour, dialogues de qualité et graphismes originaux, le métrage permet, sous le signe de l’humour, d’en découvrir plus sur Graham Chapman, personnage singulier et un brin mythomane.

Ce moment de détente ne laissait pas réellement présager de la claque qui allait s’en suivre. A peine sortis d’une corbeille de poulet, il était déjà temps pour nous de découvrir Dark Touch, le dernier né de l’imagination torturée de Marina de Van. Et le choc, pas forcément annoncé, est bel et bien au rendez-vous : alignant les images et les idées glauques, le métrage agit tel une chape de plomb sur le spectateur. La réalisatrice parvient même à rendre plus horrible encore un thème pourtant déjà difficile à aborder. Dégageant tout le mal-être possible et imaginable d’une gamine abusée, recelant de véritables séquences gores et procédant même à un massacre hors normes, Dark Touch recèle toutes les "qualités" pour être LE choc de l’année. Ajoutons à cela de nombreuses références à des oeuvres bien connues et l’on obtient un ensemble qui devrait faire date.

Trois films, trois réussites, dont une inoubliable. C’est ce qu’on appelle une journée réussie le tout sous le beau soleil suisse...

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