Critique de film

pub

Morituris: Legions of the Dead

"Morituris"
affiche du film

En 47 avant JC, la rebellion des Gladiateurs levée par Spartacus est brisée par les armées de Jules Cesar. Les guerriers héroïques furent damnés pendant des siècles puis oubliés. Prisonniers des geoles de l'enfer, leur heure est enfin venue de s'affranchir du monde des morts et de marcher à nouveau sur Rome. A l'aube d'une apocalypse imminente, les légions réssuscitées se lèvent pour reprendre leur liberté...

pub


Trailer - Morituris : Legion of the Dead (2012)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de Morituris - Ceux qui vont vomir te saluent !
Par : Fred Pizzoferrato
Tags : Gore

Précédé d’une réputation d’œuvre abjecte et scandaleuse (décrite par le site spécialisé Bloody Disgusting comme une véritable honte et gratifié en prime d’une note « d’un million en dessous de zéro »), Morituris se vautre, en effet, dans l’exploitation la plus crapuleuse et complaisante. Animé d’une volonté jusqu’au-boutiste probablement très calculée (cette production misérable a provoqué un joli buzz auprès des fans d’extrémisme cinématographique) et sans doute indéfendable, le réalisateur Raffaele Picchio propose une agression continuelle du spectateur qui lui rappelle, brutalement, l’essence du cinéma d’horreur, soit faire rendre leur repas aux plus endurcis.

Loin des productions consensuelles et « grand public » estampillés » PG 13 », Morituris balance une suite de viols, tortures et violences malsaines sans le moindre recul, jugement ni regard distancié. Une démarche proche de ces bandes barbares comme A Serbian Film qui mise tout sur leur violence extrême et sexuellement perverse. Cependant, si le titre précité ne proposait finalement pas grand-chose excepté le fameux viol de nourrisson, Morituris se montre, lui, à la hauteur des espoirs (ou des craintes) en jouant la carte de l’horreur non-stop durant sa seconde moitié.

Avec un premier degré assumé, le cinéaste s’affranchit en effet de toutes limites pour contenter les voyeurs les plus pervers et donner du grain à moudre à tous ceux qui rendent le genre responsable des travers de la société. En oubliant que Morituris prend sa source dans un fait divers authentique particulièrement sordide…

Guère original, Morituris débute par une longue (et inutile) exposition qui ne laisse guère présager de la suite. Deux filles et trois mecs roulent en voiture en direction d’une hypothétique Rave. Les premières, des touristes, ont rencontrés les seconds lors d’une soirée et espèrent une grande nuit de « défonce » et d’alcool. En réalité, les trois hommes sont des psychopathes qui aiment capturer, enlever, violer, torturer et assassiner des demoiselles…

Pour étoffer ce mince scénario, proche de nombreux « rape and revenge », Raffaele Picchio ajoute une sous-intrigue inutile qui permet simplement d’accroitre le quota de tortures étalées. La scène-clé, souvent commentée, intervient d’ailleurs lorsqu’un bourreau introduit, via un tuyau de plastique, une souris vivante dans le vagin d’une femme attachée. Nos trois apprentis tortionnaires, pour leur part, use de leurs victimes dénudées comme d’objet, les frappent, les humilient, leur mutilent le sexe avec une paire de ciseaux, etc. Morituris y va franco et cherche à choquer à tout prix à grands renforts de cruautés misogynes. Les dialogues, répétitifs, se limitent d’ailleurs en grande partie à des « je vais te crever salope » et autre « t’aimes ça grosse pute » tout droit sortis d’un porno crade. Bref, Raffaele Picchio ne fait pas dans la dentelle fine mais plutôt dans l’abominable sans jamais craindre d’aller trop loin, bien au contraire.


Toutefois, aucune identification n’est possible, que ce soit avec les bourreaux, des ordures irrécupérables sans la moindre circonstance atténuantes, ou les victimes, de parfaites idiotes qui semblent avoir bien cherché les ennuis avant de les trouver.
Le film, qui commence à tourner en rond, prend ensuite une direction inattendue à rapprocher, toutes proportions gardées, de la cassure instaurée au milieu d’Une Nuit en enfer : le torture porn cède en effet la place à une invasion de morts vivants incongrue ! Une manière commode de relancer la machine et d’atteindre la courte durée réglementaire (environ 75 minutes) tout en multipliant les scènes sanglantes.

A la manière des classiques italiens comme Zombie Holocaust, le long-métrage lève inexplicablement une petite armée de zombies, des gladiateurs décédés deux millénaires auparavant, qui provoque l’abandon salutaire de la violence réaliste de la première partie au profit d’une plus inoffensive et distrayante surenchère gore. Clous enfoncés dans les paumes, crucifixions, décapitations, chairs déchiquetées par des crochets, cranes éclatés,…Sergio Stivaletti, ténor des maquillages sur le diptyque Démons, démontre qu’il possède encore une sacré imagination morbide et se déchaîne pour matérialiser les plus atroces sévices. Du beau travail à l’ancienne qui venge les amateurs de ces horribles effets en CGI devenus la norme dans l’horreur balisée.

Avec Morituris, Raffaele Picchio ne cherche certainement pas à créer de l’art mais crache au visage du spectateur et le confronte à la brutalité la plus crasse en lui mettant le visage dans la fande. Une attitude finalement très punk qui rapproche le résultat des péloches les plus déviantes enfantées par le cinéma de la Péninsule.

A la manière de Joe d’Amato ou Sergio Garrone, le cinéaste vise à choquer et écoeurer pour titiller la curiosité malsaine du public. Un pari largement rempli qui devrait contenter la frange la plus hardcore des amateurs d’horreur. Les autres s’abstiendront ou se muniront prudemment d’un sac à vomi avant d’entamer la vision de ce Morituris incroyablement sauvage.

----

Commentaires sur le film

1 etoiles

daube Daube !

Déception quasi totale : auréolé d’une interdiction totale par la censure en Italie, cette série Z est mal filmée, mal jouée, mal photographiée etc. Les scènes gore (du pourtant fameux S. Stivaletti) sont mille fois vues et la violence est plutôt orientée dans des scènes de sexe. Je concasse.

21 février 2013 à 16:02 | Par neozon

0 etoiles

daube Daube !

pire que de la merde !!
perdre son temps a ce point !
quelle daube !!!

14 mars 2017 à 14:03 | Par sr

Donnez votre avis sur le film !

En résumé
ecrire un commentaire sur le film
;



Récentes critiques

affiche du film
Attraction
2017
affiche du film
Tunnel
2016
affiche du film
Message from the King
2016
affiche du film
Child Eater
2016
affiche du film
On l'appelle Jeeg Robot
2015
affiche du film
Get Out
2017
affiche du film
Don't Kill It
2016
affiche du film
Don't Knock Twice
2016
affiche du film
Identify
2016
affiche du film
XX
2017

Cinemag

> Feuilleter

Concours

Sondage