Critique de film

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Le Monstre des temps perdus

"The Beast from 20,000 Fathoms"
affiche du film

A la suite d'une expérience nucléaire, un dinosaure refait surface et menace d'attaquer l'île de Manhattan...

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Les critiques à propos de ce film

Critique de Le monstre des temps perdus - Jurassique marque
Par : Damien Taymans

Congelée depuis des siècles dans les glaces de l’Arctique, une créature préhistorique revient étrangement à la vie suite à une explosion atomique. Nageant dans la brume le long des côtes américaines, le Rhédosaure envahit bientôt New-York, plongeant la métropole dans un chaos indéfinissable…

Inspiré par le succès de la ressortie de King Kong dans les salles américaines, Le monstre des temps perdus a valeur historique puisqu’elle est la première pellicule à envisager les conséquences néfastes de la bombe atomique. Témoin de l’angoisse qui prévaut au crépuscule de la seconde guerre mondiale et à l’aube de la guerre froide, le métrage entrouvre la voie pour les dérives science-fictionnelles qui suivront envisageant la mutation monstrueuse de créatures sous l’impact des rayonnements radioactifs de la bombe A : des insectes (Des monstres attaquent la ville) aux arachnides (Tarantula), en passant par les créatures sous-marines (L’attaque des sangsues géantes). Pour l’heure, Eugène Lourié et Ray Harryhausen s’inspirent très librement d’une nouvelle de Ray Bradbury, publiée dans The Saturday Evening Post et titrée « The beast from 20 000 fathoms » dont ils reprennent quelques éléments marquants (l’attaque d’un phare par un dinosaure) pour les intégrer au sein de leur intrigue très proche de celle développée dans King Kong, énorme classique du film de monstre. Aucune mutation réelle mais une fonte glacière subite qui entraine la libération de cette créature préhistorique que la nature a créée carnivore.

Le Rhédosaure, sorte de croisement entre le stégosaure et le T-Rex, fut imaginée extrêmement imposant afin de provoquer l’effroi lors de sa confrontation avec les immeubles newyorkais. Conçue en image par image par le magicien des effets spéciaux, Ray Harryhausen, élève sous l’égide du célèbre Willis O’Brian (responsable des effets visuels de King kong), la bête est révélée dès l’entrée de l’œuvre. Une apparition furtive sous fond de tempête de niege, souhaitée par le producteur qui désirait rentabiliser le coût de la maquette construite à cet effet. Malgré son script filiforme, Le monstre des temps perdus s’impose comme l’une des œuvres fondatrices du genre « monstrueux » dont la répercussion se fera sentir jusqu’au pays du soleil levant qui calquera de nombreuses séquences, deux ans plus tard, pour son Godzilla (le sous-texte en plus).

Malgré un script chaotique n’offrant aucune vraie progression mais un schéma simpliste (découverte / enquête / invasion) et une interprétation souvent borderline (l’affolement rendu peu crédible par le peu de figurants), Le monstre des temps perdus n’en est pas moins une œuvre-phare du cinéma de science-fiction des années 50. Posant les jalons de l’ère post-atomique, légitimation évasive reprise à la pelle par après, le film permet en outre de voir émerger deux talents indubitables : celui de Ray Harryhausen, injustement boudé par les statuettes dorées malgré ses effets magistraux et du français Eugène Lourié, jusqu’alors directeur artistique, qui prouvera de nouveau son amour des créatures dantesques avec The Colossus of New York, Behemoth the Sea monster et Gorgo

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