Critique de film

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Mural

"Hua Bi"
affiche du film

Un savant entre dans l’univers d’une peinture murale et ne tarde pas à tomber sous les charmes des nombreuses femmes qui la peuple. Servant ces dernières, il ne tarde néanmoins pas à se rendre compte que la toile est en fait un piège pour les hommes.

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Les critiques à propos de ce film

Critique de Mural - Fresque murale
Par : Seb Lecocq
Tags : BIFFF 2012

Voir un film de Gordon Chan, c’est comme choisir un chocolat dans une boite. On ne sait jamais sur quoi on va tomber. Capable du meilleur comme du pire, il a connu son heure de gloire durant les années 90 pour son travail avec Stephen Chow (Fight Back To School I et II, Royal Tramp I et II, King Of Beggars, ses polars musclés (Final Options, Beasts Cops) et son excellent Fist Of Legend. Depuis ça s’est pas mal gâté et on lui doit quelques grosses panouilles, la dernière en date étant la minable King Of Fighters. On pouvait donc légitimement s’attendre à tout avec Mural. Le meilleur comme le pire. Finalement, on écope du meilleur du pire. Ou le pire du meilleur. C’est selon. Mural, qui surfe allégrement sur le petit succès de Painted Skin, n’est ni une grosse purge, ni un bon film, il se situe entre les deux extrêmes de la filmographie de Chan, dans le ventre mou. Partant d’un postulat classique mainte fois abordé par le cinéma de fantasy chinois et hongkongais, le principal défaut de Mural est son rythme inexistant et son absence de véritables péripéties alors que son trailer promettait un déluge d’action. On passe la plupart de son temps à attendre que quelque chose se passe, qu’un vrai enjeu vienne ouvrir le film mais rien n’y fait, on reste dans le marivaudage courtois une bonne partie du temps. On suit d’un œil torve et paresseux les aventures sentimentalo-rocambolesques de ces quelques hommes perdus sur une île totalement dévouée à la gente féminine. Traité de façon concrète et audacieuse, tout cela aurait pu donner quelque chose de foncièrement intéressant mais Gordon Chan ne fait que survoler sa situation de départ et compile mollement les passages obligés du genre, entre amourettes, jalousie et règlement de comptes. Mais malgré le charme de Deng Chao et Sun Li, incarnant le couple central de l’histoire, l’inanité du script fait que le spectateur reste dans la position inerte du badaud admirant une suite de beaux tableaux et de belles pièces.

Conscient (ou pas) des limites de son histoire et de son scénario, Chan préfère tout miser et capitaliser sur l’image et l’esthétique de son univers. C’est là qu’il marque des points et que l’œuvre fait mouche. Ses décors et ses costumes brillent de mille feux et en foutent littéralement plein la vue. Les textures, les couleurs des costumes, l’architecture et la majesté des décors, la pose des personnages, esthétiquement tout rappelle l’histoire de chevalerie chinoise. Que dire du casting féminin qui est, lui aussi, un ravissement absolu des yeux. Gordon Chan ne lésine pas sur les atouts de son casting et filme amoureusement les beautés diaphanes et innocentes de Sun Li, Zheng Shuang, Monica Mok, Bao Winjing, Liu Yan et autres Xie Nan. C’est grâce à elles qu’on trouve la force et le courage de vaincre l’ennui jusqu’à la fin de cette histoire inintéressante, revue et cousue du plus blanc des fils blancs. Mais le casting masculin est lui aussi à l’avenant et démontre toutes ses capacités martiales lors des quelques rares scènes d’action qui émaillent le récit. Mêlant effets spéciaux, chorégraphies martiales et câblages, les scènes d’actions viennent réveiller le rythme de sénateur de Mural. Mais elles sont trop brèves et en trop petit nombre que pour maintenir l’éveil du spectateur.

Mural est un film infiniment ennuyeux dont l’intérêt frise le zéro mais qui est sauvé par son sur-esthétisme, ses costumes flamboyants et son casting féminin cinq étoiles. Chan se contente de shooter tout ça mollement et d’emballer ça vite fait bien fait. On sera donc indulgent, en grande partie grâce aux sourires de mesdemoiselles Sun Li, Zheng Shuang, Monica Mok, Bao Winjing et Liu Yan. Par contre, si ces beautés vous laissent indifférents, on ne peut plus rien pour vous…


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