Festival NIFFF de Neufchatel (Suisse)

NIFFF 2012 - Quatrième et cinquième jours

New kids on the block

Quatrième journée du NIFFF et c’est super motivée que j’arrive à Neuchâtel pour la séance du film indien Akam réalisé par Shalini Usha Nair. C’est avec une certaine anticipation que je me dirige en direction du Rex en compagnie de Damien (qui a l’air complètement dépité de devoir se taper un film indien avec une fan du genre) pour ce film fantastique bollywoodien sans chichis. Akam suit la vie d’un jeune architecte Srinivas qui a tout pour réussir sa vie : il est beau, talentueux et sort avec la jolie Tara. Mais un grave accident lui laisse le visage déformé et le couple en est brisé. Srinivas pense ne jamais retrouver l’amour jusqu’à sa rencontre avec la très belle Ragini. Peu de temps après, il commence à soupçonner celle-ci d’être une Yakshi, un démon féminin qui se nourrit du sang des hommes qu’elle séduit. Malgré toute la bonne volonté du monde ce film manque clairement de punch. En 1h45, il ne développe pas plus que ce qu’il pourrait faire avec 30 minutes de moins et un rythme un peu plus soutenu qui aurait sans nul doute changé toute la donne du film. Shalini Usha Nair réussit à faire de l’univers urbain un milieu inquiétant et étouffant grâce à de subtils jeux de lumières, des sons tantôt étouffés tantôt assourdissants et un cadre fixe qui laisse place à l’imagination. Mais rien ne rattrape la lenteur et la retenu « politiquement correcte » du récit et le jeu d’acteur bien pauvre du comédien principal, au point même où les scènes sérieuses deviennent comiques et rappellent le film érotique japonais Underwater Love. Le potentiel de la réalisatrice est néanmoins certain et, si elle s’en donne les moyens et laisse libre cours à son imagination, elle pourra réaliser de très beau film fantastique. A suivre…

Pour le deuxième film de la journée, j’abandonne mes comparses belges pour Kid-Thing de David Zellner. On nous raconte l’histoire d’Annie, une petite fille d’environ 10 ans livrée à elle-même dans un coin paumé du Texas. Annie fait ce qu’on a tous fait dans notre enfance (enfin, surtout Sophie, note de Quentin – NDLR) : elle casse des objets, balance des choses sur des voitures, se bagarre et vit des aventures. Jusqu’au moment où elle rencontre une femme coincée dans un puits. Quelles seront alors les réactions de cette petite fille sans éducation ? Une histoire sans profondeur qui se noie au fond du puits tellement elle manque d’une quelconque texture à laquelle s’accrocher. La gamine est détestable parce qu’aucun effort n’est fait pour que le spectateur s’identifie à elle malgré toutes les conneries similaires qu’il ait pu faire. Ensuite, sa réaction face à cette dame piégée n’a pas de fondement même avec son manque d’éducation et encore moins, quand elle regarde son père mourir d’une crise cardiaque sans broncher… on a plus l’impression d’avoir à faire avec une psychopathe qu’une enfant. David et Nathan Zellner, peut-être par manque de budget, décident de jouer les deux rôles masculins du film et nous rajoutent par ce biais une autre couche de médiocrité. Bref, rien à sauver et heureusement un film bien vite oublié.

Heureuse de pouvoir enfin revivre à la sortie de ces très longues 83 minutes, je rejoins Damien et Quentin pour finir sur un bon film de bridé mais c’était sans compter sur Petaling Street Warriors de Lee James Thim Heng. On se trouve à Kuala Lumpur en 1908 dans Petaling Street où Duyao a une échoppe avec sa femme Lichun. Duyao est en fait sans le savoir un empereur de la dynastie Ming et sa femme son garde du corps. Commence alors une bataille d’arts martiaux pour sauver Duyao et son trésor. Je ne vais pas m’attarder sur le film, surtout que je dois avouer nous ne l’avons pas vu jusqu’à la fin tellement il fut pénible (en même temps, Richard de sci-fi universe a fait fuir un spectateur !!!). Ce film réussit à mêler mauvais acteurs, scènes de combats ridicules, effets sonores et visuels à la Laurel et Hardy, musique clichée et réalisation bâclée tout en un seul métrage ! Un vrai régal pour la poubelle.

Le mardi 10 est une courte journée pour moi au NIFFF parce que mon programme ne me permet de voir qu’un seul film ce soir : New Kids Nitro de Steffen Haars et Flip Van der Kuil. Le film nous projette dans une histoire de rivalité entre cinq jeunes de Maaskantje et un gang Schijndel pour finir dans une attaque zombie dans une région de la Hollande. N’étant pas la plus grande fan de New Kids Turbo, je n’attendais rien de la version Nitro et heureusement ! Du point de vue purement technique le film démontre les très bonnes compétences du duo (travail de caméra, son et montage) et il faut dire que le jeu d’acteurs des News Kids est toujours aussi convaincant (même si en ayant rencontré deux, j’ai des doutes sur le fait qu’ils jouent vraiment un rôle…). Mais à part ça, il faut avoir la mentalité d’un ado pour trouver ça drôle. C’est sexiste, homophobe et des gags vraiment faciles et déjà-vus et revus des millions de fois. En gros, c’est soit on aime, soit on déteste (et tristement pour moi une majorité de mes amis ont aimé… du nettoyage s’impose), mais pour un soir devant le tv sans rien d’autre à faire, ça permet de tuer le temps.

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