Critique de film

pub

La Mort au large

"L’Ultimo Squalo"
affiche du film

Alors que la fête bat son plein, South Bay, une petite station balnéaire américaine est terrorisées par les attaques répétées dâ

pub

Les critiques à propos de ce film

Critique de La mort au large - Le dentier de la mer
Par : Seb Lecocq
Tags : Animaux-tueurs

Ahhhhh l’Italie, les années 80, le cinéma bis…quelle faste période pour les amateurs de bisseries en tout genre dont je fais partie. Les producteurs transalpins de l’époque étaient de sacrés filous doublés d’un don inouï pour le recyclage des grands succès hollywoodiens. Combien de sous Mad Max, Rambo ou Robocop a-t-on vu fleurir en une petite dizaine d’années… Cette fois, le production de La Mort au Large s’attaque a un classique fondateur du cinéma d’épouvante américain : Les Dents de La Mer de Steven Spielberg. Le producteur de la chose, Ugo Tucci s’est donné les moyens pour faire de ce film l’égal du chef-d’œuvre de Spielby. Il a débauché Enzo G. Castellari, un metteur en scène issu de l’école du polar urbain et du western derrière la caméra et devant…heu devant pas grand monde en fait…Bon ok, il n’a peut-être pas mis tous les moyens à sa disposition en œuvre mais, qu’à cela ne tienne, le film est tourné, distribué et aura même son petit succès en salle. Comme quoi l’opportunisme, ça paye toujours.

La trame est exactement la même que celle de son modèle : station balnéaire américaine tranquille, compétition de sports nautiques, attaque de requin, nonchalance des politiciens, réactions d’un groupe de loups de mer partant chasser la bête. Pas étonnant donc qu’Universal ait intenté un procès pour plagiat et encore moins étonnant qu’il l’ait gagné.
Les ressemblances ne s’arrêtent pas au scénario. Le déroulement du film est exactement le même avec son jeune et beau véliplanchiste dévoré par le requin lors de la scène d’ouverture et l’inaction des hommes politiques corrompus prêts à tout pour conserver les rentrées d’argent engrangées par la compétition. Et c’est comme cela tout au long de l’oeuvre.

Castellari, pourtant excellent metteur en scène de Keoma et de Revolver se contente d’illustrer platement les péripéties de son gang de chasseurs de requin. Péripéties de toute façon déjà bien connues de tous. Plus qu’un film, La Mort au Large est une vaste opération commerciale marquetée pour ramasser les miettes laissées par les Dents de La Mer et sa suite. L’investissement est tellement minime qu’inexorablement le film rapportera de l’argent.

Une troupe d’acteurs déjà ringards et has been avant d’avoir été connus, un réalisateur et un scénariste absolument pas concernés par leur sujet, un bout de plage de l’Adriatique pour reconstituer l’Océan Pacifique, un requin en carton pâte aux dimensions gargantuesques, quelques jeunes bien de leur personne et voila : emballé c’est pesé. Ni vu ni connu je t’embrouille et je ramasse les biftons. Bon c’est une autre conception du cinéma mais c’est aussi pour cela que l’on aime.

Mais malgré tout cela La Mort au Large n’est pas dénué d’intérêt, surfant toujours sans vergogne sur les plus bas instincts des spectateurs. Castellari insère quelques plans gores dans sa popote, histoire de rendre le tout plus attrayant. Puis, surtout, il signe une scène devenue totalement culte au fil des années. La scène qui a rendu célèbre ce film : la fameuse séquence durant laquelle l’énorme squale engloutit littéralement un hélicoptère. Rendez-vous compte ! Un hélicoptère entier dans la mâchoire d’un requin, je vous laisse imaginer la taille du bestiau.

Bref le film est parsemé de ce genre de scènes totalement improbables mettant en scène un animal surpuissant capable de propulser des bateaux dans les airs d’un simple coup de nez, assez intelligent pour déjouer les pièges tendus par les hommes prêts à tout pour l’arrêter et ainsi de suite…

Vous l’aurez compris La Mort au Large n’est pas un bon film, c’est un mauvais film. Un mauvais film, oui, mais un bon ! Un de ceux qui fait qu’on aime le cinéma italien pour sa démesure, son absence total de scrupule et son absolue décomplexion.


