Festival NIFFF de Neufchatel (Suisse)

NIFFF 2012 - Sixième jour

La citadelle imprenable...

C’est toujours sous le soleil que débute cette sixième soirée du NIFFF et je file direction le Théâtre du Passage pour la première vision de Citadel, premier long métrage du réalisateur Ciarán Foy. Dans un immeuble glauque, Thomas et Joanne sont sur le point de déménager quand cette dernière se fait agresser par une bande de jeunes cagoulés. S’ensuit une descente aux enfers pour Thomas qui va souffrir de graves troubles d’agoraphobie en plus de devoir s’occuper de son nouveau-né sans compter que la bande de jeunes n’en a pas fini avec lui. Quel film ! A lire le synopsis on se dit « encore un hoody movie made in UK », et oui… et alors ? Il faut avouer qu’ils savent bien les faire et on en redemande. Mais Citadel s’inscrit plus fortement comme un digne successeur de l’incroyable Heartless de Philip Ridley que d’Attack the Block. Foy arrive à nous faire vivre l’enfer de l’agoraphobie sans pour autant tomber dans le cliché de la foule oppressante. Il met surtout en avant les grands espaces vides, le danger qu’ils peuvent représenter et nous oppresse tout le long du film avec ses trois tours principales qui font planer des hombres menaçantes sur le quartier. Quant à la photographie, le montage et la musique, il n’y a rien à redire, c’est du presque sans faute. J’ai entendu reprocher au film que le personnage de Tommy était trop passif et arrivait trop vite à se débarrasser de son trouble, mais c’est justement ce deuxième traumatisme d’une nouvelle perte qui donne l’impulsion nécessaire au héros pour entrer dans l’action et vaincre sa peur. Et il faut dire que le jeune acteur Aneurin Barnard arrive à nous transmettre son angoisse et sa terreur par sa performance ahurissante. Mes seuls petits regrets, c’est une explication un peu plus étoffée sur l’origine des « hoodies » et une fin un peu moins précipitée avec peut-être 2 minutes de plus lors de la dernière scène. Incontestablement pour moi, le meilleur film du NIFFF (même si je n’ai de loin pas tout vu), une petite perle made in UK qui va faire parler d’elle !

Deuxième film de la soirée sous les conseils des deux Belges est Replicas de Jeremy Regimbal. Le lendemain de l’arrivée de Mark Hughes, Mary et leur fils Brendon dans leur maison de campagne, ceux-ci sont réveillés aux aurores par leurs nouveaux voisins venus leur apporter du bois. En deux temps trois mouvements les voisins, Bobby, Jane et leur fils Jared s’invitent pour souper le soir même. C’est à ce moment-là que les ennuis commencent. Sans être incroyable, Replicas est un home invasion des plus correct. Rien de surprenant au niveau du scénario même si j’adore le twist, mais je regrette fortement la retenue au niveau de la violence (sérieusement si quelqu’un s’introduit chez vous et vous menace de tous vous tuer, vous le zigouillez, non ?). Au niveau réalisation, c’est aussi du classique sauf, pour quelques effets de suspense grâce aux parois réfléchissantes et on a droit à un certain nombre de Jump Scares prévisibles mais efficaces. Dernier regret pour le film, la fin trop « happy ending » comme si de rien n’était, frustrant ! Par contre, un gros point positif, la famille voisine jouée par James D’Arcy, Rachel Miner et le jeune Alex Ferris est super flippante. Un petit film bien appréciable à ne pas mater seul chez-soi.

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