Critique de film

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Motel 2

"Vacancy 2: The First Cut"
affiche du film

Trois jeunes gens s'arrêtent à un motel pour y passer la nuit, ignorant tout des intentions néfastes des employés.

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Les critiques à propos de ce film

Critique de Motel 2 - L’hôtel des corps brisés...
Par : Gore Sliclez
Tags : Snuff

Le précédent opus de Nimrod Antal laissait suffisamment d’indices derrière lui pour imaginer un prequel digne de ce nom. Peu de réals ont eu cette chance de bénéficier d’un scénario déjà tout dessiné dès l’ouverture de ce qui s’annonce comme une nouvelle franchise. Souvenez-vous de ces images vidéo craspeques et terrifiantes que David et Amy avaient découvert lors de leur nuit au Motel. Des snuff movies prémédités et sanglants tournés dans une chambre prédisposée, truffée de caméras et prise d’assaut par des tortionnaires encagoulés. Des films dans le film qui laissaient entrevoir l’horreur vécue par des touristes de passage dont on ne connaissait ni leur histoire, ni leur devenir et qui vécurent des mises à mort abjectes.

Les producteurs, Hal Lieberman et Brian Paschal, décidèrent donc très vite d’exploiter le matos laissé par Antal et donnèrent la possibilité au néophyte Eric Bross de tenter sa chance sur grand écran. L’histoire débute donc à l’époque où les snuff movies n’existaient pas encore au sein du complexe hôtelier mais où déjà des films de voyeur gentillets étaient réalisés et montés par les deux tenanciers initiaux du motel dans le but d’alimenter un buziness pourtant en déclin. Un jour, les caméras de la chambre 203 filment un psychopathe assassiner sauvagement une prostituée lors d’une scène prometteuse et relativement gore. Au début, horrifiés par cette vision abjecte, nos deux rednecks comprennent très vite l’intérêt de ce genre de films et décident de collaborer avec le tueur pour se faire un paquet de tunes. Déjà les nouveaux pigeons arrivent, un couple de tourtereaux et leur ami (qui tient la chandelle ben tiens !), et qui découvrent très vite être les prochaines victimes de cette petite bande de fous furieux. Que le spectacle commence !

Et là, patatras on comprend dès l’entame que c’est nous qui allons passer un mauvais moment... de cinéma ! Très vite le film emprunte une série impressionnante de clichés en tout genre, plus portés sur le thriller classique que sur le cinéma d’horreur d’ailleurs, déroutant le spectateur dans une sorte de vaudeville peu sanglant et très relativement stressant qui détonne complètement par rapport au précédent opus. Et si comparaison n’est pas raison, une tel antagonisme de style va en dérouter plus d’un croyez-nous ! Peu courageux, Vacancy 2 : The First Cut est un film fade dans lequel rien n’est assumé jusqu’au bout et qui n’arrive à aucun moment à nous bousculer d’une façon ou d’une autre (même le joli minois de Agnes Bruckner n’y suffit pas) comme si nous étions revenus presque vingt ans en arrière quand on protégeait encore le public du réalisme cru. Une distanciation (sans doute de la production) volontaire qui porte indéniablement préjudice à l’émotion et tient écarté le spectateur de toute empathie pour les victimes et de toute immersion dans l’horreur pragmatique en vogue ces derniers temps. À trop travailler pour la télévision, Eric Bross a oublié de mettre de côté ses acquis du petit écran en voulant formater à l’identique un film extrême peu prédisposé à un tel dessein.

D’un classicisme niais, flirtant plus volontiers du côté du PG-13 que du R-Rated, Motel 2 déçoit énormément en raison du potentiel scénaristique du départ (Mark L. Smith est toujours à l’écriture heureusement) qui laissait présager un des films les plus lourdingues et malsains de cette année 2009. À la place d’un film jusqu’au-boutiste, le spectateur devra se contenter d’une œuvre peu couillue, lassante qui nous fait incroyablement penser à une version pour adultes de Maman j’ai raté l’avion tant les agresseurs sont d’une maladresse déconcertante et aussi terrifiants que les pitres Harry et Marv du film précité. Un comble !


Critique de Motel 2 - Prequelle flemmarde
Par : Damien Taymans

Visuellement irréprochable, viscéralement anxiogène, Motel s’est offert en l’an de grâce 2007 un beau succès d’estime malgré une sortie DTV réductrice dû en grande partie aux qualités visuelles infaillibles et à la dynamique filmique de Nimrod Antal qui sut sublimer et terrifier en greffant une maîtrise hitchcockienne de l’angoisse à une intrigue au demeurant simpliste. Un succès assez important pour que les bénéficiaires, Lieberman et Paschal commanditent au scénariste Mark Smith une seconde fournée de ces massacres snuff en bonne et due forme entre les quatre murs d’un motel crasseux. Le dénouement de l’œuvre précédente n’appelant pas de suite, c’est tout naturellement que le scripteur a opté pour une préquelle, concept indéniablement en vogue du côté des saltimbanques hollywoodiens qui garnissent chaque nouveau millésime de ces explicitations douteuses désincarnant pour la plupart les mythes créés comme en témoignent les récentes fouilles organisées dans le passé d’Hannibal Lecter, de Leatherface et du père Merrin.