Critique de La mort au large - Un coup dans l’eau !
Par : Quentin Meignant

Enzo G. Castellari n’est pas à proprement parler un maître de l’horreur, loin s’en faut. Surtout connu pour les téléfilms d’action Extralarge, il ne fait aucunement partie du panthéon du cinéma de genre et est l’image parfaite du petit réalisateur italien qui fait son (très petit) trou aux States.

Cette mouvance italo-américaine, dont les plus glorieux représentants sont Argento et Fulci, montre à quel point le cinéma bis italien a fonctionné durant les 70’s et les 80’s au pays de l’Oncle Sam. La mort au large, film de la collection Mad Movies, ne fait donc pas exception à la règle : petit budget pour (pseudo) grand spectacle.

En effet, on ne peut pas dire que la qualité soit spécialement au rendez-vous. Il faut dire que, 6 ans après Les dents de la mer, faire un film plaisant sur les attaques d’un requin s’assimile à une mission impossible.

Souffrant infiniment de la comparaison avec son « grand frère », La mort au large vaut juste la peine d’être découvert en tant que représentant de la mouvance italo-américaine. Ce n’est déjà pas si mal, me direz-vous, au vu de la piètre qualité du métrage !

Certes, le générique accrocheur doté d’une bande originale bien pêchue entretient l’illusion d’un bon moment de délire aquatico-sanguinolent, mais, très vite, les énormes défauts de l’oeuvre nous reviennent en plein visage.

Tout d’abord, Castellari, aidé par Marc Princi pour les dialogues, nous assène des répliques d’une mollesse extrême qui laissent entrevoir à elles seules toutes les lacunes et le manque de rythme général de l’oeuvre.

Le montage très hasardeux dont est victime le métrage ne vient pas en aide à un scénario plat et ne présentant aucune surprise. Dès le départ, on sait que le film sera long et assez pénible à suivre, la faute aussi à des comédiens débitant sans la moindre intensité des phrases loin d’être intéressantes ! Sans doute eût-il été bienvenu que Castellari transpose son métrage dans ce temps béni du cinéma muet ? Malheureusement, il n’en est rien.

Malgré tout, la première apparition du requin laisse présager un beau redressement : Castellari parvient, à la manière de Bava, à jouer sur les couleurs en nous proposant des eaux sombres aux antipodes de ce que l’on peut voir habituellement...

Ces eaux mystérieuses créent une véritable impression d’angoisse... à l’inverse d’un montage toujours aussi incompréhensible : les mouvements chaotiques de la caméra donnent presque le mal de mer tandis que les plans, trop courts, laissent peu de place à une visualisation globale des scènes d’attaque (budget oblige).

Hormis quelques effets gores bien sentis (un bras arraché qui flotte à la surface de l’eau, un homme dont il ne reste plus que le tronc,...), le reste du film vire donc au n’importe quoi, Castellari mettant tous les défauts de son côté pour provoquer plus de rires que d’effroi.

D’accord, le manque d’argent peut expliquer certaines choses, mais quand on jouit d’un petit porte-feuille, on n’essaie pas d’offrir un spectacle qui se veut haut en couleurs. A l’image des comédiens doublés par de simples mannequins qui coulent dès lors à pic dans l’eau, La Mort au large sombre dans les bas-fonds du bis expérimental et imitatif italien...

Ajoutons à cela, une grotesque explosion du requin (l’animal étant en bois, il se fend bêtement en deux) dans un final particulièrement mou et la coupe est pleine : le déception est au rendez-vous ! Si vous voulez, pendant 1h30, assister à un piètre spectacle, La mort au large est le film qu’il vous faut ! Spectateurs neutres et amateurs de bon cinéma, passez, quant à vous, votre chemin !

Commentaires sur le film

0 etoiles

26 mars 2009 à 17:03

Donnez votre avis sur le film !

En résumé
ecrire un commentaire sur le film
;



Récentes critiques

affiche du film
The Babysitter
2017
affiche du film
Ça
2017
affiche du film
The Black Room
2016
affiche du film
Spider-Man: Homecoming
2017
affiche du film
Okja
2017
affiche du film
Underworld: Blood Wars
2016
affiche du film
Wonder Woman
2017
affiche du film
Pirates des Caraïbes : La vengeance de Salazar
2017
affiche du film
The End
2016
affiche du film
Small Town Killers
2017

Cinemag

> Feuilleter

Concours

Sondage