Festival NIFFF de Neufchatel (Suisse)

NIFFF 2012 - Septième jour

Septième journée au NIFFF et avant-dernière en ce qui me concerne. C’est avec une bonne équipe d’amis et nos deux Belges que je me rends à la séance de God Bless America de Bobcat Goldthwait. La vie de Frank n’est pas des plus faciles, il est insomniaque, ses voisins sont des connards, il vient de se faire virer de son job et son médecin lui annonce une tumeur inopérable au cerveau ; il n’en fallait pas plus à Frank qui en avait déjà marre de la société américaine pour partir dans une croisade contre les méchants de ce monde. God Bless America est un film en attente de faire une controverse, et qui déjà scinde la foule du NIFFF en deux, on adhère ou on trouve que le réalisateur se mord la queue. Pour ma part, avec une nuit de sommeil en plus et pas mal de réflexion, je suis pour. Je pense que les gens peuvent être déçus en voyant le trailer qui met surtout en avant les scènes plus violentes et gore du film, mais derrière tout ça, il y a un vrai contexte social et politique. C’est donc un film qui par en guérilla contre les conneries des émissions de téléréalité, l’abrutissement d’une civilisation, la méchanceté et le manque cruel de compassion et de politesse dans les États-Unis actuels. Goldthwait réussit le pari de nous faire rire tout en nous obligeant à faire une mise au point sur le monde dans lequel on vit ! En plus, le film est très bien réalisé, de beaux plans, un montage dynamique et deux acteurs principaux qui cassent la baraque. Il faut quand même noter une fin un peu longuette (les 20 dernières minutes) où la morale s’emmêle les pattes. Mais ce n’est pas pour autant qu’il faudrait passer à coté de ce film et encore moins écouter Damien et Quentin qui ne l’ont pas aimé…

Pour continuer la soirée, direction les bons vieux cinémas Apollo pour la projection 3D de Piranha 3DD de John Gulager. Quentin et moi perdons malheureusement Damien en route pour le retrouver après la séance et l’air totalement dépité. Y a-t-il vraiment besoin de donner un synopsis pour Piranha 3DD ? Mais en gros, l’histoire se déroule 2ans après la tragédie de Lake Victoria, dans un parc aquatique appelé Big Wet. L’eau de ce parc est directement pompée du lac et la nappe phréatique pleine de piranhas qui ont faim. Sérieusement quand on va voir la suite de Piranha 3D, on sait très bien à quoi s’attendre : des nichons, du sang et du fun. Et le film nous livre exactement cela avec en plus un David Hasselhoff en grande forme. C’est ridicule, moins bien réalisé que le premier (sauf au niveau 3D, pour une fois pas converti post-prod) mais on adore. Personne ne va vous dire que c’est un bon film, mais c’est un bon film de style série B et c’est tout ce qu’on en attendait.

Voilà, déjà le dernier jour du NIFFF pour moi et rien de tel qu’un vendredi 13 pour visionner un film de maison hantée. C’est avec When the Lights Went Out de Pat Holder que je vais clore cette 12ème édition du NIFFF et je ne regrette pas mon choix. En 1976, une famille déménage dans une maison du Yorkshire en Angleterre. Tout de suite après leur arrivée, des événements bizarres commencent à se produire, des objets changent de place, des bruits étranges se font entendre et les plombs sautent mais surtout, cette présence semble particulièrement s’intéresser à Sally la petite fille de 13 ans. Une maison hantée dans la veine la plus british possible. Pour l’anecdote, le réalisateur Pat Holder veut nous faire croire que la petite Sally n’est autre que sa propre mère. Affirmation fausse ou non, on en a clairement un peu marre des films qui cherchent désespérément à s’ancrer dans la réalité quand cela n’apporte rien à l’œuvre (le spectateur n’est pas con, il a compris qu’il vient voir un film pas un documentaire). Il faut avouer que When the Lights Went Out ne nous offre rien de nouveau et d’exceptionnel du coté de la maison hantée et Holder reprend beaucoup des clichés habituels : chute de température, bruits et reflets furtifs. Mais ce n’est pas à cause de ces deux trois broutilles que le film ne fonctionne pas, au contraire. Le film réussit brillamment à jongler entre des moments de tension et d’humour qui confèrent un dynamisme au récit. La mise en scène n’est pas loin d’être parfaite et on se perdrait presque dans les années septante tellement les décors sont pointilleux. Les acteurs sont tous très bons mais c’est surtout le jeu des deux plus jeunes de l’équipe qu’on remarque, Tasha Connor qui interprète Sally et Hannah Clifford qui elle joue son amie Lucy. Deux jeunes talents sur lesquels il faut garder un œil. Un bon petit film qui nous tient en haleine et qui finit parfaitement ce festival sur une note fantastique.

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