Critique de film

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Motel

"Vacancy"
affiche du film

En panne de voiture, David et Amy, un jeune couple au bord du divorce, se retrouvent obligés de passer la nuit dans un motel miteux éloigné de tout. Par hasard, ils découvrent des cassettes vidéo montrant plusieurs meurtres commis dans la chambre qu'ils occupent. Terrifiés par la réalité des scènes, David et Amy comprennent que s'ils ne font rien, ils seront très bientôt les stars du prochain film... Face à l'horreur et aux cinéastes maniaques du motel, David et Amy ne peuvent compter que l'un sur l'autre pour survivre à ce qui risque fort d'être leur dernière nuit...

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Les critiques à propos de ce film

Critique de Motel - Entre Psychose et 8 mm
Par : Damien Taymans
Tags : Snuff

David et Amy, un jeune couple au bord du divorce, se perdent quelque part dans l’Amérique profonde. Afin de retrouver leur chemin et de faire vérifier le cliquetis que fait le moteur de leur voiture, ils s’arrêtent dans une pompe à essence isolée où le pompiste, aussi étrange qu’affable, leur indique le chemin pour les emmener à bon port en même temps qu’il vérifie ce que leur tire a sous le capot. Seulement, après quelques petits kilomètres, leur voiture fait un tête-à-queue (non, bande de pervers, ce n’est pas le nouveau nom du 69 !) après que David, en écologiste parfait, a tenté d’éviter un raton-laveur. La seule issue qu’il leur reste est ce petit motel abandonné qui ne compte aucun client et dont le gérant, apparemment porté sur la chose (les gémissements émanant de son poste télé le prouvent), leur vante les mérites tout en leur expliquant la difficulté de contacter un garagiste à une heure aussi tardive. Seulement, en allumant la télé de leur studio poisseux loué à la nuitée, les deux ex-amants découvrent une bien étrange cassette présentant un couple séquestré dans les mêmes murs par une bande de cinglés. Les voilà pris au piège de ce qui ressemble à un snuff...

Américain immigré en Hongrie, Nimrod Antal s’est forgé une petite réputation suite au succès de son thriller slave nommé Kontroll qui, outre un passage remarqué dans la catégorie "Un certain regard" à Cannes s’est payé une belle dizaine de récompenses dans quelques prestigieux festivals cinématographiques. Le producteur Hal Lieberman, séduit par cette oeuvre atypique qu’il juge parfaite de bout en bout, confie donc le projet de Motel au créateur d’ambiance qu’est Antal. Basé sur un scénar’ bâti par Mark L. Smith quelque huit ans auparavant, Motel explore la descente en enfer de ce couple désuni qui tente de lutter contre les fous furieux qui déversent sur eux leur fantasme pervers.

Un motel abandonné dans une Amérique oubliée, une pompe à essence lugubre qui s’y accole, deux protagonistes qui s’unissent au fil de l’oeuvre pour retrouver la fibre amoureuse qui les avait lâchés, un trio d’assassins aux méthodes sauvageonnes, une course effrénée pour échapper à ces ravisseurs, nul doute que Motel ne constitue en aucun cas un modèle d’originalité en ces temps balisés par les multiples resucées anxiogènes qui se déversent avec une fluidité dont seule la grande Hollywood a le secret. D’autant que Motel (aka Vacancy en anglais dans le texte) suggère de par la consonance de son intitulé la new wave horrifique lancée par Eli Roth et ses successeurs dans lesquels des tribus de djeunz se font torturer en plein close-up pour assouvir les plaisirs tacites d’un public avide de sensations fortes (à croire que les hors-champs ne peuvent plus suffire à susciter l’angoisse). Pourtant, niveau d’hémoglobine, force est d’avouer qu’Antal est plutôt radin. En guise de torture, le cinéaste suggère davantage qu’il ne montre et préfère opter pour une peur plus atmosphérique renforcée par un huis-clos étouffant (resserré entre quatre murs, point barre) et par quelques vagues suggestions télévisées intra-muros. Une peur qui en devient forcément plus viscérale pour le spectateur emporté dans un tourbillon d’images qui ne lui laisse aucun répit, la caméra suivant avec une grâce particulière chaque mouvement de ces cobayes apeurés pour les soutenir dans leurs vaines tentatives d’échappée. L’intérêt du métrage réside principalement dans ce traitement plus instinctif qu’intellectualiste, plus conventionnel qu’original, Antal orientant son oeuvre vers le réalisme au détriment de scènes grandiloquentes et de torsions twistiennes pourtant en vogue.

A l’image du suggestif Ils hexagonal qui impose de bout en bout une véritable angoisse prenante, Motel se pose comme un thriller old school qui n’évite aucun cliché mais qui les réinvestit admirablement dans une intrigue énergétique. Un film Dextro qui, à l’instar d’un certain Godard, fout à bout de souffle...

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