Un glissement temporel qui en entraîne étrangement d’autres. Le Pinewood Motel laisse place au Maedlow View tandis que les terrifiants bourreaux de Motel se voient remplacés par une troupe de voyeurs qui revendent sous le manteau des cassettes vidéo d’ébats amoureux qu’ils matent peinards dans l’arrière pièce poisseuse de la réception. Des séances de « matage » qui virent à l’horreur lorsque l’un des pensionnaires éphémères de leur villégiature pourrave se prend à assouvir involontairement aux yeux des deux lascars son penchant sadomasochiste exacerbé qui le pousse à prendre par derrière une jeune femme consentante à l’aide de son poignard phallique. Une séquence réaliste et tétanisante qui consacre la naissance de Mr. Smith, seul rescapé de la première épopée. Réduit à l’archétype mou du serial killer patibulaire et manipulateur au faciès impavide, ledit assassin amuse davantage qu’il n’effraie, Scott Anderson s’avérant bien incapable de convaincre dans la peau de cette incarnation diabolisée à outrance au point de la réduire à une convention inanimée. Côté victimes, le bât blesse également, Smith troquant les trentenaires désunis contre un trio de jeunes écervelés répondant aux critères scénaristiques lambda (la blonde, le héros et le black lourdaud) qui s’égosillent et multiplient les boulettes jusqu’à être métamorphosés en morceaux de barbaques bien saignants. Le thriller laisse place au survival conventionnel, l’angoisse est substituée par une horreur très peu graphique et la grâce filmique est reléguée au profit d’une mise en scène aussi clippesque que tremblante au point de faire de ce caviar tout frais un étron filmique des plus désagréable.

Motel 2, bénéficiant d’un budget étriqué, souffre surtout et avant tout de son manque d’ambitions, Smith et Bross abandonnant pour le coup les atouts de leur modèle en ne conservant que l’idée intrinsèquement niaise de bâtir une suite aux évocations fébriles. L’absence d’esthétisme et le casting composé de néophytes télévisuels appâtés par un cachet risible terminent de destituer cette oeuvrette de bas-étage dont le concept originel même était une aberration mesuré à l’aune de son illustre aîné…

Commentaires sur le film

MIEUX QUE MOTEL 1ER DU NOM ?

2 etoiles

Franchement pas mal du tout cette suite, qui montre les évènements qui se sont produits avant que le couple du 1er opus (auquel je n’avais bizarrement pas adhérer (malgré son excellente réputation) - tiens je vais le revoir, peut-être l’ai-je vu dans de mauvaises conditions ?) se fasse "zigouiller"... ou pas.
Du gore (un peu), de la tension (un peu), c’est bien foutu et, même si ça n’atteint pas "la puissance" par ex. d’un The Strangers, perso je n’en attendais pour ainsi dire rien et j’ai pas été déçu. Avis aux amateur/trices, qui devraient passer un plutôt bon moment ! (6/10)

31 janvier 2009 à 09:01 | Par Wolvy
Motel 2

3 etoiles

coups de coeurCoup de coeur !

Que voulez-vous ? Des tueurs paumés et sadiques, des jeunes naifs, qui se font assasiner, une bonne bande-son, une pellicule sans failles, vraimment aussi sympa que le 1er. Même, si il s’avère peu ambitieux (volontairement !), l’on passe un bon moment, de plus les acteurs sont bons......!

26 février 2009 à 22:02 | Par Venom
Moins bien

4 etoiles

coups de coeurCoup de coeur !

Bon, je l’avoue, il est moins bien que le premier ( pourtant excellent et angoissant à souhait ) mais il reste quand même palpitant, le méchant m’a fait peur avec sa tronche de sado, c’st insupportable vers la fin, on se demande comment la fille va s’en sortir tellement c’est le bordel, mais cette fille est maline avouon-le. J’espère qu’il y en aura un trosième parce que c’est vraiment bien.

25 avril 2009 à 16:04 | Par Dumont
motel 2

2 etoiles

daube Daube !

J"avais bien aimé le premier, mais cette préquelle, (forcément, il n’y avait pas d’autre choix), m’a déçue, moins que d’autres suites ou préquelles, reboots, etc..., car l’action y est et l’on ne s’ennuie pas, mais l’atmosphère glauque du premier opus manque dans celui-ci, les tueurs, même le psychopathe confirmé, sont maladroits et risibles, à croire qu’ils font exprès de louper une gonzesse pourtant normalement vouée à une mort certaine ; en fait, j’ai ressenti si peu d’empathie pour les personnages, (en dehors du couple de la maison qui n’avait rien à voir là dedans), que j’espérais qu’ils mourraient tous dans des tortures sadiques. De plus, il n’est pas donné d’explication au changement de nom du motel, et la fin est bâclée.

11 avril 2012 à 01:04 | Par gnomos

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